Home ACTUALITE 11ème Réunion des ministres de l’Intérieur des pays membres de la CEN-SAD, à Niamey : Mutualisation des efforts pour faire face au phénomène de la migration irrégulière

11ème Réunion des ministres de l’Intérieur des pays membres de la CEN-SAD, à Niamey : Mutualisation des efforts pour faire face au phénomène de la migration irrégulière

La 11ème réunion des ministres de l’Intérieur des pays membres de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) s’est tenu, hier à la salle Margou de l’Hôtel Gaweye de Niamey. La rencontre a vu la participation des délégations des pays membres de la CEN-SAD, du Secrétaire général de ladite organisation M. Ibrahim Sani Abani, des représentants de la CEDEAO, de la CBLT, du Conseil de l’Entente, de l’OIM, de la Fondation Hanns Seidel et de plusieurs autres invités et représentants des partenaires.

C’est le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières et Religieuses M. Bazoum Mohamed qui a présidé les cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux à l’hôtel Gaweye. Cette rencontre sanctionnée par une déclaration dite Déclaration de Niamey, a eu pour thème les migrations irrégulières et les enjeux de sécurité.

En procédant à la clôture des travaux, hier dans l’après midi, le ministre d’Etat Bazoum Mohamed a félicité les experts pour la qualité du travail abattu en si peu de temps. Il s’est aussi félicité du fait que cette 11ème réunion a permis aux ministres d’échanger sur des thèmes connexes à la migration irrégulière à savoir le trafic illicite des migrants, le terrorisme et les différents réseaux qui sont associés.

«La coopération des Etats membres constitue l’un des principaux facteurs de succès dans notre lutte commune contre la migration irrégulière et les menaces terroristes » a estimé M. Bazoum Mohamed. A cela s’ajoute le renforcement des capacités des acteurs.

C’est pourquoi, le ministre d’Etat a insisté sur la responsabilité des Etats membres à actionner avec efficacité et efficience ces deux leviers. Il a salué l’initiative de la CEN-SAD pour la création d’un centre anti-terroriste qui sera basé en Egypte et l’octroi de 1000 bourses de formation au profit des forces de sécurité des Etats membres. « La présente rencontre s’achève, à mon sens, sur une note de satisfaction (…) grâce à votre esprit d’ouverture et votre sens aigu de responsabilité » a dit le ministre Bazoum Mohamed qui a tenu à remercier, au nom du Chef de l’Etat et du Premier ministre, tous les participants.

A l’ouverture de la réunion, le ministre d’Etat a rappelé que cette 11ème réunion des ministres de l’Intérieur des pays membres de la CEN-SAD se tient dans un contexte de crises et de conflits dans différentes parties du monde et notamment dans l’espace sahélo-saharien. Ces crises dit-il, impliquent des bouleversements politiques, des recompositions identitaires, de dislocations des territoires et dessinent inévitablement une nouvelle géopolitique. M. Bazoum Mohamed a ajouté que ces crises impliquent aussi une augmentation des flux migratoires notamment de l’Afrique vers l’Europe mais surtout à l’intérieur de l’Afrique.

« Ces dernières années, on estime à plus de 10.000 africains morts en tentant de traverser la Méditerranée. C’est un véritable sujet de préoccupation pour nos pays et nous devons l’aborder avec responsabilité. Les migrations irrégulières interpellent les incohérences de certaines politiques menées dans nos pays dans lesquelles les jeunes et les femmes sont devenus des victimes » a souligné M. Bazoum Mohamed .photo-de-fami Aussi, le ministre d’Etat, a souligné que la situation sécuritaire dans l’espace sahélo-saharien se caractérise de Dakar à Djibouti par des crises multiples mais aussi de progrès économiques certains pour tous les pays, avant d’ajouter que l’association entre les terroristes et les trafiquants de drogue a rendu la menace contre la sécurité de nos Etats plus grande.

Pour le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur M. Bazoum Mohamed les Etats Sahélo-sahariens doivent repenser leurs politiques migratoires et sécuritaires en redéfinissant de nouveaux standards pour faire face aux nouveaux défis. « Il faudra intensifier la coopération Sud-Sud en matière de gestion des flux migratoires et de sécurité mais aussi en matière de développement » a-t-il notifié.

Le développement sera le socle de toute politique migratoire et sécuritaire qui voudrait relever les défis actuels avec des moyens qui répondent aux attentes des populations lesquelles n’aspirent qu’à vivre dans la paix. Pour cela, le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur a estimé qu’il faudra entre autres rendre accessible dans les zones rurales africaines les nouvelles technologies de l’information ; rattraper le retard de nos pays dans l’éducation des jeunes en utilisant les nouvelles technologies ; créer une couverture maladie continentale en faveur des jeunes et couches démunies; régler définitivement la question de l’accès à l’eau potable dans nos pays, etc.

Le ministre Bazoum Mohamed a également noté qu’au plan économique, les Etats membres de la CEN-SAD doivent poursuivre une croissance soutenue en vue de résoudre dans la prochaine décennie, les problèmes de la faim, des maladies primaires, d’analphabétisme et d’éducation. « Cela renforcera la qualité du capital social et changera de manière significative les conditions de vie des populations. Les populations penseront plus à changer leur vie  »chez eux » et non à aller vers des aventures incertaines » a conclu M. Mohamed Bazoum.

Pour sa part le Secrétaire général par intérim de la CEN-SAD M. Ibrahim Sani Abani a appelé à la poursuite des concertations en vue de réguler et d’encadrer le mouvement des personnes, de dépasser le traitement symptomatique du phénomène comme convenu notamment à travers le Plan d’Action de la Valette, le Plan d’Action de la Conférence de Rabat sur les migrations et la Convention des Nations Unies sur le Droit des travailleurs migrants.

Quant au représentant de la Fondation Hanns Seidel, il a indiqué que le partenariat entre sa structure et la CEN-SAD remonte à l’année 2013. Au cours de trois premières années, la coopération s’est concentrée sur le renforcement des compétences des commissions électorales nationales du Mali, du Burkina Faso et du Niger. Dr Gunther Beckstein a par ailleurs exprimé la disponibilité de la Fondation Hanns Seidel à accompagner les efforts des pays membres de la CEN-SAD à relever les défis liés aux migrations irrégulières et à la sécurité de l’espace en dotant les Etats membres des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires.

Il faut rappeler que cette rencontre fait suite à celle des experts et s’inscrit dans le cadre de la dynamique de l’institution visant à faire face aux migrations irrégulières, à assurer la sécurité de l’espace et à contribuer à la prospérité socioéconomique des Etats membres.

[author ]Laouali Souleymane(onep)[/author]

6 Comments

  1. Les nègres, la démocratie et le développement

    Les nègres et la démocratie c’est comme cette histoire du vieux nègre et la médaille :
    Une intervention militaire est en cours en Gambie pour, nous dit-on, sauver la « démocratie menacée ».
    Reconnaissons que cela ne se voit et ne peut se faire qu’en Afrique et surtout en Afrique noire.
    C’est seulement à nous les nègres que cela arrive.
    Sinon de quelle démocratie nous parle-t-on?
    Et la question du développement?
    De quelle démocratie pouvons-nous parler si nous continuons à mendier?
    De quelle liberté pouvons-nous disposer si nous ne sommes pas capables de fournir à nos peuples le minimum vital
    Pauvres nègres
    Pauvres nègres
    Pauvres nègres
    C’est seulement à nous que ça doit arriver
    Car nous restons serviles, prêts à faire tout ce le grand homme blanc à décréter.
    Et les nègres vont encore s’entretuer pour cette maudite démocratie
    Et le grand homme blanc va évidemment nous fournir des armes pour cela
    Pauvres nègres
    Pauvres nègres
    Pauvres nègres
    Et nous chantons toujours cette démocratie:
    – pour mieux nous insulter
    – pour mieux nous diviser
    – pour mieux nous endormir
    – pour continuer à mendier
    – pour nous enfoncer encore plus dans la misère
    – pour consolider notre sous-développement
    Et pendant ce temps le monde avance à la vitesse de la lumière.
    Et pendant ce temps « les pays du monde libre », ces même pays qui ont soutenu et qui soutiennent encore les dictatures les plus sanguinaires du monde viennent nous chanter, ici et maintenant les bienfaits de la démocratie.
    Pour l’heure les troupes de la CEDEAO sont donc déjà en Gambie pour défendre, pour restaurer la démocratie.
    Une question et une seule: à quand la restauration du développement et de la dignité?

    1. Une tentative de réponse a votre question par une question:

      Comment avez vous eu « votre démocratie » ?

      Ne vous l’a t-on pas donnée sur un plateau d’or ?

      Est-ce une démocratie « votre démocratie » ?

      Etes vous indépendants ?

      Ne vous l’a t on as donne aussi cette soit disant indépendance ?

      Voyez vous, les peuples noirs n’existent pas en tant qu’êtres ?

      Vous pouvez donc faire ‘économie de toutes ces questions en vous posant moins de questions car les noirs ou les negres comme vous voulez sont faits pour servir les autres.

      1. Tout à fait satisfait de vos réponses
        – notre démocratie on nous l’a donnée. C’est parce que le grand homme blanc a voulu façonner le monde cette façon. Et nous crions démocratie comme des perroquets
        – Ce n’est pas notre démocratie nous faisons la démocratie pour le grand homme blanc
        – Indépendance? N’en parlons pas.
        – nous existons en tant qu’être mais nous sommes les objets de notre propre histoire c’est différent.
        – nés pour servir les autres? Non, ne jetons pas le bébé avec l’eau de bain.
        L’esclave et le maître sont tous esclaves de leur situation. « Je te tiens, tu me tiens et Gare à nous deux. »
        A bon entendeur..

  2. Immigration irrégulière, immigration régulière, qui peut m’expliquer ces concepts? je connaît l’immigration économique ou l’immigration pour des motifs politiques mais je ne connais pas la première…Il est sidérant de voir des pays qui se sont construit en venant piller les autres en immigrant massivement ailleurs, veulent aujourd’hui freiner un mouvement qui a toujours été le rythme du monde et qui, après avoir semé le chaos ailleurs veullent fermer leurs portes aux victimes et plus idérant encore que nos états sans réfléchir leur emboitent le pas. UN SEUL CONSEIL: ENVAHISSEZ-LES!!!!

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