Home ACTUALITE 13 Mai 2017 : Journée de laFemme nigérienne : « La Pauvreté a un visage féminin au Niger… »

13 Mai 2017 : Journée de laFemme nigérienne : « La Pauvreté a un visage féminin au Niger… »

En prélude à la célébration de la fête du 13 mai communément dédiée à la femme nigérienne, pour son courage , sa détermination et sa pleine participation à l’édifice d’un Niger uni, égalitaire et prospère, l’occasion m’est offerte pour rendre un vibrant hommage à cet être extrêmement fragile mais qui sous le poids de lourdes responsabilités se bat au quotidien pour relever le défi patriotique .

Cet être c’est la sœur, la maman et l’épouse que la femelle d’après les mots du philosophe antique ARISTOTE est et demeure selon la volonté de Dieu et la sagesse de nos traditions Africaines qui connaissent depuis la genèse du monde les plus forts pourcentages de féminisation en matière de main-d’œuvre.

Je me dois au prime abord de porter son nom, de présenter toutes mes salutations et félicitations à toutes les femmes, de ville comme de campagne.

Le 13 mai est la manifestation éloquente de votre importance dans la construction d’un Niger qu’on souhaite de tous nos vœux émergents dans le concert des nations en voie de développement.

De la Femme nigérienne à la femme rurale :

En outre, mes pensées vont particulièrement à cette jeune fille, à cette maman, à cette épouse, cette femme forte vivant dans les hameaux et les villages ruraux ; dont le charme rare me mystifie sans cesse, m’impressionne au grée de leur détermination doublée de volonté inébranlable à dompter la nature pourtant très austère et à satisfaire les caprices de ses enfants et les humeurs de son mari.

Très active, déambulant dans les savanes et prairies à l’allure désinvolte, naturellement belle et souriante, et fière d’elle, la femme rurale nigérienne mérite plus qu’une journée festive, chaque jour est « un 13 mai » pour elle. Oui c’est ma perception de cette date, non pas seulement une tradition célébrative, mais aussi et surtout symbole inexplicable de la commémoration de la femme nigérienne présente à tous fronts de rude bataille pour la cause nationaliste.

Elle vit dans le Niger profond, loin de tout tintamarre urbain. ‘’ Derrière un grand homme, se cache une femme’’ dit une maxime Africaine. C’est dire que la femme nigérienne, à la fois au four et au moulin, est ponctuelle aux cotés des hommes dans les activités de récupérations des terres communément appelée « cash for work » et « food for work » à l’exploitation agricole.

Elle est souvent appelée à parcourir des dizaines de kilomètres à la recherche de l’essentiel, la source de vie, l’eau du puits. Elle a obligation de trouver cette denrée rare et elle en est consciente car l’eau du robinet est un luxe qu’elle n’oserait pas réclamer aux pouvoir publics.

Avec un pouvoir d’achat très faible, quasiment inexistant, et n’étant pas à l’abri d’une coépouse, un caprice de plus d’un conjoint à satisfaire sa virilité et son égo masculins, la femme rurale fait face aux aléas climatiques et aux stigmatisations sans commune mesure aux dures réalités de la vie de son terroir.

Sa journée ressemble à un film western où le déroulement n’est que combat perpétuel. Des travaux domestiques tôt le matin, elle part au puits pour revenir préparer le repas des travailleurs au champ, elle ramène du fagot au retour, prépare le dîner familial, intervient dans le règlement des conflits quotidiens et incessants entre frères et sœurs…et malgré la fatigue, elle s’oblige à faire le lit de son mari.

Quand à la fille, elle est sous-scolarisée dans les zones rurales en raison des pesanteurs socioculturelles et de la précarité des revenus de ses parents. Une fois inscrite, elle abandonne très tôt l’école, se marie à un âge précoce, souvent à 12 ou 14 ans et cela sans son consentement. Les contraintes et les crises après le mariage conduisent certaines à divorcer avec trois à quatre enfants en charge et se retrouvent malheureusement dans un dénuement total.

Devant une telle situation la fille mère n’a souvent qu’une seule alternative : la délinquance et la prostitution. La faiblesse des revenus des parents conjuguée à la promiscuité et à l’hostilité de l’environnement la contraignent à quitter le village et( partir à la recherche d’activités génératrices de revenus ou des travaux domestiques dans les grands centres urbains où elle reste assujettie aux pires pratiques esclavagistes des temps modernes. La littérature africaine dans la dynamique de peindre et de stigmatiser ces atrocités qui pèsent sur la Gente féminine nous offre un exemple plus fourni en la matière à travers le statut narratologique du personnage de Maimouna, sœur junior de Rihana ; déscolarisée au village, celle-ci rejoint la ville et ses perversités.

Malgré son irrépressible désir de vaincre la fatalité, sa condition féminine demeure toujours frappée de paupérisation corrosive. Il en découle donc, il faut le reconnaitre à toutes fins utiles, que la pauvreté a un visage féminin en Afrique subsaharienne en général et au Niger en l’occurrence.

De Femme nigérienne à la femme urbaine :

Quand la femme nigérienne urbaine, elle semble être gâtée par son environnement. Très mini-minoritaire, la femme urbaine nigérienne jouit de tous les droits fondamentaux reconnus et proclamés par la déclaration des droits de l’homme. Présente dans toutes les sphères décisionnelles (parlement, gouvernement, institutions constitutionnelles et collectivités territoriales, sociétés et entreprises publiques et autres structures du privées).
Ce qui prouve si besoin est sa détermination et son engagement à servir son pays.

Souvent confinée dans des postes de secrétaires et autres auxiliaires, aujourd’hui la femme nigérienne occupe des postes de haute responsabilité dans l’administration publique et privée : secrétaire général, directeur central, chef de service.

Certaines avec bravoure et conviction militent dans des associations de défense des droits de l’homme, de la démocratie et de la bonne gouvernance contribuant ainsi à l’éveil citoyen.

Avec l’avènement de la démocratique multipartiste, elle a pu obtenir beaucoup d’acquis, c’est le cas du quota aux postes politiques entre autres. Souvent instrumentalisée dans le jeu politique, elle a jusque là dû mal à s’imposer devant la junte masculine malgré sa détermination et son militantisme sans faille dans les structures politiques. Elle occupe généralement le fameux poste de « mobilisation des femmes ou de présidente des femmes », un poste confiné au juste « bétail électoral ». Au foyer, elle s’emble être souvent absente du fait de son calendrier ou des activités entre consœurs (cérémonies de foyandis…).

Femmes Nigériennes, mon plaidoyer au pouvoir public :

Face aux problèmes multiples et multiformes qui assaillent la femme nigérienne et conscient de sa vulnérabilité, l’Etat doit promouvoir et protéger les droits humains fondamentaux des femmes en prenant des décisions fortes en vue de :

– remédier à l’accès inégal à l’éducation et à la formation, aux soins de santé et aux services sanitaires ;
– de combattre toute forme de violence à l’égard des femmes par l’adoption et surtout l’application des lois en la matière ;
– de remédier les effets dus aux conflits inter et intracommunautaires sur les femmes ;
– de réduire voire éliminer toutes les inégalités dans le partage du pouvoir en luttant contre les images stéréotypées. A ce niveau il est inconcevable qu’aucune femme ne soit jusqu’à présent à la tête des trois premières institutions à savoir la Présidence de la République, le Parlement ou la Primature alors qu’elle est la plus utilisée lors des joutes électorales.

Malgré cette adversité féroce, elle reste et refuse de courber plier l’échine nonobstant l’étrange effet des différentes cruautés liées à sa vie.

Femmes Nigériennes, forces agissantes, l’espoir est permis :

Alors, chères mamans, sœurs, épouses et amies, l’heure a sonné pour qu’enfin nous décidions de nous-mêmes de notre avenir, de celui de nos enfants. Mais avant, il urge que nous rendions compte de la taille l’enjeu, qui, passe impérativement par une union sacrée autour des objectifs bien précis capables de transcender nos différences pour ne voir que l’intérêt général de plus prés. Nous pouvons y parvenir car la femme quand elle se décide, rien ne peut l’arrêter. Ne dit-on pas que « ce que femme veut, Dieu le veut ? ».si oui alors croyez-moi chères sœurs, mamans, épouses, femmes battantes, femmes braves, femmes lunes, femmes soleil, femmes sensuelles, femmes du sahel, vouloir c’est pouvoir.
Femmes citoyennes du Niger, ce pays est dans vos mains, entretenez-le et faites en bon usage car le Niger des nigériennes et des nigériens a fortement besoin de votre implication et ceci à grande amplitude, sans doute gage d’une percée positive.

Reconnaissance :

A nos hommes, maris et frères, qui nous épaulent sans rien attendre en retour, je leur dis bravo !.
Oui bravo pour ce que vous êtes et bravo pour ce que vous faites car les femmes doivent conquérir les hommes sans les traiter comme des ennemis!

Merci de rester à nos cotés pour la poursuite de nos ambitions ancrées sur l’esprit du développement multisectoriel de notre commune patrie qui, à l’instar des autres pays de la sous-région rêve tout de même d’atteindre les objectifs du millénaire fixés à l’horizon 2025!.

Mes pensées vont à l’endroit de celui là même qui est toujours présent pour me soutenir, m’encourager affectueusement par rapport à mon métier que je vois comme la passion de ma vie, mon sacerdoce.

[author ]Roukaiyatou ALI HAMANI, Juriste Publiciste et jeune spécialiste en Coopération et Solidarité Internationale. [/author]

16 Comments

  1. Aidez moi a comprendre le sens de la phrase « de la femme nigérienne a la femme rurale »
    Comme vous prôné l’égalité de sexe madame ( chose quasiment impossible en milieu musulman) commencez juste par donner un mois de loyer ou de condiment. Si vous supportez alors….
    Si non tout le reste est utopique. Les femmes rurales ou urbaines sont nos filles nos soeur nos épouse nos mère. Qui peut être contre vous?
    Abarie djahil ki. Nous vous aimons vous nous aimez.. N’allez pas contre la législation de Allah

  2. Jeune homme en pleine forme et sportif, recherche un emploi de chauffeur particulier ou chauffeur de camion. Je suis nigérien. J’ai 12 ans d’expérience de conduite au Niger, 10 ans d’expérience de conduite en Europe, au Burkina Faso, au Bénin et au Togo. Je possède quelques notions en mécanique et je sais bien faire l’entretien d’un véhicule. Je suis une personne propre, ordonnée et aimant garder un endroit (véhicule) propre. Je suis très patient, calme, discret et sociable. Je suis ouvert d’esprit et désire apprendre plus. Je ne bois pas d’alcool et ne fume pas (l’alcool et le tabac ne me dérange pas). Je possède un permis de conduire nigérien, européen, un diplôme de secouriste Croix Rouge…etc. Bonne connaissance du français, parlé et écrit ; anglais basique ; djerma et haoussa (langues maternelles). Je suis disponible immédiatement, tous les jours et 24H/24H.
    Veuillez me contacter au 99. 67.42.17 pour d’amples informations ou entretien.

  3. Je suis d’accord sur le fait que le droit des femmes soit respecté, lutte contre les violences faites aux femmes. Bien entendu, il y’a beaucoup de foyers où les femmes subissent des violences. Il faut surtout savoir que c’est pas seulement les mais aussi les hommes subissent aussi des violences et généralement on fait allusion à la violence physique puisse que l’homme est plus physique.

    Je suis d’accord pour l’éducation de la jeune, cela fera des enfants mieux éduqués, ellle pourra mieux planifier ses naissances. Bref plus d’avantage pour un foyer.

    Mais le problème de la femme nigérienne, c’est comment je vais faire pour être la patrône du foyer, comment je vais faire pour être celle qui décide? Je me demande pourquoi quand on donne une femme en mariage on précise, sa nourriture, son habillement, son logement doivent être pris en charge par l’homme, certes certains ne demandent jamais l’avis de la femme, mais ce n’est pas de cette manière qu’il faut voir les choses. Il faut plutôt donner un rôle aux conseillés pour l’harmonisation des foyers.
    Tous les foyers qui sont gérés par femmes génèrent des futures épouses mal éduqués et qui voudront aussi prendre le contrôle de leur foyer. Ce qui est contraire à l’islam et donc à la loi de la nature. Ces genres de foyers courent généralement la malédiction.
    Que Dieu nous guide frères et sœurs et que chacun assume ses responsabilités. Amine!!!

      1. Planining familial veut dire espacement de naissance dans mon langage, ça ne veut pas dire ne pas faire des enfants. C’est une manière pas anti-islamique puisse cela permet à la femme de se reposer et pouvoir bien prendre soin de l’enfant avant l’arrivée du suivant.

        1. c’est du satanisme tout sa! fait espacer les naissance à ta femme et laisse nous trnaquille je prie Allah de m’en donner 25 au minimum

          1. Cher ASZ, ne te casse pas trop la tête avec Alkanemi, il se prend pour le seul musulman sur la terre, parfois il se prend pour Allah lui-même. Alkameni a la vérité sur tout et il maudit tous les autres nigériens qui osent ne pas être d’accord avec lui. Qu’Allah lui accorde sa Miséricorde…

          2. Merci Abdoulaye. A travers son nom je sais de quelle partie de la terre il vient et je connais très bien leur raisonnement, pas quoi perdre son temps.

  4. Excellent article. Plutôt même en deçà de la réalité, bien entendu la place de la femme dans notre société reste marquée négativement par une vision culturelle et sociale dépassée.
    Oui à la scolarisation, oui au respect de la femme, oui à la prise en compte de ses compétences.
    Car, en en effet, le genre ne fait pas la compétence…

  5. A lire l’article on se rend compte que les idées des féministes, soit disant défenseur de droit de la femme la dominent. A la voir (si c’est elle qui a écrit), elle ne connait rien de la femme rurale, à voir son apparence. Dans notre société la pauvreté à plus un visage masculin que Féminin, puisque c’est l’homme qui prend en charge la femme, et par ricochet le revenu de l’homme se lit sur les femmes à sa charge, en tout pour tout homme responsable et qui craint Allah.
    Certaines de ses développements ne sont pas vrai.
    Et concernant son plaidoyer à ce qu’une femme femme soit à la tête de l’une de nos institutions, je crois qu’elle ignore l’islam, puisque j’ai lu un hadith (vérifiez l’authenticité frère Alkanémi), où il a été rapporté qu’une société ne tend vers la décadence qu’avec la dirigeance des femmes sur les hommes.
    Regardez même dans un ménage où c’est la femme qui domine l’homme (les mijin hajia), comment sont ces genres de foyer???????

  6. As Salam Alekum. Chère soeur veuillez chercher le pardon de Dieu car la manière dont vous êtes exhibée est Satanique en tant qu’une femme qui a un nom musulman .Allah maudit ces comportements pour une musulmane si vous l’êtes ! Que Dieu nous garde de comportements de ce genre de femmes et nous guide au droit chemin et pardonne nos péchés .Amen

    1. Allah n’aime pas que la femme s’exhibe! C’est comme quand le boucher exhibe la viande il ya trop de mouche qui vont tourner autour.

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