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13 octobre, Journée Internationale de Prévention des Catastrophes :  » Jamais aussi bien que chez soi : Réduire l’exposition aux risques et les déplacements forcés », thème retenu

A l’instar de la communauté internationale, notre pays commémore, chaque année, la Journée Internationale de Prévention des Catastrophes, célébrée cette année ce vendredi 13 octobre. Instituée depuis 1989, suite à un appel de l’Assemblée Générale des Nations Unies, la Journée Internationale de prévention des catastrophes vise à sensibiliser les populations sur les risques de catastrophe. C’est aussi l’occasion de partager les expériences des personnes et des communautés au plan mondial, ce, sur la façon dont elles réduisent leur exposition aux catastrophes et leurs stratégies de sensibilisation quant à l’importance de maîtriser les risques auxquels elles sont confrontées.


«C’est en vue de la sensibilisation des Etats, des décideurs, de tous les acteurs de la vie socio-politique et économique et des communautés que l’Assemblée Générale des Nations Unies a plaidé pour une journée de promotion, à travers le monde, d’une culture de sûreté, de la conscience du risque et de la prévention des catastrophes », relève dans un message le Directeur Adjoint du Cabinet du Premier Ministre et Président de la Plate-Forme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes, M. Abdoulkader Aghali.

Ainsi, l’édition de 2017 est la seconde campagne de sensibilisation sur les sept objectifs en sept ans (Sendai Sep), centrée sur les sept objectifs du cadre de Sendai. L’accent est mis sur la cible « B » du cadre de Sendai, dont l’objectif est de réduire le nombre de personnes touchées par les catastrophes d’ici 2030. Au niveau national, des messages de sensibilisation seront diffusés par les médias, y compris les radios communautaires qui sont plus proches des communautés rurales pour que les populations réduisent leur exposition aux aléas naturels.

Le Président de la Plate-Forme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes rappelle que chaque année, au Niger, on enregistre au moins 4 000 000 de personnes affectées par la sécheresse et 150 000 par les inondations. La crise pastorale 2009/2010 a engendré la perte de 4 851 041 têtes de bétail, exposant les 593 000 ménages de la zone concernée à une situation d’insécurité alimentaire. La crise sécuritaire de ces dernières années, à l’Est et à l’Ouest du pays a fait déplacer plus de 135 000 personnes.

Le service régional d’Agadez chargé de la gestion de l’immigration a enregistré, de décembre 2014 à septembre 2017, 56 vagues de 25 092 migrants. Dans cet ordre d’idées et selon la base de données nationale DESINVENTAR, la population est surtout vulnérable aux crises alimentaires, nutritionnelles et pastorales du fait des épisodes fréquents de sécheresse, des inondations, des épidémies et des épizooties, sans compter des invasions acridiennes.
Le rapport du Bureau des Nations Unies pour la Réduction des Risques de Catastrophe (UNISDR) indique, pour la seule année 2015, qu’il a été enregistré 346 catastrophes à travers le monde qui ont affecté 98,6 millions personnes, engendré 22.773 pertes en vies humaines et provoqué près de 66,5 milliards de dollars de dommages économiques. En Afrique, au cours de ces 15 dernières années, il a été enregistré en moyenne 190 catastrophes par an. Cela a affecté 235 millions de personnes, provoqué 150.000 morts et 15 milliards de dollars de pertes et dommages matériels.

«Face à l’ampleur croissante des catastrophes et conformément à ses engagements internationaux, le Niger vient de mettre à jour sa Politique Nationale de Développement Economique et Social pour la période 2017-2021, dont un des axes majeurs est la Stratégie Nationale de Développement Agricole Durable communément appelé Initiative 3 N», explique le Directeur Adjoint du Cabinet du Premier Ministre, et Président de la Plate-Forme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes, M. Abdoulkader Aghali. Il précise que l’objectif global de l’Initiative 3N est de contribuer à mettre les populations nigériennes à l’abri de la faim et leur garantir les conditions d’une pleine participation à la production nationale et à l’amélioration de leurs revenus. De manière spécifique, il s’agit entre autres de renforcer les capacités nationales de productions alimentaires, d’approvisionnement et de résilience face aux crises alimentaires et aux catastrophes.

Toujours selon le Président de la Plate-Forme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes, le dispositif national en matière de prévention et de gestions des catastrophes s’est renforcé davantage. Car, depuis 1989, le Niger dispose d’un Dispositif National de Prévention et de Gestion des Crises Alimentaires et à partir de 2016 d’un ministère chargé de l’action humanitaire et de la gestion des catastrophes. Beaucoup de structures et autres cadres de concertation relatifs à la gestion du changement climatique, à l’information météorologique et à la gestion des catastrophes ont été renforcés ces dernières années.

Notons que la Plateforme Nationale de Réduction des Risques de Catastrophe (PFN-RRC) existe depuis 2012. C’est un cadre national de concertation multi acteurs sur la réduction des risques de catastrophes au niveau régional.

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Samira Sabou(onep)

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5 plusieurs commentaires

  1. @adame , à sa nomination en qualité du DIRCABA au cabinet du PM , avec des attributions de gestion de la primature, il n’avait que son diplôme de philo sans jamais travailler , donc aucune expérience administrative et financière.Imaginez la navigation à vue pour la période d’inexpérience pour un des responsables chargés de la coordination gouvernementale.Il a contribué à sa façon au manque des résultats de ce régime que nous avons installé

    • C’est un secteur normalement qui doit être géré par le nouveau ministère de la gestion des catastrophes. Mais ils ont ôté cette attribution au dit ministère pour la faire loger à la primature.
      Le Ministre Laouan Magagi est un aguerri du domaine. C’est la preuve que les princes qui nous gouvernent ne cherchent pas un résultat mais autre choses. Allez y savoir

  2. le plus riche de la primature

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