Home ACTUALITE 29ème Sommet de l’Union Africaine, hier, après-midi à Addis Abeba : Le Président Issoufou Mahamadou présente, aujourd’hui, le rapport sur la Zone de Libre Echange Continentale

29ème Sommet de l’Union Africaine, hier, après-midi à Addis Abeba : Le Président Issoufou Mahamadou présente, aujourd’hui, le rapport sur la Zone de Libre Echange Continentale

Les travaux de la 29ème session ordinaire de la Conférence de l’Union Africaine (UA) ont débuté dans après-midi d’hier lundi3 juillet 2017, à Addis Abeba, en Ethiopie, sous la Présidence du Président de la République de Guinée et Président de l’Union Africaine, SEM Alpha Condé, en présence des dirigeants africains dont le Président de la République, Chef de l’Etat, SEM Issoufou Mahamadou.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par l’exécution de l’hymne de l’UA l’allocution de M. Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union Africaine, le discours d’ouverture du Président Alpha Condé, la remise d’un chèque par SEM Robert Mugabé, Président de la République de Zimbabwe à la Fondation de l’Union Africaine et le lancement de l’exposition itinérante pour Dot Africa.

Au cours de cette cérémonie, le Président tchadien, SEM Idriss Deby Itno, a présenté le thème du sommet : « tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ». Cette présentation a été suivie d’un débat.

Dans son discours d’ouverture, le Professeur Alpha Condé a évoqué les principaux problèmes qui assaillent le continent. « Dans maints endroits, les crimes et conflits fratricides perdurent et continuent d’arracher des paisibles populations à leurs terres et à les pousser vers des chemins périlleux et incertains, alimentant ainsi le dramatique phénomène migratoire», a-t-il dit.

«Aussi, la dégradation de l’environnement génère de nouvelles crises qui hypothèquent l’avenir de nos populations, sans oublier les inégalités croissantes entre le Nord et le Sud qui fragilisent davantage notre continent », a-t-il ajouté.
« C’est pourquoi l’Afrique dans sa quête d’émergence dans les dédalles de la mondialisation, a mis en place divers mécanismes et politiques afin d’atteindre les objectifs contenus dans les Agendas 2063 et 2030 », a expliqué le Président de l’Union Africaine.

Le Président Alpha Condé a également expliqué que l’Union Africaine, consciente de l’importance du capital humain, « a décidé d’en tirer pleinement profit en recherchant les voies et moyens concourant à l’épanouissement harmonieux de la jeunesse, qui constitue aujourd’hui plus de 70 pour cent de la population africaine. »

Soulignant la nécessité d’investir dans la jeunesse, SEM Alpha Condé a indiqué qu’il s’agit « pour nous de mutualiser nos efforts en vue de créer un espace propice à l’épanouissement de cette jeunesse ». « Si nous n’investissons pas substantiellement dans la jeunesse, nous aurons failli à notre devoir en compromettant dangereusement son avenir », a-t-il insisté.

En ce qui concerne les questions de paix et de sécurité en Afrique, le Président Alpha Condé a salué l’adoption par le Conseil de Sécurité des Nations Unies de la résolution 2359 relative au déploiement de la Force conjointe du G5 Sahel.

L’adoption de cette résolution « constitue un pas dans la bonne direction vers le partenariat que nous ambitionnons sur les questions de paix et de sécurité en Afrique», a-t-il souligné. « L’Afrique qui a décidé de prendre en charge son destin en main, s’investira avec force et détermination dans l’extinction des foyers de tensions qui inhibent notre développement », a-t-il affirmé.

Cette conférence va se pencher deux jours durant sur l’examen des rapports sur différentes questions intéressant le continent dont celui qui sera présenté mardi à huis clos par le Président Issoufou Mahamadou sur les questions liées à la Zone de Libre Echange Continentale (ZLEC).

Les autres rapports qui seront également présentés par des Chefs d’Etat ont trait à la Réforme Institutionnelle de l’UA, la Paix et la Sécurité en Afrique, la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union Africaine sur les mesures pratiques visant à faire taire les armes en Afrique d’ici à 2020, la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent en Afrique.

Les dirigeants africains vont également examiner les rapports concernant la mise en œuvre de l’Agenda 2063, la Réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies et l’élimination du mariage des enfants en Afrique.

Le Chef de l’Etat est accompagné dans ce déplacement de M. Mahamadou Ouhoumoudou, Ministre, Directeur de Cabinet du Président de la République, M. Ibrahim Yacoubou, Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur, M. Sadou Seydou, Ministre du Commerce et de la Promotion du Secteur Privé, Mme Kaffa Rakiatou Christelle Jackou, Ministre de la Population et Mme Lamido Ousseini Salamatou Bala Goga, Ministre Déléguée auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération, de l’Intégration Africaine et des Nigériens à l’Extérieur, chargée de l’Intégration Africaine.

[author ]Abdourahmane Alilou, AP/PRN[/author]

14 Comments

  1. LE PRESIDENT ISSOUFOU ETAIS DESIGNE PAR SES PAIR POUR DIRIGER CETTE AFFAIRE DE ZONE DE MONNAIE DE LIBRE ECHANGE. C.EST DEJA BIEN MAIS IL SE DOIT D ETRE TRES PRUDENT CAR IL Y A TOUJOURS DES PRESIDENTS TRAITRES QUI SONT AUX AVANT GARDES DES TOUBAB ILS PEUVENT LE TRAHIR. TROP POUVOIRISTE ON NE PEU JAMAIS ETRE VRAI PANAFRICAIN. CE PROJET DE ZONE DE MONNAIE DE LIBRE ECHANGE VERRA LE JOUR SI LES PRESIDENTS AFRICAIN N ONT PLUS PEUR DES COLONS.

  2. Avertissement à Daouda Mamadou Marthé.
    Nous cadres de Tillabéri militants du PNDS avions appris avec consternation la nomination du Directeur Général de l’Ecole Normale d’Instituteurs de Niamey sans passé par les structures du parti, seules habilitées à proposer des personnes devant être promues. Les responsables de ces structures ne nous ont jamais mandaté à manifester notre mécontentement face à une action qui viole notre souveraineté, mais ils se retrouveront à travers ce manifeste car cette maladroite nomination est l’objet de tous les commentaires et débats dans la région. Faut-il vous rappeler que notre parti, le PNDS était bien positionné dans notre région jusqu’à ce que ces genres de situations aient fait fuir les militants vers d’autres formations politiques. Les cadres de Tillabéri ont alors demandé au président du parti, actuel président de la république de faire la différence entre les relations amicales et la gestion du parti. Message qu’il a bien compris et a laissé les militants choisir ceux qu’ils veulent à la tête du parti au niveau de notre région. C’est ce qui a expliqué l’élection de Seyni LATA contre Karidjo. Maintenant que le parti est en train de renaitre dans notre région, c’est ce moment-là que vous choisissez pour nous parachuter des personnes que nous n’avons jamais connu sur le terrain de la lutte, pire ceux qui nous ont combattus à mort et qui n’ont jamais souhaité que notre parti soit au pouvoir. Rhissa Seidi que vous avez nommé DG de l’ENI de Niamey est un militant tantôt coté Loumana, tantôt coté MNSD, mais jamais au PNDS, et c’est sous cette robe qu’il a été nommé Directeur régional, puis a bénéficié d’une bourse pour étudier en France avec Samba Ousmane. A l’heure où nous mettons en ligne ces notes, la structure n’a jamais enregistré sa démission de son ou ses partis d’origine et son adhésion au PNDS. Son soutien, nous le connaissons, c’est qu’il est cousin au DG de la NIGELEC, votre ami. C’est dommage et regrettable monsieur le Ministre, car on ne construit rien sur la base des considérations que vous mettez en avant depuis votre nomination à la tête de ce noble ministère, on ne construira rien de ces pratiques ignobles et malsaines, en tout cas pas un pays. Nous sommes au courant que le DG ENI de Niamey est admis à faire valoir ses droits à la retraite, mais nous avions pensé qu’il serait remplacé par un cadre de la région de Tahoua, comme vous avez reconduit tous les responsables aux postes alloués à votre région et votre ethnie. Nous ne pouvons pas imaginer un seul instant que vous dessaisirez la région de Tahoua de son poste et nous l’octroyer, sinon nous aurions dû vous faire des propositions de vrais militants, ceux qui ont enduré toutes les souffrances et toutes les humiliations pour permettre à notre parti d’arriver au but et de prospérer aujourd’hui, pas des opportunistes. Vos pratiques tuent le parti et dénature la politique, or la politique n’est ni une affaire d’amis, ni d’ethnies, encore moins de région, mais de ceux qui croient et se sacrifient pour le parti. Nous vous avion suivi depuis votre nomination, où certaines régions se sont plaint et se plaignent encore de les haïr et de vous ingérer dans leurs affaires en choisissant les personnes à leurs places ou en refusant ceux qu’ils vous proposent, alors qu’il n’existe pas mieux qu’eux pour attester qui est fidèle militant, et qui ne l’ait pas. Permettez-nous de vous faire comprendre que nous n’avions pas cru un seul instant que nous serions la prochaine victime de vos pratiques sataniques. Plus donc jamais ça, lorsque vous avez un poste pour la région, approcher les dignes représentants de la région, pas vos amis qui, même s’ils sont de la région ne connaissent que Niamey et ne maitrisent pas grand-chose au-delà de Niamey, discutez en avec eux en leur déterminant des critères s’il le faut. Pourquoi êtes-vous le seul ministre dans cette situation ? Qui se moque de tout le monde ? Sur une trentaine de nominations au sein de votre ministère, il n’existe pas une seule qui soit faite saine et unanime, c’est-à-dire faite sur la base de la compétence, du degré de militantisme ou des deux critères, ou encore dont le cadre a été proposé par sa structure de base. Seules les nominations des alliés sont objectives.
    La qualité n’est jamais atteinte que par tous les fils du pays valeureux, pas avec des parents, amis et connaissances, Monsieur le Ministre.
    Un conseil pour: un homme bien éduqué ne fait pas parler de lui de tout temps, même dans le bon sens. On ne peut pas défier tout le monde et s’en sortir. Vous avez l’impression de voler de victoire en victoire, vous gagnez toutes les batailles contre tous, la chute elle, monsieur le Ministère ne s’alignera pas comme vos victoires, elle sera unique et fatale. Sachez que , ce n’est pas que tout ce que vous êtes en train de faire ceux qui vous ont succédé de 1960 à ce jour ne pourront pas le faire (les insultes, les humiliations, la haines contre certaines régions, contre certaines ethnies, parfois contre certaines personnes qu’on vous demande de nommer et que vous ne connaissez même pas, etc.). On ne peut avoir raison seul contre plusieurs milliers de personnes.

  3. JE SUIS VRAIMENT DACCORD. CE QU UNE GENERATION A FAIT UNE AUTRE PEUT LA DEFAIRE.SI UN TANJA PAR SON INTEGRITE A FAIT VEVIR SARKOZI A NIAMEY UN 13H ALORS IL Y A TOUJOURS EN AFRIQUE ET AU NIGER DES TANJA ET DES MUGABE QUI DIRONT A MR MAKRON QUE NOUS SOMMES ASSEZ GRAND ET NOUS ALLONS FAIRE PROFITER NOTRE REESSOURCE A NOTRE PEUPLE..MAIS AVANT TOUS CELA IL FAUDRAIT QUE TOUS LES SOIT DISANT EXILES POLITIQUES PUISSENT REVENIR DANS LEUR PAYS RESPECTIF CAR ILS FONT HONTE A LEUR CONTINENT ET A LEUR GENERATION.AVIEZ VOUS JAMAIS VU UN EXILE FRANSAIS EN AFIQUE ?

  4. Quand La députée française Eva Joly dénonce et s’indigne
    sur le comment la France, votre dite amie pille le Cameroun et l’Afrique ……
    Quand TOTO A DIT a lu et partage ….est ce aussi un probleme et a la ligne ?

    Et….Aller a la ligne est ce c’est forcé ?

    Nous ne résistons pas à l’envie de publier pour nos lecteurs ces extraits du dernier livre de la députée française Eva Joly, détaillant les «crimes» de la France en Afrique en général et au Cameroun en particulier; elle parle notamment du massacre des Bamilékés par son pays.

    Je n`avais rien compris à ce que l`écrivain Slimane Zeghidour appelle «le secret de famille de la République». 

    «Lorsque j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d’une compétence absolue. 

    J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même. 

    Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger.

    Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée. 
    Ce n’était pas mon rôle d’en tirer les conclusions politiques, mais j’en ai gardé l’empreinte. Nous avions dessiné alors un vaste schéma, que j’ai toujours avec moi. Il fait huit mètres une fois déplié. 

    Il serpente depuis le bureau d’un directeur des hydrocarbures d’Elf, jusqu’à des comptes obscurs alimentés par le Gabon, aux mains d’Omar Bongo : quarante ans de pouvoir et une difficulté récurrente à distinguer sa tirelire et sa famille d’une part, le budget de l’Etat et le Gouvernement d’autre part. 

    J’emporte souvent ce schéma avec moi, au fil des rendez-vous. Je l’étale sur les tables, un peu comme un capitaine au combat sort ses vieilles cartes. 

    Les positions ont sans doute varié, les techniques de camouflage se sont sophistiquées, mais le système est là : les tyrans sont des amis que la France a placés au pouvoir et dont elle protège la fortune et l’influence par de vastes réseaux de corruption; en échange ils veillent sur les intérêts et les ressources des entreprises françaises venues creuser le sol. Tout ce beau monde a intérêt à ce que rien, jamais, ne stimule ni les institutions ni l’économie des pays.  

    Et si je m’arrête un instant au Gabon, qu’est-ce que j’y vois? Un pays riche qui exporte plus de treize milliards de dollars de pétrole brut par an et affiche un PIB par habitant largement au-dessus de la moyenne africaine (6 397 $)? Ou un pays pauvre où l’espérance de vie est estimée à 55 ans pour les femmes et 53 pour les hommes, ce qui leur laisse un an de moins que les Malgaches nés sur un sol sans pétrole? Le taux de mortalité infantile est au Gabon particulièrement élevé, le taux de vaccination contre la rougeole est de 40% contre une moyenne de 79% dans les pays en développement. 

    Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf, la première capitalisation boursière française.

    Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un Président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris, il était alors le plus jeune chef d’Etat du monde. La France contrôle son armée, ses élections et protège sa fortune.

    En retour, Omar Bongo fait table ouverte plusieurs fois par an, Avenue Foch ou l’Hôtel Crillon, où il reçoit les hommes politiques, des publicitaires et les journalistes français qui comptent. Chacun se presse à ces audiences.

    Dans les années 1990, un homme politique français de premier plan, alors en fonction, bénéficiait en parallèle d’un contrat de «consultant» signé par Omar Bongo et largement rémunéré. De Roland Dumas, le Président gabonais dit qu’il est un «ami intime». Prévoyant, il apprécie aussi Nicolas Sarkozy, venu «prendre conseil» en tant que candidat à l’élection présidentielle.

    Lorsqu’au cours de l’instruction, nous avons perquisitionné au siège de la FIBA, la banque franco-gabonaise, nous avons consulté le listing des clients qui paraissait tenu à la plume sergent-major. C’était une sorte de Who’s Who de la France en Afrique, qui en disait long sur l’envers de la République et des médias.

    La France fait semblant d’aider des pays qui sont riches en matières premières

    A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières.

    En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris. Il n’est pas étonnant de retrouver le Gabon comme l’un des premiers bénéficiaires de l’aide publique française au développement. Le résultat est affligeant en termes de système de santé et d`éducation. L’argent s’est perdu en route. Il est justement fait pour cela.

    Il ne s’agit pas d’une dérive mais d’une organisation cohérente et raisonnée. Dans chaque audition durant notre instruction, nous entendions parler de pressions physiques, d’espionnage permanent et de barbouzes.

    Les perquisitions dans la tour Elf à la Défense livraient une moisson de documents révélant la confusion des genres, nous les transmettions au Parquet de Nanterre, qui se gardait bien d’ouvrir des enquêtes. Car Elf hier, Total aujourd’hui, est un Etat dans l’Etat, conçu par Pierre Guillaumat, un ancien Ministre de la Défense, patron des services secrets et responsable du programme nucléaire français afin de servir les intérêts géopolitiques de Paris.

    La Norvège a utilisé son pétrole pour construire et assurer le paiement des retraites futures. La France se sert d’Elf Total pour affirmer sa puissance.

    La compagnie intervient dans le Golfe de Guinée, au Nigeria, au Congo-Brazzaville, en Angola… Tous ces pays ont connu la guerre civile et la dictature, derrière laquelle la main française s’est fait sentir. Le chaos, lorsqu’il se produit, ne trouble pas le système. Il n’est qu’à voir l’Angola en guerre pendant des dizaines d`années, mais dont aucune goutte de pétrole, jamais, n’a raté sa destination.

    Pendant la guerre, les affaires continuaient…les banques françaises, Bnp-Paribas en tête, ont même profité de l’occasion pour élaborer des montages financiers destinés aux pays en guerre, à des taux affolants, tout en sachant qu’elles ne prenaient pas le moindre risque. L’argent, là aussi, n’a pas été perdu pour tout le monde. C’est un miroir dans lequel il ne faut pas trop souvent regarder les élites françaises.

    Depuis que j’ai ouvert le dossier Elf dans mon bureau de la galerie financière, j’ai voyagé physiquement et intellectuellement bien loin de la Seine et de ses quais gris et bleus…j’ai appris en marchant. A l’arrivée, le tableau est effrayant.

    L’Afrique a refait de moi une Norvégienne, fière de l’être. Mon pays est riche, mais, il se souvient avoir été pauvre, un peuple d’émigrants regardant vers le nouveau monde américain.

    Son esprit de conquête, ses allures vikings sont des traces d’un passé très lointain, vinrent ensuite les tutelles danoise puis suédoise, dont il fallut se libérer. Il envoya vers l’Afrique des missionnaires protestants, personnages austères au visage buriné, taillé par la parole chrétienne et l’œuvre humanitaire, plutôt que des nouveaux colons, comme on les croise encore dans les quartiers d`expatriés blancs.

    Pendant que la France fondait Elf, la Norvège mettait en place l’exploitation des ressources de la mer du Nord, accumulant un fonds de réserve, aussitôt placé pour les générations futures et soigneusement contrôlé. Ce petit pays des terres gelées est devenu la première nation donatrice en dollars par habitant.

    Bien sûr, les pétroliers norvégiens ne sont pas des enfants de chœur. De récentes enquêtes ont montré que certains d’entre eux ont versé des commissions et que la tentation d’abuser de leur pouvoir est permanente. Mais la Norvège n’a pas à rougir de ce qu’elle a fait de son pétrole. Ce que j’ai vu, les rapports internationaux qui l’attestent, est une œuvre d`espoir.

    La République française, à la même époque, a mis en place en Afrique un système loin de ses valeurs et de l`image qu’elle aime renvoyer au monde. Comment des institutions solides et démocratiques, des esprits brillants et éclairés, ont-ils pu tisser des réseaux violant systématiquement la loi, la justice et la démocratie? Pourquoi des journalistes réputés, de tout bord, ont-ils toléré ce qu’ils ont vu? Pourquoi des partis politiques et des ONG, par ailleurs prompts à s’enflammer, n’ont-ils rien voulu voir?

    Je ne condamne pas. J’ai partagé cet aveuglement. J’étais comme eux, avant de glisser l’œil dans le trou de la serrure et de prendre la mesure de ce secret de famille: la France reste un empire et ne se remet pas de sa puissance perdue. L’indépendance politique a été largement une mascarade en Afrique de l’Ouest.

    L’Occident a fermé les yeux, car la France se prévalait d’être le «gendarme» qui défendait la moitié du continent contre le communisme. Les Français ont laissé faire, car astucieusement, De Gaulle et ses successeurs ont présenté leur action comme un rempart contre l’hydre américaine. Elf était l’une des pièces maîtresses de cette partie géopolitique.

    Le double jeu a été facilité par la certitude, ancrée dans les mentalités, que «là-bas, c’est différent». Là-bas, c’est normal la corruption, le népotisme, la guerre, la violence. Là-bas, c`est normal la présence de l’armée française, les proconsuls à l`ambassade ou à l’état-major, les camps militaires. Là-bas, c’est normal l’instruction des gardes présidentielles. Là-bas, c’est normal la captation des richesses naturelles.

    D’ailleurs, «tout le monde fait pareil». Jeune ou vieux, de gauche ou de droite, nul Français ne songe à s’offusquer de voir nos soldats mener, presque chaque année, une opération militaire en Afrique, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Rwanda, quand tous se gaussent de cette Amérique venue faire la police en Irak, en maquillant d’un fard démocratique les intérêts géopolitiques et pétroliers de Washington. Il y a pourtant bien des symétries.

    J’ai vu récemment un documentaire sur la guerre du Biafra, quatre ou cinq demi-heures de témoignage brut des principaux acteurs, sans commentaires. Je suis restée sans voix. A ceux qui sont nés après 1970, le Biafra ne dit rien. Dans cette région du Nigeria, riche en pétrole, une ethnie, chrétienne et animiste armée par la France, réclama l`indépendance. S’ensuivit une guerre meurtrière de trois ans, révolte financée depuis l’Elysée via des sociétés suisses.

    La télévision française aimait alors montrer les enfants affamés que les militaires français ramenaient par avion pour les soigner, jamais elle ne laissait voir la cargaison de l’aller, remplie d’armes. A l’image maintenant, les anciens collaborateurs de Jacques Foccart, repus dans leurs fauteuils Louis XV, détaillent sans émotion ces montages illégaux. Les officiers, lieutenants d’alors, généraux d’aujourd’hui, racontent ce bon tour le sourire aux lèvres. Fin du documentaire. Pas un mot, pas une ligne dans les livres d’histoire.

    Des drames comme celui-ci, l’Afrique en contient des dizaines, soigneusement passés sous silence. Les massacres des Bamiléké au Cameroun par la France du Général De Gaulle, le génocide des Tutsi commis par un régime soutenu par François Mitterrand, les assassinats d’opposants, les manipulations d’élections. Le passif de la France sur le continent africain n’a rien à envier à l’impérialisme américain en Amérique latine ou au Moyen-Orient.

    Il est à la mode parmi les intellectuels français de se plaindre du mouvement de repentance qui s’est répandu depuis quelques années. Les bienfaits de la colonisation, à inscrire dans les manuels scolaires, ont même fait l’objet d`une proposition de loi, largement soutenue par les députés.

    Bien sûr, l’histoire de la France en Afrique ou en Asie du sud-est a compté aussi des aventuriers sincères, exportateurs, instituteurs ou pionniers, qui ont fait corps avec les pays qu’ils ont découverts. A Madagascar, les Vazas, ces pieds noirs malgaches, ne cessent de louer devant moi l’état des routes et des infrastructures françaises au moment de l’indépendance.

    Mais les peuples sont comme les familles. On ne peut pas faire le tri de la mémoire. Il est des secrets soigneusement cachés dont l’onde portée va bien au-delà d’une ou de deux générations. Les enfants héritent de tout: du malheur comme du bonheur, de la richesse comme des dettes.

    La République française paie aujourd’hui la facture de son passé. Il suffit de dérouler la liste des appellations officielles des Maghrébins nés dans un département français avant 1962 ou sur le sol hexagonal depuis les années 1970. Par la loi, ils furent et sont des Français comme les autres.

    Les gouvernements successifs n’ont pourtant cessé d’inventer des périphrases : «indigène musulman», «sujet africain non naturalisé», «JFOM» (Jeune français originaire du Maghreb), «jeune issu de l’immigration», «fils de harkis», «jeune des quartiers», «Arabo-musulman», «Français d’origine arabe», «Français musulman»…

    La France vit encore comme si en Afrique, elle était chez elle, et comme si, ses enfants d’ascendance africaine n’étaient pas Français. Le développement de la Françafrique, notre tolérance vis-à-vis des réseaux, tout ramène à ce secret colonial, cet empire qui hante les esprits comme un fantôme. Oui, Total, la première entreprise française, est riche et prospère.

    Mais la manière dont la firme s’est bâtie fait partie de l’héritage. Qui osera un jour rendre au Nigeria, au Cameroun, au Gabon, au Congo-Brazzaville ce que la France leur doit ? Qui contestera les contrats conclus par Areva pour l’uranium du Niger ou ceux des mines d’or de Sadiola au Mali, deux pays parmi les plus pauvres du globe, qui ne touchent qu’une part dérisoire des richesses prélevées dans leur sol? La République a contracté une dette qu’il lui faudra bien honorer.

    Notre prospérité est nourrie de richesses que nous détournons. A certains de ces sans-papiers qui risquent leur vie pour gagner l’Europe, il pourrait-être versé une rente au lieu d’un avis d’expulsion. Je rêve pour ce pays que j`aime, d’un réveil collectif.

    Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique: ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible….

    Et😕😕 TOTO A DIT dit quand les Africains se font depouiller la faute a QUI ?

    QUAND Les Francais priviligient exclusiVement leurs nterets rien que leurs interets et les africains accentuent sur une dite amitié rien que leur amitié….la faute a QUI ? 😐

    1. ET TOUT CELA VEUT DIRE QUOI ……………………..COPIER/COLLER DE EVA…………….
      C EST VRAIEMENT RIDICULE MAN
      IL FAUT EVOLUER
      SI LA FRANCE PILLE L AFRIQUE EST CE LA FAUTE DE ISSOUF
      EST CE CA A COMMENCÉ AVEC ISSOUF.
      LA LIBERATION DE L AFRIQUE EST UN COMBAT QUI ENGAGE TOUTE L AFRIQUE
      LIBERER VOUS DE LA MONNAIE COLONIALE CFA
      L UNION AFRICAINE N EST PAS UNE UNION …………….. C EST UN SYNDICAT DES SOIT DISANT CHEF D ÉTAT AFRICAIN…………………. DES MARIONETTES ET SATELLITES DE L OCCIDENT EXCEPTION FAITE DE MUGABÉ, IL EST LE SEUL HOMME LIBRE
      BYE TOTO A DIT
      ARRETE DE COPIER LE DISCOURS DES GENS
      PASSONS A L ACTION POUR NOUS LIBERER DE LA FRANCE C EST PAS ISSOUF QUI LE FERA A TA PLACE

      1. 😂 Ce TOUT CELA , signifie cela que tu es simplement IDiIOT.

        Si tu n’etais pas littéralement aussi limité, constipé et myope , tu autaiis du comprendre que TOTO A DIT avait bien mentionné, le sharing d’une députée française , de l’Avocate au Barreau de Paris, qui preparait des ,connaître en instruisant des dossiers politico-financiers de l’existence d’un monde politique souterrain et systeme officieux mafieux qui l’offusquait ……
        Si tu n’etait aussi simpleton et benet aurait du comprendre………😂😂 Mais comme elle a parler de l’Afrique et tu n’as pas.vu le Niger …..tu n’a pas cette aptitude de comprendre ce TOUT CELA…’.ET LA FAUTE A QUI ? 😅😄

        1. Lire

          La Députée européenne , EVA JOLY…..

          C’est elle qui devoile …PAS TOTO A DIT …..

          Peux tu percevoir …WANNABE tariq ramadan ?? 😇

    2. On est tous daccord que le malheur de nous Africains c’est d’accepter de faire route avec les plus impuissants de cette terre… (france) Que j’ai toujours ecrit avec un F minuscule…..

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