Home ACTUALITE 2ème édition du Forum Africain Femmes et Agriculture : Hadjia Aissata Issoufou plaide pour l’augmentation des investissements publics et privés au bénéfice des femmes agricultrices

2ème édition du Forum Africain Femmes et Agriculture : Hadjia Aissata Issoufou plaide pour l’augmentation des investissements publics et privés au bénéfice des femmes agricultrices

La Première Dame , Hadjia Aissata Issoufou, Marraine de la 2ème édition du Forum Africain Femmes et Agriculture a prononcé une importante allocution hier Mardi 8 Mai 2018 à l’Hôtel Riad Ennakhil de Marrakech au Maroc.  Après s’être réjouie et honorée pour avoir été désignée Marraine de ce Forum, Hadjia Aissata Issoufou a vivement remercié les autorités marocaines pour la qualité de l’accueil et félicité Madame Angelle Kwemo ainsi que l’équipe de Believe in Africa, pour la  qualité de l’organisation de cette conférence.

Elle a profité de cette occasion pour mettre en exergue l’Agriculture qui joue un rôle important dans la vie socioéconomique du Niger. En effet, le secteur du développement rural y occupe 87 % de la population active et contribue à hauteur de 42,8 % au PIB.

Elle a cependant reconnu que « les femmes restent malheureusement confinées à une agriculture de subsistance peu productive et peu rentable, alors même qu’elles représentent plus de la moitié de la population et 49,5 % de la population agricole nationale. Leur implication dans les activités agricoles constitue dès lors une nécessité avant tout économique. Les femmes, au travail comme au foyer, sont des partenaires efficaces, travailleuses et ma foi, extrêmement compétentes  ! ».

C’est pourquoi, elle a souligné que « Vous ne savez que trop bien l’engagement qui m’anime lorsqu’il est question de reconnaitre, de valoriser et d’accroître la contribution des femmes dans tous les secteurs de développement socio-économique de l’Afrique en général et du Niger en particulier ».

Hadjia Aissata Issoufou s’est ensuite appesantie sur la malnutrition qui touche, environ 240 millions de personnes sur notre continent. « Si nous voulons assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle de nos populations, nous devons reconnaître le rôle considérable que joue la femme dans l’atteinte des Objectifs prioritaires de Développement Durable (ODD).

En effet, il a été rapporté dans différents rapports publiés par la FAO que si les agricultrices disposaient du même accès aux intrants agricoles que les hommes, elles pourraient augmenter les rendements de 20 à 30 pour cent, et accroître la production agricole des pays en développement de 2,5 à 4 pour cent, et éventuellement réduire le nombre de personnes qui souffrent de la faim de 12 à 17 pour cent.  Nous devons donc conjuguer l’Agriculture au féminin. Il y va de notre survie et de notre bien-être ».

Malgré cette situation alarmante décrite, la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou a souligné qu’il y a « une prise de conscience collective qui est entrain de s’opérer, mettant les femmes au cœur de toutes les stratégies de développement ».

Prenant l’exemple de notre pays, elle a rappelé « toutes les politiques et stratégies nationales axées sur l’autonomisation de la femme au Niger, chères au Président de la République Son Excellence Issoufou MAHAMADOU et mises en œuvre par le Gouvernement, afin de garantir l’entière participation des femmes rurales.

Depuis l’adoption de ces politiques, les organisations paysannes du Niger dirigées par des femmes ont réussi à améliorer leurs revenus et leurs rendements.

Aussi, dans le cadre des efforts qu’il  déploie en faveur de l’autonomisation économique des femmes rurales, notre pays, avec l’appui de ses partenaires, a mis en place un programme conjoint appelé « accélérer l’autonomisation économique des femmes ».  Il s’agit d’un programme qui est mis en œuvre pour contribuer à améliorer l’autonomie des femmes rurales.

Du reste, la Stratégie de Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et de Développement Agricole Durables, intitulée Initiative 3N ‘‘Les Nigériens Nourrissent les Nigériens’’ du Programme de Renaissance du Président de la République,   peut à l’instar du Plan Maroc Vert, servir d’exemple à plusieurs pays africains. Il me souvient que l’initiative 3N s’est vu décerner par le World Future Council en 2017, le prestigieux prix mondial de la politique d’avenir, en ce qu’il encourage les femmes et les jeunes à s’investir dans le secteur agricole ».

La Première Dame Hadjia Aissata Issoufou n’a pas manqué de rappeler les actions multiformes de sa  Fondation GURI Vie Meilleure en faveur de la femme.

« La promotion de la femme et son autonomisation, dit-elle, sont au cœur de tous les projets que nous pilotons, afin de leur assurer une participation égalitaire et active, dans tous les segments de l’activité humaine.

On peut citer entre autres, une action entreprise dans le cadre de l’accès aux terres de nombreuses femmes agricultrices. La Fondation Guri Vie Meilleure a permis l’acquisition de terres de cultures aménagées et équipées à un réseau de groupements féminins dans la localité d’Illéla au Niger, leur permettant de générer des revenus et d’obtenir une alimentation équilibrée.

Une autre action qu’on peut citer concerne un projet de microfinance dénommé ‘‘Wadata’’ dont des groupements féminins ont pu bénéficier dans plusieurs régions du Niger ».

En conclusion, la Première Dame Hadjia Aissata Issoufou a réaffirmé devant son auditoire, tout son engagement en faveur de la femme.

« Soyez assurés que nous continuons notre plaidoyer  afin que les femmes obtiennent tout le soutien nécessaire au développement de leurs activités et cela passe par  entre autres l’augmentation  des investissements publics et privés au bénéfice des femmes agricultrices ; la promotion des programmes de micro finance qui offrent aux exploitantes ce qui leur fait cruellement défaut :

les moyens financiers ; l’accès des femmes au foncier agricole et à l’eau; le renforcement de leurs capacités notamment en matière de technologies agricoles ; la scolarisation de la jeune fille et l’alphabétisation des femmes rurales ; l’accès aux services de vulgarisation et de distribution équitable de leurs produits sur le marché agricole mondiale, etc.

[author ]Tamtam Info News[/author]

14 Comments

  1. @ TOTO A DIT:

    Calme-toi un peu d’accord.

    Chaque fois qu’on parle d’une 1ère dame au Niger, tu rentres en transe comme si les autres femmes du Niger n’ont pas le droit de porter ce titre, qui est avant tout officieux.

    Tu dois accepter que le destin existe que l’on peut pas refaire l’histoire. Ceux qui sont morts sont partis pour toujours, même si cette mort a eu lieu aujourd’hui à fortirori il y a 18 ans.

    Prends ton mal en patience, c’est comme ça la vie.

    1. 😋😋 POURQUOI TOTO A DIT doit se calmer????😑😑

      TOTO A DIT t’a t il dit etre excité voire
      emporté????

      DE QUOI PARLES TU LA MEME ou as tu du prendre quelque chose south of the border?

      QUI A PARLE de dite premiere Dame ou fais allusion a elle dans son billet???

      PAADONN!!!!! PLEASE..ne places pas des mots dans la bouche de TOTO A DIT…..

      Si tu ne sais pas lire la faute a qui….. TOTO A DIT ne se voit pas jouer au mentoring d’illettré ignare surtout adulte….

      Sinon montres au lectorat ou TOTO A DIT a fait cas a cette Dame?

      Qu’a fait cette femme a TOTO A DIT pour qu’il s’en prendre a elle..et sous quelle casquette. Sans la connaitre… TOTO A DIT l’apprecie pour sa discretion…..

      Sais tu au moins lire ou tu as aussi un

      un petit pois à la place du cerveau ou une cervelette lobotomisé anemisé pour vouloir faire dire a TOTO A DIT ce qu’il n’a pas dire….. Ou tu es un de ceux lla qui savent lire et ecrire leur nom et se croyant zinzintelctuels….?

      Et encore une fois. montres ou TOTO A DDIT avait fait cas de cette Dame son bbillet …. Sous peine de demander aux services educationnels d’OTTAWA de te faire REPRENDRE LA MATERNELLE……😙☺

        1. @ TOTO A DIT for your information:

          Madame Aissata Issoufou Mahamadou, n’est pas discrète. Elle ne se cache pas, elle s’exprime et fait ses affaires avec dignité.

          Je pense que tu veux plutôt dire qu’elle a de la retenue et de la réserve.

          En Amérique du Nord, on dit qu’elle ne fait pas du show-off.

          By the way, are you from Niger ? I wonder in which country you got your education because your French is as poor as your English and no wonder why you have to correct yourself on each short paragraph. Good God ! If Niger should count on you, we are in trouble.

          1. TOTO A DIT is aware of his poor frenchiez level and all languages you can imagine and proud of iit..
            So what?????😙

            What else?????

            Did he tell you is considering a position in the French academy…

            TOTO A DIT doesn’t give a damn about the French language and its rules ….

            And if you weren’t so Moron … TOTO A DIT always stated of being illiterate…… Unlike you , who is the dummy one😂😂😂😂😄😃😅😆

            And move on…😆

          2. Et quelle soit flashy , discrete ou keeping a low profil …c’est son affaire pas Celle de TOTO A DIT……

  2. Félicitations Madame Mahamadou Issoufou Aissata pour représenter le Niger avec dignité et honneur.

    Le charisme de cette femme vient de sa réserve. En Amérique du Nord, on encourage les chercheurs à adopter cette forme de réserve qui s’appelle : la réserve universitaire qui témoigne de l’intelligence, de l’humilité et de l’assurance.

    1. 😂😁 tout ce qui manque a cet imbecile d’enseignant recherché avec son cerveau lobotomisé et raisonnement d’imculte qui voulut braver un cordon d’etudiants en mouvement…..😄😄
      Et sans HONTE aucune dire que les etudiants l’ont molesté…

      Quel couillon celui la!!

      AH !!!! TOTO A DIT semblait oublier que tu avais bien dit AMERIKI du Nord…. Or l’on parlait du Niger dans l’autre cas d’essence😙

      Que ferait un chercheur en Amerique du Nord par exemple, quand il aurait appris que les students sont mouvement et ont même bloquer et eriger des cordons ??

      Les affronter?
      Changer de route?
      Faire demi tour?
      Prendre le metro, train ou bus?😋😑

  3. Femme et agriculture, c’est un bon exemple mais n’oublions pas que même s’il n’yas pas de famine. Il y’a l’alerte,hier seulement sut RFI le Burkina a déclaré une alerte de plus de 2 millions d’individus touches par la famine,parce-que les prix des cereales ont grimpes de 26000 a 28000,alors que rien que le dimanchè passe. J’etais a Matankari(Doutchi) la mesure du mil etait a 650 voir 700frs,donc pareil. au bourkinabourkina

    1. L’alerte alimentaire voire famine ne concerne pas seulement le Burkina….

      Et a la ligne pour le partage……….:

      Le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Tchad, la Mauritanie et le nord du Sénégal, considérés comme des « zones à risque » sont menacés par la pire faim depuis des années. Et les chiffres parlent d’eux-mêmes. En effet, cinq millions de personnes ont besoin d’une assistance alimentaire, 1,6 million d’enfants sont en risque de malnutrition aiguë sévère et 2,5 million d’éleveurs et agro-éleveurs ont besoin d’une aide urgente aux moyens de subsistance.
      D’après trois agences des Nations Unies, la sécheresse, la flambée des prix des denrées alimentaires et les conflits vont entraîner des millions de personnes dans la faim et la malnutrition dans ces zones du Sahel, en Afrique de l’Ouest, si la communauté internationale n’agit pas maintenant.
      En termes clairs l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef) et le Programme alimentaire mondial (Pam) ont affirmé qu’en 2017, les faibles précipitations dans les zones pastorales au sud de la Mauritanie, au nord du Sénégal et dans certaines parties du Mali, Niger, Burkina Faso et Tchad ont ruiné le bétail et les récoltes et ont affecté les moyens de subsistance, ce qui a mené à un début précoce de la « saison de la faim ».
      A en croire à ces organisations onusiennes, la région du Sahel a également connu une insécurité accrue et une intensification des conflits armés qui perturbent les services de base et les moyens de subsistance, affectant la cohésion sociale et forçant des dizaines de milliers de personnes à fuir leurs foyers.
      Selon la dernière analyse régionale de la situation de l’insécurité alimentaire – Cadre Harmonisé* – publiée en mars, plus de cinq millions de personnes auront besoin d’une aide alimentaire et nutritionnelle au cours de ce qui devrait être la pire saison de soudure en quatre ans. Les évaluations montrent que de nombreuses familles auraient épuisé leurs réserves alimentaires en avril. En temps normal, cela se produit entre juin et septembre.
      « Nous entendons parler de personnes qui réduisent le nombre de repas pris chaque jour et des enfants qui abandonnent l’école », a déclaré Abdou Dieng, Directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Ce sont des signes révélateurs d’une catastrophe imminente que le monde ne peut pas continuer à ignorer. »
      Plus de 1,6 million d’enfants proches de la malnutrition aiguë sévère
      Dans les six pays, plus de 1,6 million d’enfants risquent de souffrir de malnutrition aiguë sévère cette année, soit une augmentation de 50 pour cent par rapport à la dernière crise nutritionnelle majeure du Sahel en 2012. L’insécurité alimentaire, les pratiques alimentaires inadéquates à la maison pour les jeunes enfants et les mères, le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement ainsi que les conflits armés et les déplacements de populations sont les causes des niveaux élevés de malnutrition chez les enfants.
      « Il est tragique que les mêmes mères reviennent chaque année dans les cliniques avec leurs enfants pour le traitement de la malnutrition aiguë sévère, et cette année encore en plus grand nombre », a déclaré Marie-Pierre Poirier, Directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. « Nous pouvons rompre ce cycle si nous investissons maintenant dans le renforcement de la résilience – en rendant les familles, les communautés et les autorités nationales mieux équipées pour prévenir et faire face à des chocs similaires à l’avenir. »
      La réduction de la disponibilité des pâturages a conduit à une transhumance précoce cette année, dans certains cas jusqu’à quatre mois plus tôt que d’habitude. Cela a conduit à une forte concentration d’animaux, une situation aggravée par les restrictions aux passages frontaliers et des réglementations défavorables qui contraignent les mouvements pastoraux, rendant une région déjà très instable encore plus fragile.
      La réponse des Nations Unies
      « Renforcer la résilience est au premier rang des priorités de la Fao. Ce qui aidera à stabiliser le Sahel c’est le soutien aux éleveurs et agro-éleveurs, pendant cette période de soudure et à l’avenir, pour faire face aux chocs climatiques et aux conflits », a déclaré Coumba Sow, Coordonnatrice sous-régionale pour la résilience en Afrique de l’Ouest dans le Sahel.
      L’Unicef, la Fao et le Pam ont développé une réponse conjointe pour couvrir les besoins alimentaires, protéger les moyens de subsistance et lutter contre la malnutrition à court terme afin de répondre aux besoins immédiats ainsi que de réduire l’impact de la crise imminente. En même temps, des interventions à plus long terme visant à assurer la disponibilité, l’accès et l’utilisation des ressources alimentaires locales, services de santé et autres services sociaux pour le bon développement et la croissance des enfants, sont essentielles pour permettre aux ménages, communautés et systèmes nationaux d’être mieux préparés pour prévenir et faire face à des chocs similaires à l’avenir.
      Les trois agences des Nations Unies appellent à un soutien urgent de la part de tous les partenaires, y compris les donateurs, pour aider à atténuer la détérioration actuelle et anticipée dans le Sahel. Le PAM a besoin de 284 millions de dollars des Etats-Unis pour fournir une aide alimentaire et nutritionnelle à 3,5 millions de personnes au cours de la réponse qui couvre la saison de soudure. L’Unicef a besoin de 264 millions de dollars pour fournir des aliments thérapeutiques à 989 000 enfants exposés à la malnutrition aiguë sévère, et permettre l’accès à des services d’eau et d’assainissement et à l’éducation, d’ici la fin de l’année. La Fao a besoin de 128 millions de dollars, dont 45 millions de dollars pour des activités urgentes visant à empêcher la détérioration de la situation de 2,5 millions d’éleveurs et d’agro-éleveurs dans les zones de départ précoce et de forte concentration de bétail. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Check Also

60 ème anniversaire de l’ASECNA Le Représentant de l’ASECNA au Niger reçu par le Chef du Gouvernement…

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,  BrigiRafini a accordé hier une audie…