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Adoption de la Loi des finances 2018 La société civile n’a pas dit son dernier mot !

Qualifiée d’antisociale et impopulaire par certains acteurs de la société civile, la loi des finances pour l’année budgétaire 2018 a été approuvée par l’écrasante majorité des députés à l’assemblée nationale du Niger à l’issue d’un vote soit 133 voix pour, 29 voix contre et une abstention. Les 133 députés étaient-ils sur le fil du rasoir entre devoir envers le peuple et fidélité à leurs partis ? « Beaucoup de députés nous ont appris, et même des ministres, qu’en conseil de cabinet et au niveau du parlement, on leur a pratiquement imposé la démarche» affirmait M. Nouhou Mahamadou Arzika lors d’une interview le 30 novembre dernier.

Les dés sont désormais jetés et ce malgré les multiples interpellations aux représentants du peuple par les défenseurs de droits des citoyens. Comme pour dire que la population nigérienne devrait s’y faire en acceptant toutes les nouvelles mesures et reformes fruits de la Loi des finances 2018.

Apres tout, peut-on contester le choix de ses repré- sentants ? Pour déterminer la conduite à suivre après l’adoption de la Loi des finances 2018 par les parlementaires, bon nombre d’acteurs de la société civile se sont réunis le jeudi dernier dans les locaux de l’association Alternative espaces citoyen.

Cette Loi comporte plus de mal que de bien, si elle reste maintenue en l’état, la population ne tardera pas à se retrouver sous l’insupportable charge qu’elle va engendrer. Les règles de cette loi n’en profiteraient en majeur partie qu’à une certaine catégorie de personnes et les commodités qui vont avec. D’ailleurs, « le gouvernement pour l’essentiel n’a pris en compte aucun amendement même ceux qui ont été formulés par les commissions de l’assemblé » selon le président du MPCR.

Cette attitude prouve « donc que tout le travail que l’assemblée a fait tout ce temps-là se résume pratiquement à zéro. La seule chose qu’ils ont faite, c’est des aménagements au niveau de la partie dépense en augmentant les dépenses de certaines institutions telles que la présidence et l’assemblée… »

Déterminés plus que jamais, ces acteurs de la société civile entendent user de tous les moyens démocratiques garantis par la constitution nigérienne pour amener le gouvernement à reconnaitre l’existence de l’opinion publique et d’en en tenir compte. Aujourd’hui, les murs sont tombés et le peuple a véritablement compris qui est qui et qui fait quoi tout simplement. Le constat est pathétique du moment que beaucoup d’entre ces anciens prodiges de la société sont tombés très bas dans les cœurs des nigériens car certains de leurs actes posés sont diamétralement opposés avec la noble cause sur la base de laquelle ces symboles se sont érigés.

Un réveil rapide et prompt est urgent pour permettre de faire renaitre la confiance et l’estime entre les gouvernants et le peuple sinon l’on arriverait à un stade où personne n’accepterait de comprendre car aucune logique ne peut justifier cette façon de gouverner.

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A.R.C.MANI (Le Piedestal N° 05)

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