Home ACTUALITE Affaire Samira Sabou : la sortie abracadabrantesque d’Amnesty International…

Affaire Samira Sabou : la sortie abracadabrantesque d’Amnesty International…

Qu’est ce qui a motivé les agissements d’Amnesty international s’agissant de  l’affaire Samira Sabou ?

Dans cette affaire la réaction d’Amnesty International s’est fondée sur la méconnaissance des faits.

Pour l’information d’Amnesty International, le 22 novembre 2017, la même Samira Sabou écrivait, dans une lettre ayant comme objet démentis et excuses, « nous avons fait une publication sans vérifier la source » et « en ce sens nous présentons nos excuses formelles à la Cour constitutionnelle et à son Vice – président relativement à la publication où nous les citons comme source ».

Vous savez pourquoi elle avait écrit cette lettre ?

Elle avait annoncé pompeusement, sans aucun respect, la mort de la présidente de la Cour Constitutionnelle, alors qu’elle ne disposait d’aucune information crédible.

Pire, dans ses écrits, elle laissait entendre qu’elle a eu le scoop auprès de cette honorable institution.

L’on est en droit de se demander où était Amnesty International lorsque Gaspard Glanz a été condamné pour vol d’un Talkie – Walkie de la police en France, fait qu’il avait contesté.

Il a été pourtant soutenu par la ligue des droits de l’homme (LDH) et les Reporters Sans Frontières (RSF) lorsqu’Amnesty International se taisait. Pourtant Gaspard Glanz n’est que victime de son militantisme avéré.  Où est Amnesty International quand des journalistes de TF1, Amandine Atalaya et Mathieu Derrien ont été arrêtés au moment où ils couvraient les manifestations résultant de la mort de George Floyd, le 30 mai 2020. Leur véhicule a fait même l’objet de tirs de balles en caoutchouc.

Un autre journaliste, correspondant de CNN, Omar Jimenez, toujours dans le cadre des manifestations qui avaient suivi la mort de George Floyd a été arrêté même en direct. 

Pourquoi Amnesty International ne s’occupe t – elle pas de la situation des journalistes en difficulté en Europe et aux USA ;  des assassinats ciblés des noirs américains ; du génocide palestinien perpétré en territoire palestinien ; du génocide des Rohingas en Birmanie ; de la tuerie en masse des Wiggours par les autorités chinoises et de l’explosion du racisme anti noir à travers le monde ? Pourtant la défense des droits de l’homme ne doit pas être sélective si tant est que l’on croit véritablement à cela. Partout, à travers le monde où les droits de l’homme sont bafoués, un véritable défenseur des droits humains doit marquer sa présence. La partialité est une forme de violation des droits de l’homme surtout lorsqu’elle émane d’un  défenseur de ces droits.

C’est vrai, Toutes ces violations des droits de l’homme face auxquelles Amnesty International est muette, ce n’est pas l’Afrique, le terrain conquis par Amnesty International où elle peut se prononcer sur des faits dont elle n’a aucune connaissance ou particulièrement au Niger où elle s’ingère dans des affaires dont elle ignore totalement les contours.

C’est très noble de défendre les droits de l’homme mais il n’y point de noblesse lorsque l’on choisit, avec intérêt, les hommes à défendre. Tous les hommes sont égaux en droits et en devoirs dit – on.

L’affaire Samira Sabou n’est autre chose qu’un citoyen, s’estimant être diffamé et qui a joui de sa citoyenneté en saisissant la justice afin qu’elle tranche de la question. Quoi de plus normal qu’un citoyen, dans une démocratie et un état de droit, qu’il puisse porter plainte contre un autre citoyen qui l’a trainé dans la boue en portant atteinte à son honneur et à sa dignité ?

S’agissant des journalistes, il leur revient de se départir du corporatisme aveugle afin de protéger la noblesse d’une profession basée sur des règles strictes d’éthique et de déontologie.

Le dispositif législatif mis en place pour protéger le journaliste véritable dans l’exercice de sa fonction ne saurait être un bouclier aux brebis galeuses embusquées dans la profession afin qu’elles puissent agir impunément. 

Il est normal, dans le cadre de la confraternité, que les journalistes soient solidaires de l’un d’entre eux. Cependant, lorsque le confrère est en conflit avec la loi, il est également normal que les journalistes, la profession l’exige, cherchent à savoir les éléments constitutifs de ce conflit avec la loi. Samira Sabou s’est retrouvée à la prison civile de Niamey, le 10 juin 2020 à la suite de sa comparution devant le Doyen des juges du TGI/HC/NY saisi d’une plainte avec constitution de partie civile contre elle. En effet, dans une de ses publications sur sa page facebook Dame Samira Sabou établissait une relation étroite entre un opérateur économique cité dans l’affaire dite de l’audit du ministère de la défense nationale et M. Sani Issoufou Mahamadou, directeur de cabinet adjoint du Président de la République. 

Dame Samira Sabou, soutient dans sa publication que M. Sani Issoufou Mahamadou est le véritable attributaire des marchés publics obtenus par l’opérateur économique en question.

Un journaliste véritable n’a pas d’opinion propre et prend le temps nécessaire de vérification de l’information avant de la rendre publique.

Les allégations de Samira Sabou n’ont rien à voir avec le journalisme, elle a juste agit en tant que citoyenne dans l’intention de nuire à un autre citoyen. Ces allégations portent gravement atteinte à l’honneur et à la dignité de Sani Issoufou Mahamadou qui a agi, en tant que citoyen, en déférant l’affaire à la justice.

Nul ne peut dénier à Sani Issoufou Mahamadou ses droits en tant que citoyen et homme surtout pas, quand même, des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes qui incarnent, en principe, l’impartialité.

Sani Issoufou Mahamadou et Samira Sabou jouissent des mêmes droits de l’homme et prendre parti en faveur de la 2ème est contraire aux principes de l’état de droit et de la démocratie.

Par Namalka Bozari (Contribution Web)

3 Comments

  1. C’est vraiment dommage. Moi qui croyais que votre site est un peu plus professionnel que le charabia de la plus part des médias nigériens.
    Honte a vous.

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