Home ACTUALITE APRES GHASSAN SALAME, LE POSTE D’ENVOYE SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU REVIENT DE DROIT A UN AFRICAIN – SAHELIEN

APRES GHASSAN SALAME, LE POSTE D’ENVOYE SPECIAL DU SECRETAIRE GENERAL DE L’ONU REVIENT DE DROIT A UN AFRICAIN – SAHELIEN

Neuf (9) ans après l’intervention militaire de la communauté internationale, la situation en Libye est pire qu’avant la chute du régime de Kadhafi. La crise s’empire du fait des interférences d’autres pays en Libye.

Ghassan Salam est le 6ème représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU, après Abdelelah al – Khatib, diplomate jordanien, nommé le 17 février 2011 ; Ian Martin, militant des droits de l’homme britannique nommé conseiller spécial avant de remplacer al – Khatib comme représentant spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Libye en 2012. Tarek Mitri, diplomate libanais, remplace Ian Martin en 2014.

En octobre 2015, Bernardino Léon, diplomate espagnol, a remplacé Tarek Mitri. Martin Kobler, diplomate allemand, nommé en fin octobre 2015 remplace Bernardino Léon. La nouvelle administration Trump avait mis son veto contre la nomination de l’ancien premier ministre palestinien Salam Fayyad proposé envoyé spécial par le nouveau Secrétaire Général, Antonio Guterres.

Ghassan Salamé, universitaire libanais et ancien ministre de la culture a été nommé envoyé spécial du Secrétaire Général de l’ONU en juin 2017. Une nomination qui avait suscité  un espoir en son temps. Ghassan Salamé, dans sa mission s’était affronté à la triste réalité du système onusien où il n’avait pas été aidé même au sein du Conseil de sécurité à plus forte raison par les libyens.

L’interférence étrangère en Libye avait davantage compliqué la situation. Face à une impasse politico – militaire totale caractérisée par un antagonisme rigide entre le premier ministre, Fayez Sarraj, du gouvernement reconnu par la communauté internationale à l’ouest du pays et le maréchal Khalifa Haftar avec son armée nationale à l’Est soutenu par des puissances étrangères détentrices pour certaines de droit de veto au niveau du conseil de sécurité, Ghassan Salamé n’a d’autre choix que de jeter l’éponge.

Cette démission est révélatrice de la limite du système quant à une résolution de la crise libyenne.

Malheureusement, la Libye est plus que jamais une menace pour la sécurité et la stabilité au Sahel et qu’il faille donner un souffle nouveau aux actions de la communauté internationale afin de ramener la paix et la sécurité en Libye. Ce nouveau souffle doit être incarné par une implication pleine et entière de l’Union Africaine(UA).

L’implication effective des pays sahéliens qui vivent, au quotidien, les conséquences néfastes de la crise libyenne s’avère plus que nécessaire. A ce titre le poste de l’envoyé Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Libye doit revenir, de droit, à un  africain – sahélien, gage d’une mobilisation et d’une implication effective de l’UA en général et des pays du Sahel en particulier.

La résolution de la crise libyenne ne saurait intervenir sans une implication effective de l’UA.

La nomination d’un africain – sahélien comme envoyé  spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Libye est le garant  d’une synergie d’actions entre la communauté internationale et l’UA à même de créer les conditions d’une sortie de crise, une crise qui n’a que trop duré.

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