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ARTP : le printemps des prédateurs

A l’image de Oncle Picsou, nageant à chaque moment dans sa célèbre piscine remplie de pièces d’or, il existe une catégorie de Nigériens ; qui, lorsqu’ils ont envi de palper l’argent se rendent tranquillement à l’ARTP et actionnent le bouton magique : SESAME OUVRE TOI.

Et la Caverne d’Ali Baba exécute l’ordre reçu et ce sont des milliards de FCFA qui s’en vont à la nature au grand dame du Trésor national qui en a tant besoin dans ces périodes de diète généralisée.
La mission d’inspection générale est tombée des nues lorsqu’elle a constaté que ces pratiques peu orthodoxes étaient érigées en règle d’or à l’ARTP depuis sa création.
En effet, tout le monde a « manzé » dedans. Certains pris la main dans le sec ont remboursé, d’autres plus téméraires continuent à narguer l’équipe des inspecteurs. Advienne que pourra. Ils pensent qu’avec le parapluie  du pouvoir ils vont échapper à l’étau de la justice.
Comme promis hier, nous allons vous donner un aperçu des constats relevés par les inspecteurs généraux et les noms des protagonistes qui doivent justifier ou rembourser des sommes colossales.
Il s’agit pêle-mêle de M. Almoustapha Garba, ancien DG de l’ARTP, à qui il est reproché d’avoir attribué illégalement des marchés non approuvés par le Président du Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste (PCNRTP) d’un montant de 726.934 249 FCFA ;
de M. Ali Alkassoum, ex Dg de l’ARTP, à qui il est reproché d’avoir attribué illégalement des marchés non approuvés par le Président du Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste (PCNRTP) d’un montant de 1.039.820 629 FCFA ; de M. Ali Alkassoum, ex Dg de l’ARTP (encore lui), à qui il est reproché d’avoir attribué illégalement un avenant rejeté par la DGCMP d’un montant de 64.274.600 FCFA ;
M. Iro Sani, ex président du Conseil National de Régulation des Télécommunications et de la Poste, actuel 1er vice président de l’Assemblée Nationale, à qui il est reproché d’avoir perçu indument une prime de départ d’un montant de 59.280.000FCFA, qu’il n’a pas encore remboursé ; de M. Issifi Sadou, ex membre du CNRTP, actuel Ministre des Emplois des jeunes, à qui il est reproché d’avoir perçu indument une prime de départ d’un montant de 16.150.000FCFA, qu’il n’a pas encore remboursé ;
M. Hama Hamadou, ex membre du CNRTP,  à qui il est reproché d’avoir perçu indument un appui d’un montant de 1.000.000FCFA ; M. Kouré Jackou Abou, ex Directeur sectoriel Eau/ARM, à qui il est reproché un trop perçu d’un montant de 93.433.421FCFA ; M. Maman Moussa, ex Directeur sectoriel Energie/ARM, à qui il est reproché un trop perçu d’un montant de 18.968.796FCFA ;
M. Peireira Charafadine, ex Directeur sectoriel Transport/ARM, à qui il est reproché un trop perçu d’un montant de 18.968.796FCFA ; Mme Hassane Ramatou, intérimaire Directeur sectoriel Poste, à qui il est reproché des rémunérations d’intérim et carburant indu d’un montant de 7.863.252FCFA ; Mme Hassane Ramatou,  Directrice sectoriel Poste, à qui il est reproché des indemnités de licenciement indues d’un montant de 9.427.000FCFA ;
M. Assoumana Hassoumi, cadre ARTP, à qui il est reproché des dépenses de formation diplômantes non conformes aux textes de l’ARTP d’un montant de 26.232.544FCFA ; M. Ali Alkassoum, ex DG ARTP, à qui il est reproché des dépenses de formation diplômantes non conformes aux textes de l’ARTP d’un montant de 9.838.355FCFA ; M. Hama Hamadou, membre CNRTP, à qui il est reproché des dépenses de formation diplômantes non conformes aux textes de l’ARTP d’un montant de 10.491.152FCFA ;
Abdoukarim Mossi, auditeur/ contrôleur interne, à qui il est reproché une dotation en carburant indue d’un montant de 3.750.000 FCFA ; Harouna Yayé et Assoumana Hassoumi, agents ARTP, à qui il est reproché un doublon sur prise en charge de frais d’atelier d’un montant de 1.464.500FCFA .
La suite dans nos prochaines éditions avec des institutions bénéficiaires et d’autres noms des « heureux élus » qui peuvent à chaque moment aller se baigner dans la mare remplie de pierres précieuses qu’est l’ARTP.
[author ]Ibrahim Aghali (Web Contributeur) Tamtam Info News[/author]

14 Comments

  1. Mais, ce n’est pas fini. La PCA actuelle est en même temps DG ! fouillez un peu, la ARTP est devenue la vache laitière avec la responsable actuelle qui ne veut pas d’un DG, pour pouvoir continuer à jouer les deux rôles. La « maîtresse » bloque le dossier de recrutement du DG, alors qu’elle sait qu’elle ne doit pas être là, mais elle fait tout pour gagner du temps pour amasser, amasser. Mais, elle peut tout se permettre, sans s’inquiéter puisque, elle fait partie du parti « rose ». mais, Dieu est grand !
    Est ce qu’elle a les compétences pour diriger une si grande institution, s’il vous plait !
    Que Dieu sauve la reine !

  2. C’est ça le problème de la politique Africains. On vol, on investi dans le parti (toutes mouvences confondues), paf ! on devient intouchable et on peut se faire rembourser par les nominations.

  3. Aghali,web contributeur,je voulaIs te poser une question
    es ce que c’est normal que la directrice adjointe en second du premier ministre va chaque weekend a doutchi dans le vehicule officiel sans ordre de mission?

  4. Merci pour ce courage journalistique. Dénoncer est une bonne chose. Faut déjà que le pouvoir les sanctionne tous. Bon courage.

  5. Je suis convaincu qu’il existe encore quelques rares nigériens qui sont intègres, crédibles et compétents. Une bonne partie d’entre eux vivent à l’éxtérieur du Niger et occupent des emplois honorables dans leurs pays de résidences. Je ne parle pas des nigériens qui sont bardés de diplômes et ne possèdent aucune expériences professionnelles dans leurs vies.

  6. Pour remédier à cette situation, il faudrait obligatoirement créer une base de données de professionnels crédibles, intègres et compétents.

    Une forme de certification d’éligibilité aux postes de l’état et c’est seulement et uniquement à partir de cette base de données que les nominations aux hautes fonctions de l’état se font, incluant les nominations politiques et les postes de représentation du Niger à l’extérieur et dans les organisations internationales. Cette base données sera confiée à un partenaire privé externe comme par exemple KPMG, PricewaterhouseCoopers, Ernst & Young ou Deloitte.

    Un protocole de mise à jour annuelle sera établi. Les aspirants aux fonctions de l’état ont l’obligation de soumettre chaque année entre le 01 et 31 janvier de l’année en cours une mise à jour de leurs information.
    Les critères d’entrée seront simples et efficaces : éducation (formation diplômante incluant certification), expérience auprès d’un employeur crédible (période, rôle et résultats accomplis avec preuve à l’appui comme exemple rapport) ensuite enquête de moeurs (police, justice, institutions financières). Le gestionnaire de base de données sera chargé de catégoriser les candidats selon leurs compétences de telle sorte qu’une personne ne puisse pas accéder à un poste au-dessus de ses compétences. Faire partie de la base de données n’offre aucune garantie d’être nommé. Avant de procéder à une nomination, l’état à l’obligation de valider l’information disponible et chercher de l’information additionnelle. Créer une catégorie d’emplois oèu les nominations peuvent être contestés par n’importe quel député (élu).

    1. Et enfin et surtout, celui qui ne travaille pas ou qui détourne est viré après procédure administrative, procédure judiciaire et sera privé de ses droits civiques.
      C’est ce qui est fait dans tout pays qui se respectent.
      Mais nous nous aimons les voleurs…

  7. On peut se développer à condition qu’on change nos habitudes. Changeons. Ceux qui ont mangé illégalement l’argent des pauvres pensant qu’ils n’ont aucun moyen de pression sur eux. Alors qu’ils se préparent a le rembourser autrement. Le Niger va se développer sans eux inshaAllah, et ils seront jetés dans la poubelle de l’histoire. L’histoire gardera que se sont voleurs des moins que rien qui sont passés à des postes de responsabilité qu’ils ne méritaient pas en réalité. Pleurons notre amertume et œuvrons pour le développement de notre pays le Niger.

  8. Le Niger authentique, le vrai ressemble à ça…..pas besoin de se poser la question pourquoi sommes nous toujours les derniers de la planète?????les réponses sont entre autre dans ce article…ça ce ne que l’ARTP courant une petite période!!!!quand est il des autres institutions, ministères, entreprises, projets, ONG etc….

    le Niger comme ça ne va jamais voir la lueur d’un espoir d’un quelconque développement!

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