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Assemblée nationale : La ministre de l’Energie répond à une interpellation sur les questions de l’indépendance énergétique de notre pays

Au cours des travaux en séance plénière de la 2ème session ordinaire au titre de l’année 2017 dite session budgétaire, la ministre en charge de l’Energie, Mme Amina Moumouni, était, le 3 novembre dernier devant les parlementaires, pour répondre à une interpellation adressée par le député Nassirou Halidou, du groupe Zam-zam Lumana, au Premier ministre, Chef du gouvernement, SE. Brigi Rafini. Cette interpellation portait sur les questions de l’indépendance énergétique de notre pays.

La séance a été présidée par SE. Ousseini Tinni, président de l’Assemblée nationale en en présence du ministre chargé des relations avec les institutions, M. Barkaï Issouf. (Lire l’intégralité des questions et réponses ci-dessous).
Interpellation sur l’indépendance énergétique de notre pays adressée par le député Nassirou Halidou

«Excellence. Les longues semaines de coupures enregistrées dans la fourniture électrique, particulièrement dans les régions de Niamey, Tillabéry et Dosso ont relancé les débats sur la fameuse indépendance énergétique de notre Pays. En effet, le peuple nigérien n’a jamais aussi été critique et regardant vis-à-vis des politiques énergétiques du pays. Auparavant, le 02 avril 2017, la nouvelle centrale de Gorou Banda a été pompeusement inaugurée.

Elle est censée produire 100 mégawatts, largement suffisants pour alimenter les trois régions sus mentionnées mettant ainsi fin aux délestages de manière durable. Mais hélas, à l’instar des autres inaugurations ratées des gros chantiers de prestige, Gorou Banda ne fera pas exception à ce caractère artificieux et mensonger des projets de la renaissance. En effet, des problèmes de délestages électriques, parfois de plus d’une demie journée voire même des journées entières mais surtout à un nombre indéterminé, nous disent mieux sur la situation des installations de Gorou Banda. Cela n’est-il pas inadmissible pour un régime qui prétend avoir fait en seulement trois ans plus que tous les régimes qui se sont succédé depuis l’indépendance.

Ces délestages ne sont pas sans conséquences : C’est ainsi que sur le plan de la santé, les moustiques s’en donnent à cœur joie envoyant ainsi toute une partie de la population en majorité les enfants dans les centres de santé qui sont eux-mêmes fragilisés soit par ses coupures soit par la grogne des médecins spécialisés que votre gouvernement ne semble pas entendre ; Pour l’économie c’est la catastrophe, en effet il est très fréquent dans ce genre de situation que des vendeurs de produits congelés ou périssables se retrouvent avec des produits avariés dans les chambres devenues chaudes (pour décrire le climat afin d’éviter le mot courant « chambre froide »), des stations d’essence et des distributeurs d’argent aux arrêts, des boulangers se retrouvant avec la pâte durcie dans les pétrins, des ateliers de soudure et autres fermés, bref d’une économie en péril.

A travers cette interpellation SE, le peuple nigérien vous demande de ne pas rire d’eux, mais de rire avec eux et veut savoir à travers la représentation nationale

l) Quel est le niveau de dépendance électrique de notre pays ?
2) Quand-en est-il du contrat d’approvisionnement qui nous lie avec le pays fournisseur ? On parle de la suspension de la fourniture d’électricité courant 2018.
3) Combien a coûté réellement la centrale aux contribuables nigériens ?
4) Quel est le coût de production du kilowatt au niveau de la centrale de Gorou banda ?
5) Quelle est la consommation par heure de fuel de la centrale ?
6) Existait-il une autre alternative quand le projet de Gorou Banda a été validé ?
7) A quand notre indépendance énergétique ?

Veuillez agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre très haute considération ».
Réponse de Mme Amina Moumouni, ministre de l’Energie, aux questions du député Nassirou Halidou
«Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,
Honorables Députés Nationaux,
Mesdames et Messieurs.
En cette date du 04 novembre 2017, je me retrouve, en ma qualité de Ministre de l’Energie, par devant la Représentation Nationale suite à l’interpellation de l’Honorable Député Halidou Nassirou. Je vous remercie pour l’intérêt porté au secteur dont j’ai la charge depuis qu’il existe à part entière. La création du Ministère de l’Energie en octobre 2016, traduit la volonté politique affirmée du Président de la République, Son Excellence Issoufou Mahamadou, et de son Gouvernement dirigé par Son Excellence Brigi Rafini, de donner sa place au secteur de l’Energie en raison de son rôle transversal de moteur du développement social et économique. Dans ce sens, il s’agit de faire face aux défis, notamment l’accès de la population aux services énergiques modernes et la disponibilité de l’offre énergétique, particulièrement en électricité.

Permettez-moi de préciser que le secteur de l’énergie couvre, en plus de l’électricité, les énergies domestiques (combustibles de cuisson), entre autres. Je soulignerai, en tant que femme consciente des tâches ménagères qui nous incombent à mes sœurs et moi, l’importance des énergies domestiques qui méritent le développement de politiques et stratégies ainsi que le développement de projets à mettre en œuvre de façon effective notamment dans les zones rurales, ce à quoi nous nous attelons.

Cela dit, l’interpellation a trait à l’indépendance énergétique qui se définit comme la capacité de la production nationale d’énergies primaires (charbon, pétrole, gaz naturel, nucléaire, hydraulique, énergies renouvelables) à couvrir la consommation nationale en énergies primaires. En ce qui concerne l’électricité, produit qui résulte de la transformation d’énergies primaires, l’indépendance électrique se mesure à travers la satisfaction des besoins de la consommation nationale en énergie électrique par la production nationale d’électricité. Il convient de noter que cette situation évolue dans le temps avec les fluctuations de la demande et le niveau (souvent fixe sur une certaine durée) de la production nationale d’électricité.

La situation de notre pays est caractérisée par une production nationale d’électricité constituée de la transformation de charbon minéral en électricité la centrale de la SONICHAR et de la production d’électricité dans les centrales de NIGELEC à base de combustibles diesel et fuel lourd. Jusqu’à la mise en service de la raffinerie de SORAZ en novembre 2011, tous les combustibles utilisés étaient importés mais depuis, c’est le cas uniquement pour le fuel lourd. Cependant, l’importation d’énergie électrique du Nigeria, qui remonte à 1976 constitue la principale source d’approvisionnement électrique du Niger (72% en 2016), à un prix très compétitif (autour de 25 FCFA/kWh). Notre système électrique, segmenté en 5 zones plus un ensemble de centres isolées, se présente comme suit :

i) Zone Nord (Agadez et Arlit) alimentée essentiellement par la SONICHAR;
ii) Zone Est (région de Diffa), précédemment alimentée par la ligne d’interconnexion Diffa/Damasak avec le Nigeria qui, compte tenu de l’insécurité, est substituée par les centrales diesel de la NIGELEC situées à Diffa et Nguigmi ;
iii) Zone Niger Centre Est (régions de Maradi, Tahoua et Zinder), alimentée par la ligne Katsina/Gazaoua d’interconnexion avec le Nigeria avec des centrales de secours à Maradi, Malbaza, Tahoua et Zinder ;
iv) Zone Fleuve (régions de Dosso, Tillabéry et Niamey), alimentée par la ligne Birnin Kebbi/Niamey d’interconnexion avec le Nigeria avec des centrales d’appoint/secours à Niamey (Niamey 2, Goudel et maintenant Gorou Banda) et Dosso ;
v) Zone Gaya/Malanville, dont l’alimentation est basée sur la liaison d’interconnexion avec Kamba au Nigeria et disposant d’une centrale diesel de secours ;
vi) Zones isolées formées de tous les autres centres disposant de centrales diesel, autour d’une centaine, situées dans toutes les régions et exploitées par la NIGELEC. A date, la clientèle de la NIGELEC se chiffrait à 314 802 abonnés, répartis dans 650 localités électrifiées sur l’ensemble du pays (contre 344 en fin 2010), dont 162 chefs-lieux de Communes rurales. Après ces propos liminaires, Honorables députés nationaux, permettez-moi d’en venir à la réponse aux questions posées !

1. Quel est le niveau de dépendance électrique de notre pays ? À quand notre indépendance énergétique?
Comme indiqué ci-haut, l’indépendance électrique désigne la capacité d’un pays à satisfaire de manière autonome ses besoins électriques. Cette indépendance peut se mesurer à travers le Taux d’indépendance électrique qui est le rapport entre la production nationale et la consommation nationale pour une année donnée. La production nationale d’électricité de NIGELEC comprend les Achats auprès de la SONICHAR et l’énergie produite dans les centrales de NIGELEC, avec la contribution de Gorou Banda à partir de 2017. L’évolution du Taux d’indépendance électrique, non compris les sociétés minières, se présente comme suit sur la période 2009/2020 :

II ressort que l’indépendance électrique et énergétique va s’accroître sur la période 2018/2020 en raison de l’introduction attendue dans le mix électrique du solaire, notamment à travers : la centrale solaire photovoltaïque de Malbaza de 7 MW en cours de construction sur financement indien, attendue en 2018 ; la centrale hybride d’Agadez (13 MW solaire et 6MW diesel) prévue en 2019; et Gorou Banda solaire (20 MW) dont le financement est en cours d’obtention auprès de l’AFD (en plus de la 2ème tranche de 20 MW thermique diesel).

Par ailleurs, d’autres centrales solaires sont envisagées très prochainement en production indépendante, autour de Niamey et à l’intérieur du pays. La réalisation des grands projets en cours de développement va accroître davantage notre indépendance électrique et énergétique dont : Centrale hydroélectrique de 130 MW de Kandadji (prévue en 2021) ; Complexe charbonnier Salkadamna dans la région de Tahoua avec une centrale à charbon prévue en 2023 ; Renforcement des capacités de production de la SONICHAR ; Centrale thermique à gaz ou au brut dans la région de Zinder.

A ce stade, permettez-moi de vous signaler que la Politique nationale d’électrification du Niger, en cours de finalisation, vise entre autres, d’une part à réduire davantage notre dépendance en énergie électrique, grâce notamment à un environnement des affaires particulièrement attrayant pour des producteurs indépendants qui souhaiteraient investir dans le secteur, et, d’autre part, à développer le potentiel énergétique national et même contribuer au marché électrique commun de la CEDEAO (WAPP/EEEOA) en cours de gestation. En cela, des réformes idoines ont été entreprises et je voudrai ici saluer le rôle joué par l’Assemblée Nationale dans leur adoption. En ce qui concerne l’accès à l’électricité, des projets sont en cours d’exécution sur la période 2017/2021 qui vont permettre de le faire croître substantiellement dont :

– le raccordement de 168 500 nouveaux ménages urbains et ruraux par branchement subventionné associé à l’extension et au renforcement des réseaux existants de la NIGELEC (NELACEP sur financement de la Banque mondiale, CNE1157 financé par l’AFD et PEPERN financé par la BAD);
– l’électrification de 165 localités (projets CNE1157 financé par l’AFD et PEPERN financé par la BAD).

En outre, un projet spécifique d’expansion de l’énergie solaire (NESAP financé par la Banque mondiale) est en cours de mise en œuvre et conduira :
– à une solution d’accès à l’électricité (mise en œuvre par le Ministère des Finances et le CNES) via des kits solaires aux populations éloignées du réseau existant de la NIGELEC et ne pouvant pas bénéficier de mini-réseaux d’électrification ;

– au développement des mini-réseaux dans certaines zones rurales (dont une en phase pilote et dix par la suite), sous l’égide de l’ANPER, pour fournir l’accès à l’électricité à 6 000 ménages ruraux avec une capacité solaire photovoltaïque de 2 MW à installer et dont l’exploitation sera confiée à des Opérateurs Privés de Réseaux (OPR) selon un mécanisme en cours de définition ;

– à l’hybridation de 30 centrales isolées diesel de la NIGELEC avec une capacité solaire photovoltaïque à installer totalisant 9 MW et un élargissement de l’accès à 8000 nouveaux ménages par branchements subventionnés.
L’ANPER conduit actuellement l’électrification de 50 villages dont 10 par mini réseau solaire et 40 par kits solaires individuels sur financement indien.

Honorables Députés Nationaux, je m’en vais répondre à la question suivante :

2. Qu’en est-il du contrat d’approvisionnement qui nous lie avec le pays fournisseur ? On parle de suspension de la fourniture d’électricité courant 2018

Le Contrat d’approvisionnement ou de fourniture d’énergie électrique lie notre société nationale d’électricité, la NIGELEC en tant qu’acheteur importateur, à la société du Nigeria s’occupant de la vente d’énergie électrique. Il découle de l’Accord inter-Etat, signé en le 21 Décembre 2010 à Abuja pour une durée de 20 ans avec effet rétroactif au 08 janvier 2007, pour les interconnections Birnin Kebbi/Niamey (120 MW de puissance souscrite), Katsina/Gazaoua (40 MW de puissance souscrite), Damasak/Diffa (4 MW de puissance souscrite) et Kamba/Gaya (6 MW de puissance souscrite).

Le Contrat de fourniture entre la NIGELEC et la TCN (Nigeria) date du 22 décembre 2010 pour une durée de 20 ans, avec des tarifs libellés en dollars américains et renégociables tous les 03 ans à la demande d’une des parties ou d’une puissance supplémentaire. Il n’y a donc pas de suspension prévue de la fourniture courant 2018. Des réformes sont en cours dans le secteur au Nigeria, avec l’avènement d’une nouvelle entité dénommée NBET – National Bulk Electricity Trading, vers laquelle le contrat avec la NIGELEC devra être transféré. Il faut préciser ici l’excellence des relations de coopération énergétique avec le Nigeria.

3. Combien a coûté réellement la centrale Gorou Banda aux contribuables nigériens?

La construction de la centrale thermique diesel de 100 MW de Gorou Banda est effectuée en deux phases, la première de 80 MW ayant coûté au total 73,996 milliards de francs FCFA dont la Centrale thermique diesel de 80 MW pour un coût de 62,318 Milliards FCFA. A cela, il faut ajouter les postes et lignes d’évacuation d’énergie électrique pour un montant de 9,971 milliards de francs FCFA et les prestations de l’ingénieur conseil s’élevant à 1, 707 milliards.

Le financement a été couvert par l’Etat du Niger 8,185 milliards, et à travers les emprunts contractés auprès de la BOAD (50 milliards de francs FCFA) et la BID (17,31 milliards de francs FCFA). La deuxième phase de 20 MW va bientôt démarrer en 2018 sur financement conjoint de l’Etat et de la BAD : 14, 760 milliards FCFA. A cela, il faut ajouter l’installation prochaine de champ solaire de 20 MW dont le financement est en cours d’obtention par l’AFD et TUE. Honorables Députés Nationaux, je vais répondre à la question suivante.

4. Quel est le coût de production du kilowatt au niveau de la centrale de Gorou Banda ?
Le kilowattheure produit à la centrale Gorou Banda ressort à 109,93 francs FCFA (hors frais fixes) en consommant du gasoil et à 100,08 francs CFA en utilisant du fuel lourd. A titre illustratif, les turbines à gaz produisent (hors frais fixes) le kilowattheure à 157,79 francs FCFA, les groupes MTU à 99,18 francs FCFA et le groupe PC4 à 103,69 francs FCFA.

5. Quelle est la consommation par heure de fuel de la centrale ?

La consommation horaire de combustible de la centrale Gorou Banda dépend du nombre de groupes en fonctionnement comme indiqué ci-après :

6. Existait-il une autre alternative quand le projet de Gorou Banda a été validé ?

Le projet est né de la volonté politique des autorités du Niger d’améliorer l’autonomie du pays en énergie électrique ainsi que de sécuriser de l’approvisionnement de la zone Fleuve, avec la mise à disposition d’une capacité suffisante pour : i) faire face à l’absence totale ou partielle de l’importation du Nigeria, ii) le renforcement et le renouvellement du parc thermique dont l’âge de certains groupes dépasse 30 ans. Il s’inscrit dans le sens des recommandations du Forum sur la définition d’une politique nationale de l’énergie électrique, tenu à Niamey, du 15 au 17 février 2011 et ayant regroupé tous les acteurs du sous-secteur de l’électricité, visant notamment à court terme, l’accroissement des capacités de production diesel. Par ailleurs, l’idée de projet a fait l’objet d’analyse approfondie au sein d’un comité regroupant tous les acteurs impliqués (Présidence de la République, Cabinet du Premier Ministre, Ministères en charge de l’Energie, du Plan, du Commerce, Autorité de Régulation Multisectorielle (ARM), NIGELEC). L’option de construire la centrale diesel de 100 MW a été proposée à cause de :

– la nécessité de disposer d’une puissance plus importante pour le secours de Niamey au vu de l’insuffisance et de la vétusté du parc de production thermique de Niamey ;
– la nécessité de pallier (a) l’indisponibilité récurrente et à la limitation éventuelle de la capacité de la ligne 132 kV Birnin Kebbi-Niamey ;

– la technologie diesel maîtrisée par les techniciens de NIGELEC;
– la disponibilité du combustible qui est produit localement pour le gasoil ;
-le coût d’investissement, la continuité du service et le délai de mise en œuvre avantageux à l’époque (2011), comparativement aux autres technologies alternatives :

– Solaire à concentration avec stockage (fonctionnement continu) qui se situera à 500 Milliards de F CFA environ,
– Solaire photovoltaïque sans stockage avec un fonctionnement discontinu (intermittent), limité aux périodes d’ensoleillement d’environ 70 Milliards de F CFA ;

– le coût d’exploitation supportable de la centrale diesel dans son utilisation : i) en écrêtage (lorsque la demande dépasse la capacité disponible des sources les moins chères), en attendant la mise en exploitation des deux projets Kandadji et Salkadamna qui était prévue respectivement en 2018 et 2017; et ii) en cas d’indisponibilité de la ligne d’importation du Nigeria (disponible à 95% dans l’année, ce qui conduit à moins de 500 heures de fonctionnement/an en moyenne). Il y a lieu de préciser que la consommation en combustible, se situe à hauteur de 200g/kWh contre 220 pour les groupes MTU, 230 pour le groupe PC4 et 350 pour les turbines, conférant au projet un coût plus compétitif par rapport aux sources existantes.

De ce qui précède, la centrale de Gorou Banda constituait l’alternative indiquée pour faire face au déficit de l’offre en énergie électrique en termes technique et financier ainsi que de délai de mise en œuvre. En conclusion, notre indépendance énergétique sera confortée par les grands projets de Kandadji et Salkadamna. En outre, le Cadre institutionnel et réglementaire est en cours de parachèvement, en même temps que la planification (Plan Directeur d’Electrification) pour répondre à la problématique de l’accès à l’électricité.

Honorables Députés nationaux, je vous remercie de votre aimable attention. ».

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Source: ONEP

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2 plusieurs commentaires

  1. Belle analyse 👍

  2. en claire ce qu’il faut comprendre de cette narration de la ministre, ce que l’indépendance énergétique n’est pas pour aujourd’hui, ni même pour demain….

    la cote d’ivoire a réalisé un barrage hydraulique de 275 mégawatts en 5 ans à un cout de 480 milliards (80% financé par la Chine et remboursable sur 30 ans, faut croire qu’il y a des africains qui savent bien négocier, nous avec la Soraz, on nous a dit qu’il faut rembourser sur maximum 10 ans, ce qui fait que nous consommons très cher aujourd’hui le carburant…), bon revenons au sujet, ailleurs on met en place un barrage de 275 MW à 480 milliards et nous on fait une centrale de 80 MW à 74 milliards sans compter qu’elle va consommer du fuel tout au long de son fonctionnement et vous voulez nous faire croire que c’était le bon choix???je reste convaincu que cette centrale de gourou banda est un des plusieurs mauvais choix qu’a fait ce régime….

    une des raison évoqué par la ministre quant au choix de cette centrale gasoil, maitrise de la technologie de centrales gasoils par les techniciens nigelec, mais madame la ministre, ce n’est pas au contexte (technologies) de s’adapter aux personnes mais plutôt aux personnes de s’adapter au contexte (nouvelles technologies), c’est comme ça, ça se fait dans n’importe quel domaine, il faut savoir former et monter en compétences ces techniciens…c’est l’autonomie et le respect d’un pays qui sont en jeu….

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