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Assemblée nationale/Clôture de la 2ème session ordinaire : Seule notre cohésion et notre commune volonté de vaincre nous assurerons la victoire totale, condition essentielle de la poursuite de l’œuvre de construction nationale

Le PAN Amadou Salifou (Assemblée nationale/Clôture de la 2ème session ordinaire )

Le PAN Amadou Salifou (Assemblée nationale/Clôture de la 2ème session ordinaire )

L’Assemblée nationale a procédé, samedi dernier, à la clôture de ses travaux de la deuxième session ordinaire dite session budgétaire. Cette cérémonie solennelle qui met un terme à deux mois de travaux, s’est déroulée en présence du Premier ministre, SEM. Brigi Rafini, de plusieurs Présidents d’Institutions de la République, des membres du Gouvernement et du Corps diplomatique.

La cérémonie a notamment été marquée par l’allocution de clôture, prononcée par le Président de l’Institution, SE M. Amadou Salifou. Lire ci-dessous l’intégralité du discours de clôture :

« Seule notre cohésion et notre commune volonté de vaincre nous assurerons la victoire totale, condition essentielle de la poursuite de l’œuvre de construction nationale à laquelle s’attelle le Président Mahamadou Issoufou », déclare SEM. Amadou Salifou

« Mesdames et Messieurs, Chers invités,    
Par la grâce de Dieu, voici donc que s’achève cette session sur laquelle nous fondions beaucoup d’espoir : espoir de doter notre pays d’une bonne loi de finances pour l’année à venir, espoir de faire avancer le chantier législatif de la septième République, espoir de contribuer à raffermir la bonne Gouvernance dans notre pays.
Distingués invités, sans verser dans une autosatisfaction béate, j’ose aujourd’hui affirmer que ces espoirs n’ont pas été déçus; et, avec le poète, je peux déclarer que les fruits ont répondu à la promesse des fleurs !

En effet, grâce à l’assiduité et à l’ardeur de l’ensemble des députés, qui ont souvent sacrifié leur temps de légitime repos à son examen, le projet de loi de finances pour l’année 2016 a été adopté dès la fin de la première décade du mois de novembre 2015. En commission comme en plénière tous ces députés, avant de se prononcer sur le projet gouvernemental, se sont penchés avec minutie sur chacun de ses détails, qu’il s’agisse des recettes ou des dépenses. C’est donc le fruit d’un travail véritablement méticuleux et collectif que je viens de transmettre au Président de la République pour promulgation.

Cependant, je me dois de rappeler à nos partenaires de l’exécutif qu’un budget ne saurait être bon en soi ; il ne vaut que par une exécution diligente où la rationalité des choix d’objectifs de dépense le dispute à la mobilisation efficace et intelligente des ressources ! En un mot il s’agira d’être sage et économe dans la dépense et efficace dans la perception des recettes.

Honorables invités, parallèlement à l’examen du budget, la session qui s’achève a également permis à l’Assemblée nationale de poursuivre l’exécution du programme législatif de ce quinquennat; c’est ainsi que plus d’une vingtaine de lois, couvrant divers domaines de la vie nationale, ont été adoptées au cours de ces deux mois de travail. Il s’agit là d’un effort méritoire même si, beaucoup reste encore à faire. S’agissant de ces lois votées, je voudrais m’attarder un peu sur celles relatives aux ratifications des accords et conventions de prêts dont le caractère répétitif du passage à l’Assemblée ne manque pas d’intriguer nos compatriotes qui, bien souvent, s’interrogent quant à leur conséquence sur leur vécu quotidien.
Excellence, Monsieur le Chef du gouvernement, face à la pertinence des interrogations de ces compatriotes, les députés souhaitent que tous les accords de prêt dont ils autorisent la ratification soient mis en œuvre avec la célérité requise par la situation de notre pays. Par-dessus tout, leur souhait est que désormais l’on bannisse cette situation paradoxale où des projets sont clôturés alors qu’à peine la moitié des crédits y relatifs sont consommés.

A cet égard, il me semble que le choix des hommes est capital : que donc, désormais, les projets ne soient confiés qu’aux cadres les plus consciencieux disposant de tous les pré-requis nécessaires à leur mission ! De l’avis de l’Assemblée nationale, iI faut également travailler à réduire les délais entre la ratification des accords et conventions de prêt et le début effectif de la mise en œuvre des projets.
Dans cet ordre d’idées, Excellence, Monsieur le Premier Ministre, à la suite de l’accueil enthousiaste que les députés ont fait au projet de ratification de l’accord de prêt relatif au financement complémentaire du barrage de Kandadji, je vous demande de prendre les dispositions les plus utiles et les plus urgentes pour lever les éventuels obstacles administratifs, financiers, juridiques et techniques qui retardent l’exécution de ce projet! Ce barrage, dois-je le rappeler, représente pour tous les Nigériens un pari sur l’avenir, c’est le trait d’union entre cette génération et les prochaines, sa réalisation mérite donc tous nos sacrifices !
Distinguées invités, la présente session aura également vu se multiplier des séances de contrôle de l’action gouvernementale, conformément à la Constitution et au Règlement intérieur de notre Chambre. Ainsi, outre l’installation effective de la commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation du fonds d’accès universel, des questions d’actualité et des interpellations ont jalonné la session. Il s’agit là du signe évident de la vitalité de notre démocratie. C’est bien souvent d’heureuses occasions qui sont offertes au Gouvernement pour communiquer aux citoyens nigériens les informations les plus pertinentes sur certains aspects de la vie du pays. Ce fut le cas lors de la séance consacrée à la gestion des événements qui se déroulent actuellement dans la région de Diffa.
S’agissant de ces événements, la tragique actualité, au village de Gogone, en France, au Mali et en Tunisie, nous rappelle, si besoin en était, que la guerre contre le cancer terroriste n’est pas terminée, pire elle s’étend au monde entier sous les formes les plus sournoises. Tout en m’inclinant devant la mémoire des victimes de l’attaque barbare de Gogone, je voudrais au nom de l’ensemble des députés présenter à leurs familles respectives ainsi qu’aux gouvernements et aux peuples français, malien et tunisien mes condoléances émues.
Pour rappel, cette guerre qui nous est imposée, contrairement aux conflits armés classiques, n’est pas du ressort unique de l’armée. Il s’agit d’une guerre où, l’ennemi, parce qu’en camouflage permanent au sein des populations civiles, frappe en toute lâcheté avant de se refondre dans l’anonymat protecteur des masses populaires. Au regard de l’asymétrie de l’action terroriste, il me semble que l’arme la plus efficace est la vigilance populaire.

J’invite donc chaque citoyen de ce pays, sur la ligne de front et partout ailleurs, dans nos contrées rurales comme dans les quartiers de nos villes, à être sur le qui-vive permanent. Il s’agit véritablement d’un combat de tous pour tous ! Seule notre cohésion et notre commune volonté de vaincre nous assurerons la victoire totale, condition essentielle de la poursuite de l’œuvre de construction nationale à laquelle s’attelle le Président Mahamadou Issoufou.

Ce conflit qui nous coûte si cher et qui nous divertit dans la poursuite de nos grands desseins de développement doit prendre fin. A cet égard, j’invite le Gouvernement à entreprendre toutes les démarches nécessaires afin que les coalitions sous régionales constituées pour lutter notamment contre Boko Haram définissent, au plutôt, une stratégie et une organisation efficaces pour mettre fin à ce cauchemar qui ne cesse de nous hanter jour et nuit.

Cependant, Boko Haram n’étant qu’une des têtes de l’hydre terroriste, une réaction mondiale s’impose. Il faudrait donc que la Communauté internationale s’investisse davantage aux côtés de tous les pays concernés avec les appuis les mieux appropriés.
Distingués invités, pour en revenir à cette session, je voudrais juste rappeler à ceux qui enterrent trop vite notre mandat, que celle-ci n’est pas la dernière; en effet, l’on doit se rappeler que le terme de cette première législature de la 7ème République est le 15 mars 2016. D’ici là, il nous est tout loisible de nous réunir de notre propre chef ou à la demande du Président de la République pour examiner les textes encore en souffrance, mais dont l’utilité et l’urgence sont avérées.
Pour l’heure, il ne me reste plus qu’à remercier tous ceux qui ont permis à la présente session d’atteindre ses objectifs. Il s’agit d’abord de tous les membres du Gouvernement qui ont sacrifié au rituel républicain de participation à nos débats, ensuite de la presse qui relaye ces débats avec professionnalisme et surtout des fonctionnaires parlementaires dont je salue le dévouement et l’efficacité.

En souhaitant à notre pays de poursuivre avec toujours plus de sérénité sa marche inexorable vers l’émergence, je déclare close la deuxième session ordinaire de l’Assemblée nationale au titre de l’année 2015.
Je vous remercie. ».

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Source: ONEP

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