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ACTUALITE - CONTRIBUTIONS - Politique - 11 mars 2017

Bazoum contre contractuels : Une bataille où se joue l’avenir des enfants nigériens

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Après une tentative de négociation infructueuse, le Ministre Bazoum Mohamed, ministre chef d’État, ministre de l’intérieur et président du principal parti de la majorité présidentielle, a sorti son bazooka contre les dirigeants syndicaux du secteur de l’éducation, coupables d’avoir choisi, faute d’un accord répondant à leurs préoccupations, de continuer le combat autour de la plate-forme revendicative. « Vous n’êtes que des contractuels avec un statut précaire », a cru devoir rappeler le tout puissant ministre, sous forme de mise en garde aux pauvres enseignants contractuels.

Comme chaque fois que le Ministre Bazoum intervient sur un sujet important, notamment à l’occasion d’un conflit social ou politique, les Nigériens ont eu droit à une triste vérité : ceux qui nous dirigent n’ont aucune considération pour les pauvres gens, ces milliers de précaires, qu’ils soient contractuels de l’enseignement ou pas, qui se battent au quotidien pour gagner leur pitance. La précarité est un statut qui doit confiner à la résignation; et s’il y a quelque part des précaires qui essaient de se soustraire à cette règle d’or, c’est qu’il y a derrière eux quelqu’un, probablement un burkinabe. Un précaire nigérien normal est par essence fataliste; il n’a jamais vu se faire une révolution depuis que le Niger est Niger.

Devant cette triste vérité assénée par le Ministre Bazoum, les Nigériens que nous sommes avons désormais un choix clair à faire : soit, on se mobilise pour soutenir le combat des enseignants contractuels qui, bien que corporatiste de part les revendications mises en avant par les syndicats, est aussi un combat pour le sauvetage de l’école publique; soit, alors on joue tous aux précaires normaux, comme le souhaite ardemment le Ministre Bazoum, en pliant devant ce qu’il convient de considérer comme une mise à mort de l’école publique, celle qui a fait président, ministres, conseillers, directeurs, etc ceux qui nous dirigent aujourd’hui.

Bien entendu, il est fort possible que cette mobilisation générale que beaucoup ne cessent d’appeler de tous leurs voeux, n’advienne pas dans l’immédiat dans ce pauvre pays où la précarité a atteint des sommets.C’est le lieu de rappeler que s’il y a une chose que le régime en place a réussi parfaitement, c’est d’avoir amené tous les pères de familles précaires à comprendre qu’il ne sert à rien de nourrir des grands rêves pour leurs enfants; mais, Dieu merci,il y a encore au sein de ce régime des personnes sur lesquelles tous les précaires peuvent compter, pour se passer de nos amis Burkinabe qui ont d’autres chats à fouetter et qui ne sont pas eux-mêmes mieux lotis que nous autres Nigériens dans ce domaine.

Parmi ces personnes, il faut rendre grâce à Monsieur Bazoum Mohamed qui, même après des années de carrière diplomatique, s’est gardé d’adopter la langue de bois des diplomates ordinaires.

En tout cas, quand Bazoum disserte sur un sujet important, tout le monde peut trouver son compte; et c’est cela même n’est ce pas la marque des grands philosophes. Le discours de Bazoum sert tout le monde : d’abord, le Président Issoufou qui, visiblement, voit chaque sortie médiatique de son compagnon, en période de crise, comme un signe de loyauté à son égard; et ensuite, tous ceux qui, adversaires politiques ou acteurs de la société civile, ennemis internes ou externes, peinent parfois, par leurs propres discours, à mettre à nu le vrai visage du régime en place.

C’est dire donc que Dieu aime vraiment les précaires de ce pays, lui a fait une bonne place à Mohamed Bazoum dans le coeur du Président Issoufou,afin qu’il tienne, chaque fois qu’il en a l’occasion, le discours qu’il faut pour que la mobilisation en faveur de l’école, donc en faveur de l’avenir de nos enfants, advienne plus vite que prévu dans l’agenda burkinabe.

[author ]Moussa Tchangari (Contribution FB)[/author]

22 Comments

  1. VOICI TOUJOURS LES PROPOS DE C KI NOUS DIRIGENT OJORDUI,TRES VIOLENTS,RENCOEUX,MECHANTS,HYPOCRITES,…….,ET C COMCA K’ILS VEULENT A TORD ET A TRAVERS TOUT FAIRE DIRIGER C PAYS,KE CA SOIT PAR FORCE OU PAR VIOLENCE EUX DES ILS DIRIGENT ET VEULENT DIRIGER LE NIGER JUSKA LA FIN DU MONDE,LES GURISISTES HONTE A VOUS,KE DIEU VOUS MAUDIT,KE LA MALEDICTION DE DIEU SOIT TOUJOURS SUR VOUS,BAZOU TU N’ES RIEN QU’UN INDIVIDU RANCOEUX ET TU NE SERA RIEN IN CHAA ALLAH,ET MEME SI TU DEVIENDRAS PRESIDENT DE C PAYS TU VAS JAMAIS CHANGER CAR TON COEUR EST DEJA POURRI,TU ES DEJA MENE PAR LA HEINE ET LA MECHANSITE,JAMAIS TU NE SERAS FIER DE C KE TU AS ET DE TOUT C KE TU ORA OU TU DEVIENDRAS.

  2. Toute cette pagaille pour rien la solution est très simple. Tous les contractuels sont régis par un contrat de deux (2) ans. A la fin de chaque contrat avant le renouvèlement le gouvernement peut procéder à un test si l’enseignant passe on renouvelle son contrat dans le cas échéant ont le libère. Et dans 2 ans je suis sûr que tous les contractuels subiront le test et delà ont peut sélectionner les bons.

  3. Avant la contractualisation le Niger est absent au niveau des postes internationaux ,donc le niveau actuel des enseignants n’a rien à voir dedans. Prenons les cas des institutions internationales résidentes au Niger; même les postes de chauffeurs, manœuvres, plantons… sont pourvus par des expatriés. Kountché a reçu à placer beaucoup des Nigériens et au plus haut niveau des cadres. Mais tous ces cadres n’ont pas mis en place un système fiable des placements des Nigériens à l’international. Ils sont tous revenus pour pourrir la situation. Dans l’histoire de l’évolution du mondes des autodidactes sont devenus des savants, des bons dirigeants… donc en un mot la contractualisation n’est pas le mal du système éducatif, mais la démission des parents qui eux même ne constituent pas des modèles. Aujourd’hui les modèles ce n’est plus les ABDOULMOUMOUNI , LES DAN DICKO – LES TINGA. LES ANDRE ……. mais les Bazoum, les Massaoudou , les Hama , les Zakai….

  4. Pour trouver une solution, il faut accepter et comprendre le problème posé. Le système éducatif au Niger est aujourd’hui nul, ça c’est un fait. Les enseignants presque à tous les niveaux mais surtout ceux du primaire qu’ils soient contractuels ou réguliers, n’ont pas le niveau et compétences requises pour enseigner nos enfants.
    Solution: identifier tous les enseignants incompétents et les former sérieusement. Identifier tous les meilleurs enseignants envoyés très top à la retraite pour signer un contrat de deux ans avec eux en attendant que ceux qui sont aller en formation finissent.

    Tout à l’heure il y avait un débat sur le poste de la Présidence de l’UEMOA que le Niger devait occuper mais qui lui serait refusé par le Sénégal. Si on ne redresse pas l’école Nigérienne, dans les dix prochaines années le Niger ne pourra occuper aucun poste international simplement parcequ’il manquera des compétences même si on lui offrait le poste gratuitement.

  5. Le Ministre Mathé est un perturbateur de l’école nigérienne; il cherche à distraire les partenaire de l’école pour tester sa capacité à gérer un portefeuille ministériel. Ie Ministre Bazoum est sorti pour l’épauler mais il est très mélancolique pour fédérer les opinions et trouver une solution dans l’intérêt de l’école. les comportements malsains à l’égard de l’école amèneront incontestablement vers la fin d’un régime. Je lance un appel républicain au Président de la République , il n’ ya pas d’amitié qui tienne face à l’intérêt de la nation. Je lui rappelle cette phrase de Boni Yayi à ses PAC  » Je vous donne la priorité dans les nominations mais je ne protégerai personne face à la République » »

  6. Moi a mon avis, c’est pas le secteur de l’enseignement seulement qui est saturé au niger, c’est a tous les niveaux et ça c’est depuis l’avènement de la démocratie au niger. Raison, parce – qu’on ne nomme pas des gens au poste qu’ils faut, c’est l’illégalité qui règne jusqu’au sommet. A bon entendeur salut!!!,

    1. cher ami Jump

      c’est plutot le gouvernement qui est sature avec des ministres sans morale sans competence nomme sur la base du nepotisme et du reginalisme.

  7. Tous ceux qui ont des idées salvatrices et porteuses d’espoir à notre système peuvent les proposer au ministre via les réseaux sociaux afin que tous les nigériens puissent en apprécier.

  8. Pour que réussisse la reforme tendant à rechercher la qualité à notre système éducatif, il faut un autre ministre outre que Marthé qui n’a aucun respect pour les inspecteurs, les conseillers pédagogiques et les enseignants. Aussi, toutes ses nominations n’inspirent pas confiance et sont faites sur les bases d’amitié, de soumission , d’ethnie et de région. Pendant un an à peu prêt, il n’est pas capable de finaliser les nominations dans son ministère. Pire, ses collaborateurs préférés sont ceux qui font obstacle à la bonne marche de l’école depuis 2011 et bien avant sont encore là, sabotant parfois les quelques rares actions nobles de quelques rares cadres compétents du système. Des formations en cascades qui n’ont aucun impact ni sur les enseignants, ni sur les élèves, mais qui ouvrent le voies à toutes les tricheries de vols divers. Concrètement qu’est ce que Matrhé à proposé pour sortir notre école de la débâcle dans laquelle elle se trouve aujourd’hui? Rien. Au contraire , chaque jour que dieu fait, il crée les conditions de la plonger davantage dans l’anti qualité

  9. La décadence actuelle de notre système éducatif appelle à un sursaut patriotique. Trêve de duscussions steriles. Si on est d’accord que le présent vient du passé, alors le futur viendra du présent. Cela veut dire qu’il est grand temps d’agir pour arrêter le descente aux enfers de l’école publique avant qu’il ne soit tard. La question n’est pas de chercher le coupable,c’est plutôt de proposer des solutions crédibles pour relèver le niveau des élèves qui est désespérant pour tout pays qui se respecte. Un enseignant incapable de transmettre la connaissance par défaut d’utils éssentiels à sa profession et persiste dans son ignorance est tout simplement dangereux. Il faut le connaître, l’évaluer, l’isoler et le former afin qu’il puisse exercer sa fonction dans la dignité. L’école appartient à tout le monde, sauver l’école nigerienne est certes un débat interressant mais il faut le dépassionner afin de contribuer à l’administration de la thérapie indispensable, comme proposé par le gouvernement .

  10. En disant que les contractuels ne sont que des contractuels, Bazoum n’a rien dit parce que lui même n’est qu’un Ministre dont le statut est plus précaire que la situation juridique des contractuels.

    Si Bazoum veut convaincre les nigériens de l’importance de leurs projets de réformes, qu’il dise de manière solennelle qu’à compter de ce jour, le gouvernement a décidé que les enfants du Président, des Présidents des Institutions, des membres du gouvernement, des gouverneurs, des préfets, des directeurs généraux, centraux et régionaux soient tous ramenés dans l’école publique.

    Enfin, il faut que Bazoum arrête de narguer le peuple en disant qu’il reçoit les syndicats avec dignité, mais s’il n’est pas Ministre, quel nigérien veut même le croiser sur son chemin? Pourquoi faut-il toujours déverser tout sur Hama Amadou? Les contractuels font 75% du corps enseignant, est-ce que Bazoum a des ressources disponibles pour les remplacer?

  11. nous devons faire preuve de beaucoup de lucidité pour ne pas tomber dans les discours politiques de nos dirigeants.nous devons avoir à l’ esprit; l’intérêt national que constitue l’ école.Tous les nigériens doivent converger vers le sauvetage de cette année scolaire au lieu de verser l’huile sur le feu à travers des appels souvent périlleux au soutien à tel ou tel camp.tous unis pour sauver l’ année scolaire: pour sauver notre école.A bas les pyromanes d tous bords.vive la République.

  12. …NOUS DEVONS NOUS RAPPELER QUE LE PREMIER INVESTISSEMENT DURABLE QUE L’HOMME /LA FEMME DOIT OBLIGATOIREMENT FAIRE..C’EST L’ACQUISITION DE LA CONNAISSANCE!!!!

    …EN DEHORS DE CET INVESTISSEMENT INITIAL PAR L’EDUCATION (PAR L’ECOLE, PAR LA TRANSMISSION DE L’EXPERIENCE, PAR LE VOYAGE D’ECHANGE, L’AUTO-APPRENTISSAGE, ETC.), POINT DE PERSONNALITE, POINT DE SOCIETE, POINT DE NATION, POINT DE PAYS!!!

    …LA PHYLOSOPHIE (POLITIQUE) SEULE… NE PEUT NOURRIR DURABLEMENT LE CERVEAU DES NIGERIENS (NES)!!!

      1. Je pense que pour gerer une situation quelqu’elle soit,on doit partir de l’existant.
        Nous sommes tous d’accord que l’ecole nigirienne est malade.
        Malade de l’Etat qui n’a plus de politique ecdicative claire.
        Malade de ses enseignants peu formés ou mal formés(je sais qu’il y’en a parmi eux qui sont bien formés )
        Malade des ces parents d’eleves qui ne jouent plus leur role
        Les solutions:
        L’Etat doit definir une politique clair avec l’accord de tous les acteurs(revalorisation des salaires des enseignants(il ne faut pas se mentir,le salaire de l’enseignant ne tient pas compte des realites econmiques actuelles,arreter les nominations fantaisites en privilegiant l’ancienneté et l’experience,ameliorer le cadre de vie dans les ecoles et etablissements)
        Former les enseignants pendant les vacances et non créer des tentions unitiles en
        pleine année.
        Les parents d’eleve doivent aussi s’investir dans l’education de leur enfants car c’est une affaire de tous.

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