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Circulation dans la zone de Katako : Vers l’occupation anarchique des voies déjà

La réalisation des infrastructures est au cœur du programme des autorités de notre pays afin de rendre la ville attractive. Dans ce sens, des efforts considérables ont été consentis dans la construction des infrastructures routières, dont les trois (3) échangeurs, les Boulevards, Tanimoune, Goudel-Tondibiah-Askia Mohamed, etc. Mais on constate que ces infrastructures sont exposées à des pratiques qui ne peuvent laisser indifférent.

Ces infrastructures qui sont réalisées ici et là, ont rendu entre autres la circulation fluide, contribué à faciliter le trafic intra-urbain, et redoré le visage de la capitale. Mais le constat au niveau de ces grandes infrastructures récemment réalisées est déplorable. Elles sont mal exploitées. Les comportements des usagers, témoignent à suffisance du non respect de l’ordre et même d’un manque de civisme. C’est le cas de la situation de pagaille qui s’installe progressivement au niveau de l’échangeur de Diori Hamani inauguré récemment.

Des chariots que des gens trainent allégrement, des piétons qui se pavanent en plein milieu de l’échangeur ; des camions stationnés de manière anarchique rendant, à certains endroits, la circulation et l’accès au marché Katako difficile. Il y a aussi ces vendeurs ambulants installés sur les trottoirs. Quant aux piétons, ils traversent l’échangeur en toute quiétude ignorant la passerelle qui a été construite et prévue pour leur éviter des risques. Même le tunnel n’est pas à l’abri de cette pagaille. Ce comportement doit interpeller les uns et les autres pour que cette infrastructure soit utilisée à des fins utiles.

Le même spectacle désolant s’observe au niveau du Boulevard Tanimoune, du fait que les trottoirs réservés aux piétons et aux motocyclistes sont investis, à des endroits, par des tabliers, des ateliers de réparation moto, des vendeurs des fruits et légumes, des vendeurs d’essence et des cartes prépayées, ainsi que des bouchers. Bref, les trottoirs sont utilisés à des fins contraires à leur objectif initial.
Du côté du Marché Dar-es-Salam qui fait face à une autre grande voie structurante, les trottoirs ont presque disparus. Ils sont systématiquement occupés par des vendeurs et revendeurs, ou transformés en lieu de stationnement anarchique.

C’est un devoir pour chaque citoyen de protéger ces infrastructures publiques compte tenu des ressources que le gouvernement investit pour leur réalisation, et leur utilité. Si rien ne fait, ces infrastructures risquent de se dégrader très rapidement, d’où l’urgence de continuer à sensibiliser les usagers quant au comportement à adopter vis-à-vis des biens publics.

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Laouali Souleymane(onep)

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9 plusieurs commentaires

  1. Tous les problèmes comportementaux des Nigériens n’ont qu’une seule source: le manque de leadership. Jusqu’à présent, après Kountche, les Nigériens n’ont pas encore eu un leader digne de son nom.

    • Oui, mille fois à cette remarque ! J’ajoute que ce rôle de « guide » ne doit pas seulement être exercé par le chef de l’état. Chaque membre du gouvernement, dans le cadre de son champ de compétence, doit également participer à la conduite des actions de l’état.
      Dans le cas présent, le ministre de l’Intérieur peut et doit se bouger pour le respect d’un code de la route. Marre de ces flics contemplatifs ou uniquement prêts à racketter l’automobiliste ! Marre de ces carrefours sans feux tricolores en marche et confiés aux mêmes incapables, marre de ces voitures officielles qui franchissent la ligne blanche pour créer une 3ème file…

  2. Au lieu de faire des infrastructures songé d’abord a finir avec l’analphabétisme d’abord une fois cette bataille gagné on peut songé au infrastructures car jusque-là c’est se manque d’intello qui fait que les uns et les autres agissent de la sorte. Un peu ne peut espérer au développement tand que la quasi totalité de sa population est analphabète.

  3. Qui est fautif dans tout ça:
    – nous qui sommes les usagers indisciplinés, qui manquons de civisme et ne respectons aucune règle;
    – les grands cerveaux qui élaborent les grands projets,construisent des grandes infrastructures à grand frais et qui oublient les grandes mesures d’accompagnement comme l’IEC;
    – ou ceux qui sont chargés de nous surveiller, protéger les biens publics, nous rappeler à l’ordre en cas de manquement et qui ne parviennent pas à faire leur travail (pour une raison X ou Y); …

    Nous avons besoin d’une énorme sensibilisation à la base (dès le pré-scolaire) pour un changement de comportement. Adoptons de bons comportements. Mettons tout le monde à contribution: parents, enseignants, journalistes, communicateurs, sociologues, anthropologues, psychologues, leaders d’opinion, politiciens, population elle même, ……… sinon Niamey sera difficilement Nyala.

    Imaginons une activité de plantation de 1000 arbres.
    Même si les arbres sont plantés et encerclés pas un grillage (qui cède parfois au premier coup de vent); si vous n’arrosez pas; si vous ne sensibilisez pas les riverains pour qu’ils contribuent en arrosant chaque arbre une fois par semaine par exemple; si les chèvres et les moutons errants continuent à circuler et brouter les feuilles de l’arbre; si tout citoyen peut venir déterrer ces arbres pour construire son kiosque; si ceux qui achètent les parcelles n’arrêtent pas, pour un oui ou un non, d’abattre les arbres à la devanture de leurs parcelles (alors même que ces arbres sont en réalité dans le domaine public et donc qu’on ne doit pas y toucher); si l’arbre est recouvert d’ordures ménagères et d’autres immondices, si aucun suivi n’est fait ; si si si; …..
    combien d’arbres restera t-il au bout de 2 à 3 ans?
    Même chose pour nos échangeurs et autres réalisations: IEC, CCC, appropriation, si nécessaire mesures dissuasives pour les contrevenants.

    Ceci n’est qu’un avis de citoyen. Les spécialistes des sciences du comportement peuvent aider le gouvernement pour nous faire adopter les bons reflexes. Bon ramadan, bonne fête, que Dieu nous protège.

  4. C’est ce qui arrive quand on met la charrue avant les boeufs. Construire des infrstructures surfacturees sans au prealable se poser la question de savoir si c’est reellement elles les seuls besoins des populations.

  5. RIEN de surprenant …. c’est le Niger …..dernier de l’univers et de la race humaine…… Il ne reste plus si ce n’est pas deja fait de voir des papa et grand papa CHIER et PISSER sur ces biens a defaut ou au surcroit d’en faire des depotoirs publiques …qui deviennent des pissatoires et chiatoires ..ces Nigeriens aiment vivre comme des cochons et ils s’y complaisent……

    Leur ville ..la pagaille et salete….leur Marche idem ,… L’hygiene des nourritures vendues ..questionnable…

    POURQUOI vous adorez la crasse? et dire que c’est une capital: pas la peine…..

  6. Désolant constat de l’attitude moyenâgeuse du Niger pour la circulation routière…
    Ce n’est guère mieux sur les autres parties de la ville, il est si fréquent qu’une voiture ou même une moto roule au milieu de la chaussée, sans jamais se soucier des autres et bloque ainsi 2 voies de circulation…
    Au moindre accident, les véhicules restent au milieu des voies, parfois en pleine nuit, créant ainsi le risque de sur-accident. Rien ne choque, donc on continue de laisser faire, sans chercher la moindre amélioration.
    Que fait la Police, que faisons-nous ? Rien ! Rien, c’est une rengaine bien nigérienne, hélas…
    A croire que nous nous complaisons à être les derniers dans tous les domaines. Nul en tout, cela ne vaut pas un prix dans le Guiness ??

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