Home ACTUALITE Commémoration de la journée internationale de la Douane (JID) édition 2019 : célébration conjointe couplée du lancement officiel de l’interconnexion du système informatique douanier Bénin/ Niger

Commémoration de la journée internationale de la Douane (JID) édition 2019 : célébration conjointe couplée du lancement officiel de l’interconnexion du système informatique douanier Bénin/ Niger

En prélude de la journée internationale dédiée à la communauté douanière, le Directeur Général entrant de la Douane, M. Amadou Petitot Oumarou a animé hier matin une conférence de presse. Plusieurs questions ont été abordées, notamment, l’interconnexion du système informatique douanier du Bénin et du Niger, le concept de frontière SMART, la sécurisation des marchandises, etc.

La Journée internationale de la douane est célébrée chaque année le 26 janvier. L’organisation Mondiale des Douanes célèbre cette journée en commémoration de la session inaugurale du conseil de coopération douanier CCD depuis le 26 janvier 1953.

C’est une journée spéciale qui souligne les efforts des hommes et des femmes qui travaillent dans les administrations douanières du monde entier.

Cette année, comme l’a souligné, le DGD, contrairement aux éditions précédentes, l’édition 2019, de la journée internationale de la douane sera célébrée le 25 janvier au lieu de 26 janvier.

En effet, l’édition de cette année est dédiée aux mouvements transfrontaliers rapide et sans entrave des marchandises des personnes et des moyens de transport, sous le slogan : des frontières SMART pour des échanges commerciaux fluides et le mouvement sans entrave des personnes et des marchandises. 

Face à la presse M. Amadou Petitot Oumarou a de prime à bord, rappelé, comment les Douanes contribuent à assurer la sécurité et la prospérité des collectivités à travers ses multiples missions, notamment, les missions fiscales, économiques et de protection de la population « la Douane en coopération avec les autres services présents aux frontières, joue un rôle fondamentale dans la sécurisation de la chaine logistique, la lutte contre le trafic illicite de drogue, d’arme, d’espèce menacée d’extension et des substances nuisibles à l’environnement et la protection de l’économie nationale à travers la lutte contre la contrebande.

Il revient donc tout naturellement à la Douane d’être le chef de fil des initiatives pour consolider à accroitre encore les efforts visant à rendre plus aisée la circulation des biens et des personnes à travers les frontières sécurisées ». Ainsi, explique le DG entrant de la Douane, l’OMD s’est engagée à promouvoir le changement de frontière en frontière plus intelligente au SMART « en plaçant la Douane dans un rôle de pivot central de liaison et de coordination de toutes les actions visant la facilitation du commerce par la sécurité.

Le concept de frontière SMART est ainsi introduit pour renforcer les efforts du pouvoir public, pour faciliter le commerce et le mouvement des personnes, tout en atténuant les menaces inhérentes aux flux transfrontalières des marchandises, des voyageurs et des moyens de transport ».

Pour le DGD, l’acronyme SMART renvoie aux principes détaillés ci-après et, qui, à notre avis, doivent guider la douane et être placés au centre des fonctions douanières de contrôle, de lutte contre la fraude et de facilitation :

Sécuriser les frontières, Mesurer la performance, Automatiser les procédés, gérer les Risques et intégrer la Technologie.

Sécuriser les frontières

La douane, les services partenaires aux frontières et les opérateurs économiques sont appelés à poursuivre leurs efforts en vue de l’objectif commun du renforcement de la sécurité de la chaîne logistique et de l’efficacité fondée sur la confiance mutuelle et la transparence.

Mesurer la performance

La mesure de la performance réelle de la douane dans la facilitation des échanges et le contrôle des frontières et l’évaluation du travail global de l’organisation douanière constituent deux piliers fondamentaux de la prise de décisions fondées pour les administrations douanières.

Automatiser les procédés

L’automatisation sous-tend chaque aspect du travail de toute administration des douanes moderne.  À une époque caractérisée par une numérisation rapide, les douanes devraient renforcer les mesures visant à exploiter les technologies de pointe afin d’améliorer leurs procédés, leur service et leur performance générale.

Gérer les Risques

Un cadre de gestion des risques axé sur le renseignement et sur les données permet aux administrations des douanes de gagner en efficacité, en particulier au niveau de la prise de décision et ainsi qu’à celui  d’interventions ciblées.

Intégrer la Technologie

La perturbation numérique a abouti à de nouvelles opportunités mais aussi à de nouveaux défis pour les douanes et les services gouvernementaux partenaires, et il est devenu nécessaire de se pencher sur l’utilisation d’autres technologies de l’information et de la communication, notamment, les technologies de suivi et de repérage intelligents pour les marchandises, les conteneurs et les moyens de transport ;  la mise au point d’une norme mondiale pour les images par rayons X pour garantir l’interopérabilité des appareils d’inspection non intrusive ; les technologies de pointe pour l’obtention de renseignement à travers l’analyse chimique des produits ; et l’utilisation pratique de technologies géospatiales et de drones pour la surveillance des territoires et des frontières fragiles ou inaccessibles.

« Pour travailler de manière plus ‘intelligente’ ou SMART, il faut être prêt à refondre les processus opérationnels en appliquant de nouvelles technologies, pour arriver à créer une chaîne de valeur mondiale interconnectée qui favorise la croissance économique d’une manière inclusive ».

La particularité de l’édition de cette année, c’est qu’elle sera célébrée conjointement avec le Bénin et procéder par la même occasion  à l’interconnexion des systèmes informatiques douaniers du Benin et du Niger.

Par ailleurs a indiqué le Colonel des Douanes Amadou Petitot Oumarou, « cette journée est, pour nous, une occasion de faire le point des efforts que nous avons menés au cours de l’année écoulée (2018) sur le plan de la réalisation des recettes mais également pour ce qui concerne la restructuration de notre administration ».

Ainsi, en 2018, sur une prévision de 201,182 milliards (201.182.391.497) en cash, nous avons réalisé 176,15 milliards (176.156.657.739) soit un taux de réalisation de 87,56%. Par rapport à 2017, il s’est dégagé une plus-value de 16,88 milliards (16.883.039.543)

Pour cette année qui commence, nous nous attelons à réaliser environ 241 milliards.

Pour ce qui concerne la restructuration de notre administration, nous avons mis en œuvre plusieurs reformes pour la rendre plus performante, avec entre autres la création de la Cellule des Reformes et de la Modernisation, la création de nouvelles unités douanières spécialisées ; l’adoption d’un nouveau code national des douanes ; la migration vers SYDONIAWorld qui continue et activités subsidiaires (module contentieux) ; l’interconnexion de nouvelles unités douanières ; la mise en œuvre de la sélectivité ; l’extension du transit électronique à tous les bureaux des douanes ; le suivi informatique de la gestion des exonérations et des autres régimes économiques intégrant les exonérations du budget de l’Etat ; l’interconnexion  de la douane nigérienne avec les douanes du Bénin et l’interfaçage des systèmes informatiques des impôts et la douane .

En2019, les grands chantiers de la DGD tournent autour de l’élaboration  d’un manuel de procédures ; la reprise de l’étude sur le temps nécessaire pour la main levée des marchandises ; le suivi des cargaisons par la géo localisation ; le marquage des hydrocarbures et la dématérialisation des documents à joindre à la déclaration.

Peu après son mot introductif, le Directeur général entrant de la Douane a répondu aux questions des journalistes sur le choix de Mallanville pour la célébration de la journée avec la Douane Béninoise, l’impact positif de l’interconnexion du système informatique, le nouveau concept SMART, etc.

Pour le Colonel Amadou Petitot Oumarou, « à Mallanville, il y a ce que nous appelons, le Poste de Contrôle Juxtaposé. Au niveau de ce poste financé par l’UEMOA, touts les services qui sont aux frontières se retrouvent sur un même endroit pour pouvoir traiter les marchandises. Cette célébration conjointe au cours de laquelle les douaniers vont faire le point sur les efforts qu’ils ont consenti au cours de l’année écoulée sur le plan de la réalisation des recettes et les reforme engagées par l’administration douanière, va sans nul doute renforcer la bonne coopération qui existe entre la Douane Nigérienne et celle du Bénin. Pour donner un aperçu sur la particularité de l’édition 2019, M. Amadou Petitot Oumarou a saisi l’occasion pour annoncer le lancement officiel de l’interconnexion du système informatique du Bénin et du Niger qui aura lieu le 25 janvier prochain à Malanville.   

       

Par Abdoul-Aziz Ibrahim (Tamtam Info News)

2 Comments

  1. Bonjour Mr le DG,

    Bonne chance dans ta gestion. Sauf, qu’il faut faire très attention avec l’administration béninoise, elle peut très facilement triché dans la collaboration avec notre pays. Attention Attention, le Niger se fait gruger chaque fois. Attention on a toujours eu des problème avec ce pays. ATTENTION aux données que vous transmettra, ATTENTION ENCORE !

  2. La douane vous faite honneur au dominant politique de la 7eme République de notre pays + le peuple Nigérien notamment les commerçants pour lesquels votre nouvelle stratégie Smart leur facilitera les transactions matériels à l’import + export = ils auront à nouveau espoir de vivre réellement le monde du marché national + international.
    Selon nous le Niger demeure un pays enclavé parce la douane entrave ses liens commerciaux avec les pays côtiers + le reste du monde et pour cela tout en tenant compte du facteur risque , nous invitons la douane à créer un bon climat d’entente entre eux et les commerçants surtout nigériens afin que ses derniers puissent rapatrier leur fortune dans leur ville natale , ce qui cadre parfaitement avec le plan de la renaissance de ISSOUFOU MAHAMADOU visant à rendre le Niger un carrefour sociale + économique + culturelle pour le compte des fils de cette terre noble .Cependant , des informations nous dictent l’idée selon laquelle les trafics d’armes, drogues ,essences passent par les mains de certains de vos responsables mais que Dieu nous en garde du moment que nous n’avions jamais témoigné sa de nos propres yeux ( veuillez à ce qu’il ait moins de dégâts à votre niveau ).
    Mr PETITO rendez d’avantage facile vos liens sociaux avec le tiers pour la croissance économique d’un Niger prospère en copiant la structure douanière du Nigeria que nous avons beaucoup apprécié .
    NB : vous contribuer massivement en ce qui concerne l’alourdissement en numéraire de notre caisse Étatique , nous somme fier de vous , faite en sorte que les commerçants ressentent ce même sentiment à votre égard car sans eux il y aura un non lieu de vos actions professionnels et c’est ce que nous ne voulons pas.
    Tout le monde doit jouir du règne de Zaki au Niger actuel dans la mesure que avec ce dernier des conditions favorables sont mises à la disposition des travailleurs.

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