Home ACTUALITE Conférence de presse de ministre du Tourisme et de l’Artisanat sur l’hôtel Gaweye : « Il s’agit d’une mise en concession de la gestion de l’Hôtel Gawèye au profit du groupe Bravia Hôtel et non d’une vente » a expliqué M. Ahmed Botto

Conférence de presse de ministre du Tourisme et de l’Artisanat sur l’hôtel Gaweye : « Il s’agit d’une mise en concession de la gestion de l’Hôtel Gawèye au profit du groupe Bravia Hôtel et non d’une vente » a expliqué M. Ahmed Botto

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat M. Ahmed Botto a animé le vendredi 04 janvier dernier, une conférence de presse relative à la future gestion de l’hôtel Gawèye de Niamey. Il s’agit à travers cette sortie médiatique d’apporter des éclaircissements sur la décision de la mise en concession de cet hôtel au profit du groupe indien Bravia Hôtel, prise par le Gouvernement suite au Conseil des ministres du 29 décembre 2018. Une décision que certains mettent à profit pour créer la confusion dans l’esprit des Nigériens.

A l’entame de ses propos le ministre en charge du Tourisme et de l’Artisanat a d’abord rappelé que l’hôtel Gawèye est un réceptif hôtelier construit avec un capital de 2 milliards de FCFA, détenu majoritairement par l’Etat nigérien à hauteur de 95,5% et les 4,5% par des Sociétés d’Etat dont la plupart d’entre elles n’existent plus. Il a commencé à fonctionner depuis 1981 sous la bannière de Sofitel (le groupe accord qui avait en gestion l’Hôtel Gawèye jusqu’en 2000).

« C’est un établissement a dit M. Ahmed Botto qui fut, plusieurs années durant, un Fleuron de notre industrie touristique et à ce titre il a joué un rôle très important surtout dans le cadre de l’hébergement de nos hôtes lors des grands évènements qui se sont déroulés dans notre pays ». En effet a expliqué le ministre en charge du Tourisme, depuis 1995 l’hôtel Gawèye faisait partie des sociétés qui étaient prévues pour être privatisées du fait des résultats non satisfaisants qu’il affichait depuis sa création.

« A partir de 2000 il y a eu quelques problèmes avec le groupe accord qui n’a malheureusement généré aucune ressource à l’Etat nigérien pendant toute la durée de sa gestion et qui sur fond de contentieux a quitté la gestion, et celle-ci est revenue aux mains de l’Etat avec la nomination d’un certain nombre des Directeurs Généraux qui ont dirigé l’hôtel jusqu’à la date d’aujourd’hui.

L’Etat a énormément investi pour sauver cette société mais il se trouve que la situation a continué à être la même. Tous les ans l’hôtel affiche des résultats négatifs. C’est pourquoi, l’Etat a, de façon tout à fait responsable, décidé de changer d’option pour la gestion de cet instrument de souveraineté qui est très important pour le Niger » a soutenu M. Ahmed Botto. Dans les années 2007-2008 a-t-il ajouté, il y a eu un opérateur qui, malgré tout, a accepté avec l’appui d’un groupe européen, de rénover l’hôtel à hauteur de 2 milliards FCFA.

Ce qui a permis à l’hôtel d’être un peu dans les normes pour accueillir des évènements de l’époque. Mais a-t-il notifié, la recherche des repreneurs s’était poursuivie, parce que le réceptif était dans un état de délabrement et surtout dans une situation économique qui ne permet pas de continuer à le gérer.

C’est ainsi a poursuivi le ministre en charge du Tourisme, qu’à partir de 2014, l’Etat a décidé de confier cette mission à la BOAD, à travers un mandat de conseil financier qui consiste à rechercher les repreneurs. Aussi, après avoir fait l’état de lieu de l’hôtel, une convention de partenariat d’un montant de 300 millions a été signée entre l’Etat du Niger et la BOAD, pour mener ce processus qui a consisté au recrutement d’un cabinet spécialisé qui fait un état de lieu exhaustif de la situation dudit établissement pendant deux à trois années.

Nous n’avons pu finaliser les études qu’aux environs d’avril 2017 et le processus d’appel d’offre international était lancé, avec comme exigence d’achever les travaux de rénovation avant le Sommet de l’Union Africaine qui se tiendra en juillet 2019 » a souligné M. Ahmed Botto.

Au courant du mois de juin a-t-il fait savoir, la BOAD a reçu les offres de 4 groupes pour la manifestation d’intérêt. Par la suite, deux (2) se sont retirés. Ainsi, le processus a pris fin au mois d’Août avec la sélection du groupe Azalais qui, chemin faisant a désisté vue qu’il ne peut pas achever les travaux de rénovation d’ici juillet 2019. « C’est ainsi que trois (3) autres groupes se sont manifestés à savoir un groupe marocain ; un groupe chinois et le groupe indien Bravia.

« Leurs requêtes ont selon M. Ahmed Botto été étudiées et il a été demandé à ces potentiels repreneurs de venir visiter l’Hôtel, ce qui fût fait au mois de mai. Mais les chinois et les marocains n’ont pas donné suite, donc la proposition du groupe Bravia a été étudiée. Les discussions ont été menées entre le groupe Bravia et le comité mis en place à cet effet, et le comité a estimé qu’il pouvait donner suite à cette requête » a expliqué le ministre en charge du Tourisme.

Le montant des investissements a-t-il fait savoir, a été estimé à 17 milliards de FCFA que l’investisseur va lui-même essayer de se faire rembourser dans le cadre de la gestion qu’il fera de l’hôtel. C’est ainsi que le groupe Bravia Hôtel a accepté d’investir et de remettre à l’Etat du Niger l’Hôtel Gawèye tel qu’il a été rénové à condition de le gérer sur une période de trente ans.

« Nous voulons à travers cet accord que l’hôtel Gawèye qui, était un hôtel de luxe (4 étoiles) à sa construction devienne aujourd’hui un hôtel 5 étoiles » a indiqué M. Ahmed Botto. En plus a-t-il notifié le groupe Bravia va payer une redevance de 250 millions par an à l’Etat du Niger à partir de la 7ème année de gestion, après la rénovation jusqu’à la 15ème année.

A la 15ème année il y aura comme prévu des réajustements. Pour permettre à ce que la mise en concession se passe dans des bonnes conditions et surtout dans le respect des droits des travailleur l’Etat a, selon le ministre en charge du Tourisme, mis en place pendant toute cette période, un comité de pilotage du processus qui a regroupé tous les acteurs impliqués ainsi que les représentants du personnel de l’hôtel Gawèye, ceux du Syndicat des agents du Ministère du Tourisme et de l’Artisanat et des centrales syndicales. Et toutes les étapes qui régissent le Partenariat Public Privé ont été respectées.

Par Aïchatou Hamma Wakasso (onep)

  1. Mais oui: si nous sommes incapables de gérer dans l’intérêt supérieur de notre pays que nous reste-t-il sinon de tout vendre aux autres.
    C’est le cas des entreprises comme Nigertélécom qui est incapable de tenir la concurrence malgré tous les appuis de L’État.

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