Home ACTUALITE [Contribution]SNAT : VICTIME D’UNE DERIVE AUTORITAIRE SANS PRECEDANT

[Contribution]SNAT : VICTIME D’UNE DERIVE AUTORITAIRE SANS PRECEDANT

Depuis quelques temps, la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGT/CP) est secouée par un mouvement d’humeur de son personnel du fait du Syndicat National des Agents du Trésor (SNAT). Ces remous vont crescendo tant en termes d’épaisseur que d’organisation. En effet, exprimant son ras – le – bol  d’un mode de gestion syndicale de type patrimonial caractérisant la gouvernance du Bureau Exécutif National (BEN) du SNAT, des militants ont, spontanément,  mis en place un Comité dit « de veille » qui a initié une pétition sur l’ensemble du réseau de la DGT/CP. La pétition a recueilli à ce jour, la signature de plus de 60% des 700 militants.

« Des irrégularités, comme s’il en pleuvait !»

Comment, du reste, pouvait-il en être autrement, au regard des griefs formulés à l’endroit du BEN/SNAT et de sa gestion calamiteuse des affaires syndicales de la DGT/CP? Jugez-en, plutôt :- d’abord, quatorze (14) des quinze (15)membres du bureau issu du congrès d’août 2016 tenu à Agadez, dans des conditions rocambolesques, ont été plébiscités par 7 « grands électeurs » c’est – à – dire un (1) par région,  celle de Niamey  n’étant pas représentée, la corruption ne semble pas être étrangère à ce « plébiscite » ; – ensuite, pour diverses raisons, et conformément à l’esprit des textes que le BEN/SNAT s’est concoctés sur mesure, dix (10) sur quinze (15) membres avaient, depuis belle lurette, perdu la qualité de membres du BEN. Nonobstant cet état de fait, un résidu de cinq (5) membres a continué à présider aux destinées du SNAT, en parfaite illégalité, étant donné que le quorum requis est de 8 membres. Dès lors que les textes précisent que l’exécution de toute dépense supérieure à cent mille (100.000F) est assujettie à l’approbation de la majorité des quinze (15) membres qui composent le BEN c’est-à-dire à l’approbation de huit (8) membres, le minimum requis, l’absence du quorum est, donc, constitutive de la violation des textes du Syndicat et du coup le résidu des cinq (5) a agi en toute illégalité ;- enfin, la Commission de Contrôle Administratif et Financier (CCAF), pour des raisons que l’on ignore, n’a jamais exercé les missions à elle dévolues notamment le contrôle des comptes du SNAT. Pire, elle a cessé d’exister avec le départ de ses  deux (2) membres, l’un parti à la Cour des Comptes, et l’autre muté à la TR de Zinder.

Face à ces griefs fondés le BEN n’a trouvé mieux que de qualifier, très maladroitement,les membres du « Comité de veille » de  mercenaires sans qu’il soit capable d’apporter les preuves de son affirmation gratuite.

« Des belles promesses jamais tenues »

En tout état de cause, le « Comité de veille », convaincu de la justesse de son combat, ne s’est pas laissé divertir, et encore moins impressionner, par les inepties du BEN/SNAT. Le Comité de veille a, d’ailleurs, été renforcé dans son engagement et sa conviction par le soutien total et indéfectible de la majorité de la base, cette même base qui avait porté  Yamoussa et ses camarades à la tête du SNAT, lors du Congrès tenu à Zinder en 2013 et qui se retrouve aujourd’hui totalement désabusée et déçue suite aux révélations faites par le « Comité de veille ». L’histoire n’étant pas une course de vitesse mais une course de fond, la base s’est, vite, rendue compte de la supercherie qui avait caractérisé  l’élection du BEN de Yamoussa. Les masques étant tombés,les militants du SNAT marquent leur volonté d’en découdre avec un BEN qui les a trahis sur toute la ligne.

« La fin de l’état de grâce »

Six (6) ans durant, soit deux (2) mandats,  le BEN dirigé par Yamoussa a usé et abusé de leur statut de syndicalistes à travers, entre autres, agissements et manœuvres suivants : – Les conditions scabreuses dans lesquelles le SG et le (re)Trésorier qui a abandonné le poste pour aller dans une ambassade pour réintégrer le BEN  deux (2) ans plus tard, à la faveur de son retour à la DGT/CP). Les deux (2) responsables syndicaux ont pu bénéficier d’un accès à l’Université Tunisienne du Niger, au détriment des autres camarades de la base qui ne disposent pas de leur statut ;- Les intempestives « interventions » intéressées des membres du BEN auprès des comptables, pour des paiements qui, de façon significative, contribuent à ternir  l’image de l’agent du Trésor ;- le prélèvement mensuel de 6% du montant des ristournes par le BEN dont le montant total sur les six (6) et demi de sa gestion pourrait être estimé à un (1) milliard de FCFA. Les chiffres exacts y afférents sont traçables et sont parfaitement connus à ce jour ;- le BEN de Yamoussa, Bello, Hamza et Ali n’a effectué aucune réalisation tangible, au nom du syndicat, tout au long de ses deux mandats, l’on est en posture de se demander l’usage qui a été fait de ce milliard.

Ce dernier point est la goutte d’eau qui a débordé le vase et cela a amené la base à demander solennellement à la Direction de dessaisir le BEN/SNAT, étant hors mandat et largement rejeté par les militants, à travers la pétition, de la gestion des ristournes afin de la confier à un Comité qui sera créé à cet effet, en attendant la mise en place d’un nouveau BEN. Cela aura pour effet immédiat d’arrêter l’hémorragie financière dont bénéficient, depuis plus de six (6) ans, Yamoussa et ses lieutenants. Cela permettra aussi aux comptables de se libérer de leur emprise.

« Plus que jamais aux abois, le BEN/SNAT agonise et pousse ses derniers spasmes » L’optimisme ne semble, hélas, pas de mise pour les militants du SNAT, relativement à l’état de leurs finances, comme l’attestentcertains agissements des membres du BEN/SNAT. Tenez, par exemple : le SG Yamoussa, sans doute croyant encore pouvoir intimider les militants, raconte un peu partout qu’il a saisi la Police Judiciaire (PJ) pour qu’elle traque, démasque (et peut-être arrête ?) les militants qui dénoncent leur gestion sur les réseaux sociaux. Voilà le sort que réserve le BEN  aux militants du SNAT, l’autoritarisme est en marche point de liberté d’expression des militants sur la gouvernance de leur propre syndicat. 

Par ailleurs, le comportement du Trésorier Régional de Tahoua (ex-SGA du BEN) consistant, visiblement, à assurer ses arrières relève tout simplement du vertigo qui s’est emparé du BEN/SNAT. Paraît – il que les 6% des ristournes prélevés mensuellement sont partagés entre les membres du BEN (y compris ceux qui l’ont quitté pour une raison ou une autre) et les « grands électeurs » des Régions, la CDTN (dont le SNAT constitue la principale mamelle nourricière en échange de quelques appuis négociés en haut lieu), et même certains « responsables » et autres « grandes gueules » du niveau central de la DGT/CP. L’on se rappelle et comprend bien  l’intervention de la CDTN auprès du Ministre Hassoumi. Ladite  intervention avait permis au BEN de conserver l’exclusivité de la gestion des ristournes dans les conditions que l’on sait. Des conséquences doivent donc en être tirées, et faire en sorte que la CDTN,  ne puisse pas sauver, cette fois – ci  le BEN de  Yamoussa.

Après cette longue digression, revenons donc à nos moutons, et principalement au TR de Tahoua. Ce monsieur s’est d’abord distingué en déchirant la pétition destinée à ses collaborateurs, au mépris du droit qui est le leur de se déterminer par rapport à la préoccupation ainsi soulevée. Ce comportement, pour le moins désinvolte, n’a pas pu émousser la détermination du « Comité de veille » et des militants du SNAT et cela se traduit par l’ampleur que le mouvement prend de plus en plus. Il a, aujourd’hui, pris une telle proportion que le fameux TR de Tahoua n’a eu d’autre choix que de lui coller une étiquette politique. En effet, se trouvant vraisemblablement dans une situation critique et probablement à la demande de Yamoussa, il a effectué une descente rapide à Niamey, le week-end passé, pour, selon certaines sources, se plaindre auprès d’un Ministre d’Etat(comme le BEN/SNAT le faisait déjà, on s’en rappelle, pour vilipender certaines nominations opérées à la DGT/CP). Lorsque  nos dirigeants disent haut et fort que le Niger est un Etat de droit, c’est-à-dire un Etat où le droit prime sur tout, ces agissements du BEN/SNAT ne sauraient donc prospérer auprès des ministres de la République afin d’étouffer des affaires d’abus de biens sociaux. 

Pour l’heure, la base reste sereine et imperturbable face aux agitations et autres manœuvres d’un BEN désarçonné et aux agissements d’un TR qui pense être  protégé par la  politique de ses turpitudes. En tous les cas les militants du SNAT savent se défendre et disposent des moyens leur permettant de se faire entendre. La justesse et la noblesse de leur cause garantissent leur détermination et leur conviction à mener cette lutte, dans l’unité, jusqu’à la victoire finale.  

Par Namalka Bozari (Contributeur Web)

3 Comments

  1. Espèce d’enfants gâtés de la république. Vous nous embêtez avec vos histoires de ristourne. L’Etat n’a qu’à supprimer ça et on verra. Foutaise.

  2. Mais qu’est-ce qui se passe avec le syndicat du Tresor?Plusieurs articles parus sur tamtaminfo les incriminent pour fautes graves,détournenments des deniers publics en l’occurence les ristournes de leurs collègues et militants du snat.Cependant ,force est de constater qu’aucune réaction n’a été enregistré.C’est dire que les faits cités sont avérés vrais.Monsieurs du SNAT,sachez que tçot ou tard vous serait ratrappé par votre gestion.Car c’est un bien public et vous devez de rendre compte non seulement à Dieu mais aussi aux humains .C’est pourquoi,je vous invite en tant qu’ancien cadre du SNAF de faire preuve de sagesse et de permettre un audit de votre gestion.Ayez à l’esprit que votre progéniture aura vos problemes sur la conscience,on leur dira que vos parents étaient des escrocs.N’oubliez pas qu’un bien mal acquit ne profite jamais.

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