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« Contrôle de la commande publique et le contrôle des partenariats publics privés » thème de la session

La 8eme Assemblée Générale de l’Association des Institutions Supérieures de Contrôle ayant en commun l’usage du français (AISCCUF) a débuté ses travaux ce matin à Niamey. Ces travaux qui prendront fin demain sont placés  sous le thème : « contrôle de la commande publique et le contrôle des partenariats publics privés ».

C’est le Premier Ministre du Niger BirgiRafini qui a présidé la cérémonie solennelle d’ouverture des travaux en présence de président de la Cour des comptes de la te d’Ivoire, M.  Kanvaly Diomandé assurant l’intérim du président de l’AISCCUF, le défunt Saidou Sidibé, le représentant du premier président de la Cour des comptes française, secrétaire général de l’AISCCUF,M. Remy Fretz, le président de la Commission des Finances et du Budget de l’Assemblée Nationale du Niger, M. Adamou Namata et plusieurs autres invités.

En procédant au lancement officiel des travaux, le Premier Ministre, a indiqué que l’AISCCUF est une association qui œuvre pour le renforcement des institutions de contrôle dans l’espace francophone pour la promotion d’une bonne gestion des finances publiques.

« Les présidents des institutions et membres de l’association qui ont fait le déplacement de Niamey nous confortent dans notre détermination à poursuivre les objectifs que nous nous sommes fixés en matière de la gouvernance économique et financière » a-t-il dit.

Il a mis à profit cette rencontre pour rendre un vibrant hommage au feu Saidou Sidibé, Premier président de la Cour des Comptes du Niger, et président de l’AISCCUF. Ce fut une grande perte pour notre pays et pour la communauté des Institutions Supérieures de Contrôle. En témoignent les nombreuses délégations étrangères venues présenter leurs condoléances au Président de la République et à la famille de l’illustre disparu.

Je voudrais à cet instant, remercier ses pairs, présidents des Cours des Comptes Francophones, qui ont tenu à maintenir  la présente rencontre à Niamey. Cet acte honore le Niger en général et sa Cour des Comptes en particulier. Sous son impulsion, la Cour des Comptes a pu rattraper le retard accusé dans la production des rapports généraux publics annuels.  Ces rapports, souligne le Premier Ministre contiennent des recommandations pertinentes, que le gouvernement s’attèle, avec les autres institutions concernées, à mettre en œuvre.

Selon le Premier Ministre, le thème de la rencontre traduit à suffisance  l’intérêt que l’association accorde aux questions de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances publiques. Cette association offre à nos économies un cadre de réflexion, pour enrichir les mécanismes et moyens auxquels nos Etats font à la fois recours ou sur lesquels ils s’appuient pour promouvoir des économies saines, bien gérées et susceptibles de promouvoir la compétitivité et la croissance dans un monde en pleine mutation, nous exigeant à faire preuve d’ingéniosité pour faire face aux multiples défis, a dit le chef du Gouvernement avant de rappeler que « nos Etas ayant bien compris la nécessité de s’adapter au nouveau contexte ont déjà posé les jalons de cette approche; à travers les regroupements régionaux et sous-régionaux d’intégration économique.

Au niveau interne, le Niger poursuit sont programme des réformes de gestion des finances publiques. En effet, le gouvernement sous l’impulsion du Président de la République, met en œuvre avec succès le programme de la Renaissance ».

Fière et admiratif des échos satisfaisant du rapport annuel 2015-2016 publiés par la Cour des Comptes du Niger, le président de la Cour des Comptes de la te d’Ivoire, président de l’AISCCUF par intérim M.  KanvalyDiomandé a affirmé que leur association s’incline à la mémoire du défunt président(Saidou Sidibé), disponible, engagé et discret, qui a toujours répondu présent à toutes leurs sollicitudes notamment les différents chantiers de renforcement du contrôle public au sein de leurs espaces commun. « Depuis son accessionà la présidence de notre association, celle a été marquée de sa présence effective aux activités inscrites à notre agenda à savoir les réunions des bureaux, ainsi que la session de formation à Dakar et en juin dernier la première édition du top congrès à Abidjan » a-t-il rappelé.

M. Remy Fretz, a pour sa part, au nom du premier président de la Cour des Comptes française, Secrétaire général de l’AISCCUF, félicité la Cour des comptes du Niger pour avoir organisé cette assemblée générale à la date prévue, malgré la turbulence qu’elle a subi a la suite du décès de son premier président.  

Au cours de cette assemblée générale, les participants vont évaluer les activités et les fonctionnements de l’AISCCUF et ouvrir des perspectives permettant de réaliser des nouvelles avancées dans la poursuite des objectifs statutaires.

Après des éloges, faites par plusieurs amis et proches à la mémoire du feu M. Saidou Sidibé, le président de la commission des finances et du budget de l’Assemblée Nationale du Niger,M. Adamou Namata a donné un bref aperçu sur la collaboration entre l’Assemblée nationale et la Cour des Comptes du Niger.

En effet, de 2016 à 2018, l’Assemblée Nationale du Niger a voté les lois de règlement des années 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016 faisant ainsi du Niger le 1er des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Oust africaine à être à jour sur ce chapitre.

«  C’est ici le lieu de saluer la disponibilité constante de la Cour des Comptes et les efforts déployés par le Ministère des Finances dont le dynamisme a permis d’atteindre ce palmarès, preuve qu’il en faut de la transparence qui caractérise la gouvernance financière dans notre pays » précise l’honorable députéAdamou Namata avant de dévoiler leurs attentes vis-à-vis de la Cour des Comptes du Niger à savoir, la production d’avis assortis de recommandations sur le système de contrôle interne et le dispositif de contrôle de gestion, sur la qualité des procédures comptables et des comptes ainsi que sur le rapports annuel  de performance des bénéficiaires des ressources publiques, la réalisation pour le comptes de l’Assemblée Nationale, de toutes les enquêtes nécessaires à son information, la mise en place d’un comité concertation dans le cadre des missions de contrôles et de l’examen des projets de loi de règlement.

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Aziz Ibrahim (Tamtaminfo News)

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5 plusieurs commentaires

  1. Il faudrait que vos responsables cessent de signer n’importe quoi, aveuglement, dès qu’on leur parle d’argent/.

  2. Les bailleurs de fonds et nous

    1. A cause des miettes qu’ils nous jettent nos partenaires nous empêchent parfois de prendre des décisions souveraines en tant qu’Etat souverain.
    2. Souvent ils nous humilient en nous faisant revenir sur nos propres décisions
    3. Ils donnent ainsi à nos politiques la direction qui les arrange.
    4. Et nous acceptons tout cela.
    5. Nous acceptons car au lieu de nous entendre pour nous organiser et nous prendre en charge nous passons notre temps à nous chamailler
    6. Nous passons tout notre temps à faire cette démocratie que nos amis bailleurs des fonds nous conseillent vivement.
    7. Et pour cause: ces querelles intestines nous empêchent de voir l’essentiel c’est à dire la construction d’une économie forte digne de ce nom.
    8. Et nous continuons à mendier.
    9. La main qui reçoit n’est-elle pas toujours en bas?
    Qui parlait encore de pauvre Niger?

    • 3. Ils donnent ainsi à nos politiques la direction qui les arrange.
      C’est ainsi qu’ils ont conseillé de déconstruire notre système éducatif.
      Les résultats sont là: un système éducatif fortement délabré ce qui contribue à faire en sorte que notre pays soit dernier de la planète en termes d’IDH.
      Vous avez dit pauvre Niger?

    • Ces partenaires au (sous) développement, ces amis européens qui donnent à la Turquie 3 milliards d’Euros (soit 2000 milliards de cfa) pour les aider à lutter contre les flux migratoires et qui parallèlement jettent des miettes 390 millions de cfa au Niger pour la même mission.
      Mépris? Racisme?…

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