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Cyril Ramaphosa prend les rênes de l’Afrique du Sud après la démission de Zuma

Cyril Ramaphosa, le nouveau président sus-africain, lors de osn discours devant le Parlement, le 15 février 2018.
© REUTERS/Mike Hutchings

En Afrique du Sud, Jacob Zuma est parti. Sous les coups de boutoir de son parti, l’ANC, le chef de l’Etat a fini par céder et a annoncé sa démission avec effet immédiat mercredi soir peu après 22 heures, heure locale. Désormais, c’est l’actuel leader de l’ANC, Cyril Ramaphosa, qui s’assoit sur le fauteuil présidentiel.

C’est un président dos au mur qui a annoncé sa démission. Un homme en colère défiant l’ANC : « Je démissionne. Je ne suis pas d’accord avec la décision prise par les dirigeants du parti, mais j’ai toujours été un membre discipliné de l’ANC ». Jacob Zuma quitte le pouvoir humilié, poussé vers la sortie par son propre parti.

La question de sa présence au Parlement ce jeudi après-midi s’est posé une seconde, mais il n’était finalement pas présent. L’instance a donc procédé sans lui à l’élection d’un nouveau président. Sans surprise, c’est donc Cyril Ramaphosa, le leader de l’ANC, le parti majoritaire à l’Assemblée, qui a été désigné.

Mais dès l’ouverture de la session, une partie de l’opposition, celui de Julius Malema, a tenté de jouer les trouble-fête. Pour l’opposition, le problème n’est pas uniquement Jacob Zuma, mais l’ANC. Et Julius Malema s’est levé pour dire que ce Parlement était illégitime : « Nous pensons que nous ne sommes pas dans une bonne position pour élire le président, parce que la Cour constitutionnelle a prononcé un jugement contre ce Parlement et donc ce Parlement illégitime, qui a enfreint la Constitution, qui n’a pas honoré ses responsabilités, ce Parlement-là ne peut pas être celui qui va élire un homme qui est lui-même accusé de la même chose ». Les députés de l’EFF qui ont ensuite quitté la salle.

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (AD), a abondé dans ce sens. Il accuse le parti au pouvoir d’avoir protégé pendant des années l’ex-chef d’Etat. Pour Mmusi Maimane, leader de l’AD, il faut dissoudre ce Parlement qui n’est plus crédible. « Nous n’avons pas seulement un problème avec Jacob Zuma, mais avec l’ANC, a-t-il déclaré. Et je vous le dis aujourd’hui, nous devons retourner aux urnes et demander au peuple sud-africain un nouveau mandat afin que nous puissions aller de l’avant, pour que tout le monde puisse trouver du travail, manger, aller à l’école. Et que ce pays appartienne à tous. M. Ramaphosa, je vous souhaite du courage. Mais nous allons vous demander des comptes et nous vous donnons rendez-vous dans les bureaux de vote en 2019. »

De grands chantiers

Cyril Ramaphosa a ensuite prêté serment. Il a fait un discours d’unité devant le Parlement. Désormais, c’est une un travail important qui l’attend. Il va devoir nommer un nouveau gouvernement, relancer l’économie et surtout tenter d’unifier le parti au pouvoir, en vue des élections l’année prochaine.

Ce discours plutôt bref a été marqué par un désir de rupture clair par rapport au mandat de Jacob Zuma. Cyril Ramaphosa s’est adressé aux députés de l’ANC mais aussi à ceux de l’opposition, dans une Assemblée nationale qui a souvent vu les débats dégénérer ces dernières années, autour de la figure controversée de Jacob Zuma. Cyril Ramaphosa a notamment promis aux élus qu’il viendrait régulièrement au Parlement pour répondre à leurs questions.

Impossible de ne pas penser aux séances de question réponses de Jacob Zuma qui ont souvent tournées au pugilat ces dernières années. On se souvient comment pendant des mois, le parti EFF de Julius Malema a profité de cette tribune pour demander sans cesse à l’ancien chef de l’Etat quand il rendrait l’argent investi dans sa résidence secondaire de Nkandla…

Bien sûr, Cyril Ramaphosa n’est pas à l’abri d’autres attaques. Mais aujourd’hui, le nouveau président s’est clairement placé dans le rôle de serviteur du peuple, et dans la perspective d’un dialogue avec les autres partis politiques. En rupture totale avec le style de Jacob Zuma.

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Par RFI

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3 plusieurs commentaires

  1. charlie prenez l exemple sur l afrique du sud sur l anc .que de continuer a concasser d autres partis poliques et a creer la haine entre les nigeriens et ton janjawid mohamed bazoum le commercant ses etres humains ne sera jamais le president du pauvre niger si hama+par manque d enfants est l acheteurs de bbs alors ton janjawid mohamed bazoum est grd commercants des enfants noirs ,le jour ou accede au fauteuil presidentiel il commencera par toi , haya! ya abbid

  2. Belle exemple au moins lui a accepté de jeter l’éponge à la demande sans effusion de sang. On peut continuer à espérer l’encrage de la démocratie en Afrique.
    Chez moi on démissionne pas et il est même permis de persister dans l’erreur.

  3. Rangeons la Nation Arc-en-ciel parmi les grandes démocraties.

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