Home ACTUALITE Débat sur la loi portant exercice du culte au Niger: la bourde du député Issoufou Issaka !

Débat sur la loi portant exercice du culte au Niger: la bourde du député Issoufou Issaka !

Le président du groupe parlementaire Zamzam Lumana Africa-Hankuri-kiishin Kasa n’a pas mesuré la gravité, l’importance du sujet sur lequel il est invité à se prononcer et à donner des consignes de vote à ses camarades députés. Celui qu’un confrère avait qualifié de fonctionnaire ‘’milliardaire’’ n’a pas manqué de tirer la balle à l’encontre de son propre camp.

Il ne s’est pas comporté avec la solennité, la rigueur intellectuelle et la probité que nécessite le traitement d’une question aussi sensible que vitale.  Le plus grave, ce n’est pas son opposition à ce projet de loi qui est relatif à l’exercice du culte au Niger et son rejet non véritablement argumenté.

Le plus grave, ce n’est pas non plus la théâtralisation de ce sujet à la fois fondamental et central quant à l’avenir de notre pays, et qui requiert donc le maximum de discernement, d’attention, de finesse, d’application, de circonscription, de sagesse et d’analyse bienveillante dans son approche, sa lecture, son traitement et son interprétation à l’instar de ce qu’a fait le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique, de la Décentralisation et des Affaires coutumières et Religieuses M. Mohamed Bazoum.

Le plus grave, ce n’est pas encore que l’honorable député Issoufou Issaka n’ait pas saisi la gravité et l’importance des questions cultuelles dans la vie d’une communauté, d’un peuple ou d’une nation. Le plus grave c’est bien sûr la mauvaise foi et la légèreté avec lesquelles il a traité des questions fondamentales, des questions qui intéressent et encadrent la vie des humains bien avant leur naissance, pendant toute leur existence et au-delà de celle-ci.

Le lundi dernier, les députés de l’opposition parlementaire, menés par Issoufou Issaka, ont raté leur sortie, ils ont raté leur devoir. Ils ont fui leur responsabilité. Ils ont défendu le statu quo et l’immobilisme malgré les dangers auxquels ils nous exposent.

« En effet, depuis quelques années, il est constaté des tendances religieuses fondamentalistes et extrémistes sur fond d’un environnement sous régional marqué par l’apparition d’organisations terroristes se réclamant de l’islam et qui peuvent être source d’instabilité et d’insécurité », peut-on lire dans le rapport de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée nationale.
Malgré tout, ces députés ont cédé au chant de sirène populiste en prouvant à suffisance aux Nigériens qu’ils ne sont ni démocrates ni républicains. 

Ils ont tout simplement décidé de ne pas soutenir l’intérêt général en refusant de supporter les efforts du gouvernement à « doter notre pays d’un cadre juridique général relatif à la pratique du culte pour prévenir les risques et dérives constatés dans d’autres pays. » Ils se sont malencontreusement versés dans une rhétorique plate, vide de sens et digne des sophistes capables de défendre une chose et son contraire. 

Aussitôt invité à prendre la parole pour apprécier et donner les consignes de vote, le président du groupe parlementaire zamzam Lumana Africa-Hankuri-Kiishin Kasa, le député Issoufou Issaka a machinalement déversé le contenu d’une note soigneusement préparée à l’avance; un contenu qui n’a absolument rien à avoir avec le sujet du jour.

Ainsi, à la surprise générale, nous l’avons entendu parler, pêle-mêle, de concassage des partis politiques, des enseignants, des enseignants-chercheurs, des scolaires, des organisations de la société civile avant de se demander si ce n’est pas le tour des associations islamiques. Désormais, le champ du concassage a évolué. On ne parle pas seulement du concassage des structures ou d’organisations.

Les lamentations au sujet des objets de concassage sont désormais élargies, par les députés de l’opposition, à certaines professions, notamment celles des enseignants et des enseignants-chercheurs ou à certains statuts, celui des scolaires par exemple.

Issoufou Issaka ne s’est pas contenté d’appeler les députés de l’opposition à voter non. Il s’est efforcé à dénaturer et de falsifier certains épisodes récents de l’histoire de notre pays lorsqu’il affirme : « Les Nigériens dans leur majorité vivent (dans) bien leur religion qui est l’islam et ce, en cohabitation sans heurts avec leurs compatriotes ayant épousé une autre confession religieuse. ».

Cette affirmation est tout naturellement incorrecte. Elle est fausse. Elle est embarrassante pour tous ceux qui ont l’amour de la vérité. Au Niger malheureusement, la cohabitation religieuse n’a pas toujours été sans heurts. Nous avons un devoir mémoire par respect à la dignité humaine, par respect aux victimes de l’intolérance religieuses et de toutes sortes discriminations de quelque partie de ce monde qu’ils soient.

Rien qu’à la veille de l’adoption du projet de loi qui fait l’objet du présent commentaire, une église a été saccagée et brûlée à Maradi par des fondamentalistes musulmans. Dans ce mois de juin à Diffa, il a été déjoué un attentat suicide qui se préparait contre des chrétiens et leur église. On se rappelle encore les évènements plus graves qui ont lieu en janvier 2015 à Niamey et à Zinder.

Ces évènements ont coûté la vie à plusieurs de nos compatriotes, certains d’entre eux étaient brûlés vifs, d’autres parmi eux ont été tués avec une violence atroce ; sans compter les dégâts matériels. Ce sont-là quelques sombres moments de notre histoire dont nous n’avons aucun plaisir et aucune fierté à rappeler ; mais il ne faut pas les nier mêmes si les victimes ou leurs familles ont pardonné.

Ces victimes ou leurs familles méritent en retour  plus d’empathie, de compassion et de soutien. Et au-delà de tout, nous tenus à plus de vigilance et d’anticipation pour qu’il n’y ait plus jamais ça dans notre pays.
 Il y a des moments qui imposent une conduite responsable même si l’on pense que voter pour ce projet de loi va contribuer à améliorer et à donner quelques éclats à la gouvernance de la Renaissance.

Dans la suite de ses digressions, le président du groupe parlementaire zamzam Lumana Africa Hankuri Kiishin Kasa encourage le gouvernement à réprimer davantage les trafics des humains dans notre pays. Les trafics des humains, il y en a eus entre le Nigeria et le Niger.

Les trafiquants sont bien connus de tous. Ils ont même fait l’objet des poursuites judiciaires et des condamnations à des peines privatives de libertés. Tous ceux qui sont condamnés se sont reportés à la prison et ont purgés leur peine, sauf le plus célèbre d’entre eux qui a honteusement pris la clé des champs.

Honorable député Issoufou Issaka, puisque vous avez subitement pris conscience de la nécessité de réprimer cet odieux trafic, au lieu de conjecturer sur la prétendue présence des trafiquants d’êtres humains qui seraient tapis dans les arcanes du pouvoir, livrez à la justice le trafiquant déjà connu, pris la main dans le sac, jugé et condamné à un an de prison ferme. 

Arrêtez de défendre une chose et son contraire ! Arrêtez donc de politiser l’affaire de supposition d’enfants plus connue sous le nom de l’affaire des bébés importés. C’est ainsi seulement vous pouvez convaincre les nigériens de votre détermination à combattre les trafics humains.

Par Tahirou Garka (Contributeur)

5 Comments

  1. Wannan Tahirou Garban shine tacencen dan Boko! Toutes les « violences » que subissent les musulmans du Niger et du monde
    ne vous disent rien? A votre avis, honnêtemment, qu’est ce qui a motivé le gouvernement a élaboré cette loi sur le culte? N’est ce pas le terrorisme dont on accuse les musulmans?

  2. En réalité, ce n’est pas une loi qui va mettre fin aux actes de terrorisme faits au nom de l’Islam. Est-ce que la loi va mettre fin à Boko Haram? à l’Etat islamique? à Daech? Non.

    Au contraire, il faut permettre aux oulémas de prêcher l’islam authentique afin que les jeunes nigériens comprennent très bien leur religion qui est synonyme de paix.

    En réalité, l’Islam lui même a encadré la construction des mosquées, l’éducation islamique et l’organisation des prêches, il faut juste répliquer cet encadrement dans la loi au lieu d’inventer autre chose.

    Il y a certes plus de 100 associations islamiques, mais plusieurs n’existent que de noms, plusieurs n’ont pas de fidèles. Les associations qui peuvent rassembler des fidèles sont celles qui organisent régulièrement des prêches, qui possèdent des makarantas et celles ci ne sont pas nombreuses.

  3. Monsieur Tahirou garka, un peu de respect aux nigeriens ne te feraient aucun mal. Si pour toi qui vegete au frais la bas tu estimes que les trafics denonces par les deputes de l’opposition sont des disgressions, alors y’a de quoi s’inquieter sur le bon sens et l’esprit de jugement des avocats du guri qu’ils soient au niger ou a l’exterieur.

  4. Je devais faire économie de mon temps , tu vraiment gaspillé mon temps, mais comme pièce de ta monnaie je te conseille d aller voir ton docteur si tu en a un.
    Car si tu semble souffrir d une surgélation de la matière grise ou bien tu rentre au pays pour pouvoir la réchauffer.
    You are a complete joke.

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