Home ACTUALITE Débats puérils sur la présence des bases militaires étrangères au Niger, son impact sur l’indépendance politique et économique et sur la lutte contre le terrorisme.

Débats puérils sur la présence des bases militaires étrangères au Niger, son impact sur l’indépendance politique et économique et sur la lutte contre le terrorisme.

Lutte contre l’insécurité et le terrorisme

Les pays du sahel et ceux du bassin du lac Tchad subissent de violentes attaques des djihadistes malgré les efforts consentis en termes d’armements et de collectes des renseignements. La lutte contre le terrorisme et pour la sécurité des citoyens est un impératif catégorique pour le régime de la renaissance, car il est conscient des liens étroits entre la sécurité, le développement et la démocratie. Nous n’allons pas nous attarder sur les dispositifs institutionnels et militaires de lutte contre le terrorisme au sahel ou dans les pays du bassin du lac Tchad. Nous allons nous intéresser d’une part aux comportements négatifs, fake news notamment, qui sapent les efforts du gouvernement dans la lutte contre le terrorisme, et, d’autre part nous allons nous appesantir sur les attitudes susceptibles de contribuer efficacement à la lutte contre le terrorisme dans notre pays.

« Les soldats de nos forces armées sont tombés dans une embuscade ; ce sont vaillamment battus. Certains d’entre eux sont tombés sur le champ d’honneur, d’autres sont blessés. Je voudrais, ici, exprimer mes sincères condoléances aux familles des victimes. J’exprime également mes souhaits de prompts rétablissements pour les blessés. Je voudrais, ici, réaffirmer notre détermination, notre volonté de protéger toute l’étendue de notre territoire, d’assurer la sécurité des personnes et des biens. C’est ma conviction, plaise à Dieu, les forces du mal qui sèment la mort seront vaincues. Elles l’ont déjà été en Iraq ; elles l’ont déjà été en Syrie ; elles le seront dans le bassin du lac Tchad et dans le sahel. »  

C’est avec ces mots pleins de fermeté, de conviction et empreints de chaleur que le Président de la république S.E.M. Issoufou Mahamadou a terminé la visite qu’il a entreprise à l’hôpital de référence de Niamey au chevet des militaires blessés dans l’embuscade qui leur a été tendue à Baley Béri près de Tongo dans la région de Tillabéri, le 14 mai 2019.

Oui Monsieur le Président de la république, les terroristes seront vaincus et avec eux toutes les forces centrifuges qui leur servent d’appui.  Pour nous assurer leur défaite, en plus des volets armement, équipement et training des forces de défense et de sécurité, notre pays devra promouvoir l’engagement et l’implication effective des citoyens et des communautés dans la lutte contre le terrorisme.  Notre pays est en guerre ! C’est une réalité que l’on ne se représente pas souvent puisqu’aucune organisation terroriste n’a pu réussir à s’installer et occuper une portion de notre territoire aussi minime soit-elle. Nous nous en félicitons sans  perdre de vue la réalité des menaces.

Chacun doit être conscient de cette réalité et développer des  réflexes appropriés. Acquérir, développer  et internaliser ces reflexes ne va pas de soi. Cela requiert un travail d’éducation et de sensibilisation avec des messages adéquats et spécifiques pour chaque groupe cible. Les défis sont grands mais ensemble nous sommes plus grands que n’importe quel défi. Ensemble nous réussirons (pour reprendre un refrain du message publicitaire de l’agence de la Conférence de l’Union africaine 2019). Oui, ensemble nous réussirons à démolir, à anéantir les forces du mal ou tout au moins à les bouter hors de nos frontières.

Il est donc temps que l’on arrête ces débats puérils sur les bases militaires, sur l’opportunité ou non de la présence des troupes étrangères sur notre sol et pouvoir nous mobiliser comme un seul homme derrière notre armée et notre gouvernement. La coopération militaire assure à notre armée des précieux renseignements que nous  n’aurions pas eus si les troupes étrangères n’étaient pas installées chez nous. On peut légitimement s’interroger sur l’opportunité et la pertinence de leur présence dans notre pays si malgré leur équipement ultra moderne elles n’arrivent pas à fournir aux forces de défense et sécurité des renseignements susceptibles d’aider à prévenir des attaques terroristes telle que celle qui a eu lieu à la prison de haute sécurité de Koutoukalé. Si depuis des années, notre pays est resté relativement un ilot de paix malgré les tumultes, les agitations et les tourbillons qui l’entourent, c’est qu’il y a une synergie d’actions entre notre armée et les troupes étrangères avec lesquelles elle travaille.

Comment une centaine d’assaillants, sur une vingtaine de motos et à bord de cinq (5) véhicules tout terrain, ont réussi à quitter la frontière du Mali, s’introduire dans notre pays et parvenir jusqu’à Koutoukalé sans attirer l’attention ? C’est à ce niveau qu’interviennent les théories conspirationnistes les plus osées, les explications les plus cyniques et les fake news les plus farfelues. D’où l’urgence et l’impérieuse nécessité de préparer les citoyens et leurs communautés à la lutte contre le terrorisme et les engager à rapporter aux autorités compétentes tout ce qui semble suspect. On doit donc intensifier le travail d’éducation et de sensibilisation des citoyens et des communautés dans les zones à risque.

Nous sommes un pays en guerre. Chacun doit être conscient de cela et se comporter en conséquence. Quant à ceux qui délibérément aident les terroristes, ils doivent arrêter leur complicité. Le Ministre de la défense nationale est monté au créneau et a mis en garde contre toute complicité avec les terroristes.

Les bruits faits autour de la présence militaire d’autres pays sur notre sol ne datent pas d’aujourd’hui. Ils ne sont pas nés à la suite de l’embuscade d’octobre 2017 et moins encore celle de mai 2019. Ces vacarmes les ont précédées. Tout laisse à croire que ces bruits survivront aux embuscades et aux attaques terroristes. Ils persisteront tant que ceux qui sont aujourd’hui à l’opposition ne reviennent pas aux affaires. C’est de cela qu’il s’agit. Ces embuscades ne sont que des alibis tout trouvés dont on se sert pour maquiller et légitimer un combat politicien, lui conférer des allures chauvinistes ou ultranationalistes mais au fond, ils ne relèvent que d’une exploitation opportuniste et populiste des questions de sécurité nationale. Les pays les plus et les mieux armés du monde se coalisent, mutualisent leurs efforts pour lutter efficacement contre le terrorisme (USA, Royaume uni, France, Russie etc.). La nature de la guerre que les terroristes imposent à nos pays doit nous interpeller et nous amener à faire une union sacrée autour des forces de défenses et de sécurité en lieu et place des invectives et autres procès d’intention.

La présence des troupes étrangères dans notre pays n’entrave en rien le développement et la croissance économiques de notre pays. Loin s’en faut ! D’autres pays, parmi les plus développés, abritent des bases militaires. Nous pensons à l’Allemagne, à la Corée du Sud, au Japon, à l’Arabie Saoudite, etc. Cette présence militaire ne remet pas en cause la souveraineté et l’indépendance politique du pays hôte. Le Cuba abrite une base militaire américaine à Guantanamo baie. Ceux qui font des liaisons entre l’économie, la souveraineté et la présence des troupes étrangères sur notre sol ne s’informent pas correctement et/ou sont de mauvaise foi. Certaines personnes prennent simplement un malin plaisir à dénoncer la présence des militaires dans notre pays. Ce qui leur importe, c’est de faire du vacarme.

Quand certains nigériens parlent de la situation sécuritaire  et économique de notre pays on a la nette impression qu’ils parlent d’un autre pays ; tellement le décalage est grand entre ce qu’ils racontent et la réalité à laquelle ils se réfèrent. Ils peignent tout en noir. Ils dramatisent tout. Ils se transforment au besoin en véritables metteurs en scène. Et pourtant, jusqu’à aujourd’hui, aucune portion de notre territoire n’ait été fractionnée ou occupée par des terroristes contrairement aux pays qui nous entourent : le Mali, le Nigeria et la Lybie.

Le Niger subit certes des attaques terroristes mais quel pays de la sous-région ne les subit pas. Le Burkina Faso est attaqué, tout comme la Cote d’Ivoire, le Benin, les autres pays du bassin du lac Tchad. 

Le Président Issoufou Mahamadou ne mise pas seulement sur l’aspect sécuritaire de la lutte contre le terrorisme, contrairement à ce qu’avancent les détracteurs. Il est conscient des relations étroites entre la démocratie, le développement et la sécurité. Il parle souvent du triptyque : Défense-Développement-Démocratie. Il en a fait son cheval de bataille. Personne ne peut raisonnablement arguer le contraire. Si malgré tout quelqu’un ose le faire, nous lui rappellerons les programmes de déradicalisation qui sont exécutés et d’autres programmes de développement qui sont en cours d’exécution, notamment les emplois créés pour les jeunes, le financement des projets de jeunes entrepreneurs, etc. Nous lui démontrerons aussi qu’il se passe beaucoup de choses pertinentes dans notre pays à travers les réalisations de la renaissance dans le domaine de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’élevage, de l’environnement, de l’hydraulique, des constructions des infrastructures, etc. Avec l’Initiative 3N la sècheresse n’est plus synonyme de famine au Niger.  Nous lui notifierons à l’occasion les dangers du déni de la réalité même si elle est déplaisante surtout pour ceux qui introduisent l’ethnie et injectent l’autochtonie dans les discours politiques.

Nous sommes un pays en guerre contre un ennemi diffus, un ennemi difficile à identifier. Malheureusement quand on est en guerre, la possibilité de perte en vie humaine n’est pas une vue de l’esprit. Les victimes peuvent être des civils et/ou des militaires. C’est une réalité qu’il ne faut pas perdre de vue et qu’il faut hélas accepter. Loin de nous l’idée de justifier la mort de nos soldats ou de manquer de compassion pour les victimes et leurs familles. Il faut pourtant reconnaitre même si l’on n’arrive pas à le faire accepter qu’un soldat est formé pour faire la guerre. C’est son métier. Et quand il y a la guerre ce sont les militaires qui la font. Il peut y avoir des victimes.

La perte de nos soldats est douloureuse, elle draine des charges émotionnelles négatives mais elle ne saurait non plus justifier les attaques, les bruits tonitruants des civils autour des questions purement militaires. La posture de certains esprits malveillants qui profitent de la mort de nos militaires pour tenter de diviser le pays est inacceptable et doit immédiatement s’arrêter. Notre armée a besoin de notre soutien inconditionnel. Elle a besoin de la coopération des civils. Arrêter de véhiculer et de soutenir des fausses théories de complots qui en définitive ne servent qu’à affaiblir notre pays, démoraliser notre armée.

L’heure est grave et nécessite une union sacrée de toutes les filles et les fils de notre nation. Soutenons notre armée, montrons aux terroristes que nous sommes soudés même dans la douleur.

Par Tahirou Garka

5 Comments

  1. Css forces doivent etre.deployees tout le long de la frontiere ki nous separe avec le mali,le burkina un point a la ligne.elles ne doivent pas stationner a l aeroport.la partie sud elle par l armee reguliere.et puis arreter de dire force de defense et.de securite.dites plutot force de securite.c est seulement au niger ou meme.les autorites faites cette confusion

  2. Je vais commence par dire a l’auteur de cet article que c’est.son article.qui.est pueril…si.il veux distraire les nigeriens, c’est vraiment rate…la.vrai question oubien le.vrai débat ….c’est quel est l’impact de l’implantation de ces forces étrangère dans le contexte securitaire actuel. Parce que pondre des articles pour plaire au président vous met dans une position de griot

    1. Bien vu. Pourquoi l’auteur s’est-il chauffé les méninges à pondre son article sur tant est que le suijer est peuril comme il l’insunue?

  3. Quand ….Barkhne se trompe de cible et zigouille des civils…..
    N’est ce pas ses Africains qui continuent méthodiquement et sauvagement cadavrés sous l’argument de victimes collatérales ????
    Qui pleurent et enterrent leur mort ?
    Les Africains ou leur dit amis censés combattre cette guérilla.?
    Et a la ligne pour le partage…..
    Des civils ayant été tués à bord d’un pickup visé par un tir français, l’État-major des armées ouvre une enquête

    Chaque incident impliquant des civils étant susceptible d’être exploité par la propagande jihadiste, des règles d’engagement précises s’appliquent aux militaires français engagés dans l’opération Barkhane. Seulement, il y a des situations particulièrement délicates à gérer, comme cela a été le cas le 8 juin, à l’ouest de Tombouctou [Mali].

    Ainsi, explique l’État-major des armées [EMA], un détachement de la force Barkhane déployé dans un secteur connu pour être fréquenté par des groupes armés terroristes [GAT] a été « confronté à un véhicule suspect qui a refusé de se soumettre à un contrôle. »

    Malgré plusieurs tirs de sommation effectués par les militaires français, le pick-up a continué à rouler vers leur direction. Ne pouvant deviner ses intentions, ils ont alors procédé à un tir pour stopper le véhicule. Tir qui a « causé de façon non intentionnelle l’explosion » du véhicule en question.

    Selon l’EMA, il est ensuite apparu « que le pickup transportait une quantité importante de carburant ». D’où l’explosion… Mais aussi que deux adultes et un adolescent se trouvaient à son bord.

    « Il a été procédé à leur inhumation conformément au droit international et dans le respect des coutumes locales », a précisé l’EMA, avant d’indiquer qu’un enquête « est en cours afin de faire toute la lumière sur les faits. »

    La force Barkhane avait été mise en cause en décembre 2016 pour la mort d’un mineur, tué par le tir d’un hélicoptère Tigre lors d’une opération à Tigabaten, dans le nord du Mali. Et certains médias assurèrent, à l’époque, qu’il s’agissait d’un « jeune berger » envoyé chercher des ânes par ses parents.

    Or, l’enquête de commandement menée par la suite ne releva « aucune faute individuelle ou collective dans l’usage de la force » dans la mesure où, avait expliqué la porte-parole du ministère de la Défense, la force Barkhane avait attaqué un « groupe de guetteurs agissant pour le compte d’un groupe armé organisé à caractère terroriste » qui « échangeaient des informations relatives à un convoi logistique de l’armée française approchant du secteur afin de permettre à des poseurs d’engins explosifs improvisés de tuer des soldats français. »

    Et d’ajouter : « Et si l’un de ces guetteurs s’est avéré être un mineur, il apparaissait légitime de faire cesser une intention hostile dans le contexte opérationnel d’alors. »

  4. le débat sur les bases étrangers n’est pas puéril mais plutôt stérile dans la mesure que notre pays est sous support des bailleurs étrangers et que nous les dénonçons pour qu’ils sachent le degrés de notre besoin judiciaire , nous garderont le silence géopolitique que lorsque nous seront occupés par un travail modeste jeune = petit can & foot de rue

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