Home ACTUALITE Déclaration Conjointe FRDDR, Collectif des Organisations de la Société Civile,Partis politiques Non-affiliés : Le bal des vautours!

Déclaration Conjointe FRDDR, Collectif des Organisations de la Société Civile,Partis politiques Non-affiliés : Le bal des vautours!

Le lundi 22 mai 2017, leFront pour la Restauration de la Démocratie et la Défense de la République (FRDDR), le Collectif des Organisations de la Société Civile et les Partis politiques Non-affiliés ont conjointement rendu public une déclaration. Dans la forme, c’est la première fois qu’on voit une coalition des partis politiques, dont la vocation est la conquête du pouvoir, et la société civile qui doit veiller à l’amélioration des conditions de vie des citoyens, se regrouper, sans une remise en cause de la démocratie, pour demander le départ d’un Président de la République démocratiquement élu par le peuple Nigérien.

Amalgame ou actions de politiciens déguisés en acteur de la société civile ? Le fait intrigue. Si en 2010, il y a eu une telle coalition, les contextes ne sont pas les mêmes, parce qu’en cette période l’ancien Président de la République Mamadou Tandja, arrivé au terme de son deuxième mandat a voulu s’accrocher au pouvoir. Mais aujourd’hui, le Président de la République Issoufou Mahamadou est toujours dans le délai de son deuxième mandat légal et légitime.

Dans le fond de leur déclaration, le FRDDR, le Collectif des Organisations de la Société Civile, et les Partis politiques Non-affiliés, ont fustigé le processus de la révision de certains articles de la constitution et le code électoral.

De quoi s’agit-il ?

Le Gouvernement a engagé un processus de révision de la Constitution et du Code Electoral depuis que le rapport de l’audit du processus électoral des partenaires techniques et financiers du Niger a recommandé de réviser et harmoniser les lois électorales afin de les ériger en une seule loi électorale. Ce qui permettrait d’amé- liorer le système électoral de notre pays qui souffrirait d’insuffisances et de lacunes constatées lors des élections présidentielles et législatives de 2016.

C’est ainsi que l’Assemblée Nationale est saisie selon la procédure d’urgence, pour l’adoption d’un projet de loi portant révision des aliénas portant sur les délais électoraux des articles 47 alinéa 5  » Une loi organique (au lieu de loi tout cour) précise les conditions d’éligibilité, de présentation des candidatures, de déroulement du scrutin, de dépouillement et de proclamation des résultats  » ; 48 alinéas 3 et 5  » Le premier tour de scrutin en vue de l’élection du Président de la République a lieu quatre-vingt-dix (90) jours, au moins et cent vingt (120) jours, au plus, avant la date d’expiration du mandat du Président en exercice.

Est déclaré élu, le candidat ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés au premier tour.

Si cette condition n’est pas remplie, il est procédé, au plus tard vingt et un (21) jours après la publication des résultats définitifs par la Cour Constitutionnelle, à un deuxième tour de scrutin auquel prennent part les deux (2) candidats arrivés en tête lors du premier tour  » ; 53 alinéa 7  » Il est procédé à de nouvelles élections présidentielles quatre-vingt-dix (90) jours, au moins et cent vingt (120) jours, au plus, après l’ouverture de la vacance  » , 59 alinéa 2  » Une nouvelle Assemblée est élue soixante (60) jours au moins et quatrevingt-dix (90) jours au plus après cette dissolution  » , article 84, dernier aliéna, « .

Une loi organique fixe le nombre des membres de l’Assemblée nationale, l’indemnité des députés et leurs avantages, leurs conditions d’éligibilité, le régime des inéligibilités et des incompatibilités, les modalités du scrutin ainsi que les conditions dans lesquelles il est pourvu au siège vacant d’un député  » , article 85  » La durée de la législature est de cinq (5) ans. Les élections générales en vue du renouvellement de l’Assemblée nationale ont lieu soixante (60) jours au moins et quatre-vingt-dix (90) jours au plus avant la fin de la législature en cours « ,article 99 et article 100 « .

Le régime électoral du Président de la République, des membres de l’Assemblée Nationale, des Assemblées Locales et du Réfé- rendum est fixé par une loi organique  » de la Constitution du 25 novembre 2010. Ce processus de réforme dudit système électoral a commencé avec la création, par arrêté n°0598 en date du 4 octobre 2016 du ministre d’Etat en charge de l’intérieur, d’un Comité élargi de révision des lois électorales. Ensuite, le Premier Ministre, Président du Conseil National de Dialogue Politique(CNDP), par arrêté N°187/PM en date du 23 novembre2016, a créé un Comité chargé de réfléchir sur le système électoral du Niger.

Tout ce processus a été boycotté par l’opposition et les partis politiques non-affiliés. Cette révision de la Constitution concerne uniquement les délais électoraux et la mise en œuvre d’une loi électorale unique qui doit prendre en compte et corriger toutes les insuffisances constatées lors des dernières élections.

Pour mettre fin à toutes les supputations et autres commentaires tendancieux, le Président de la République comme lui en donne le droit de par la constitution de la 7ème République en son article173  » L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Président de la Ré- publique et aux membres de l’Assemblée nationale  » a adressé une correspondance au Président de l’Assemblée Nationale pour l’informer de cette initiative.

Le jeudi 25 mai 2017, le ministre de l’intérieur, Bazoum Mohamed a été auditionné par la Commission des Affaires Générales et Institutionnelles (CAGI) de l’Assemblée Nationale. Après des débats, les députés membres de cette commission ont proposé de faire une proposition de révision de l’article 84 de la constitution pour mieux se conformer.

Cette révision de la constitution, les débats à l’hémicycle auront lieu le Mardi 30 Mai 2017. Pour la révision du Code électoral interviendra très prochainement au cours d’une session extraordinaire de l’Assemblée Nationale qui sera ultérieurement convoquée.

Pour la gouvernance, l’opposition politique a affirmé que  » Il est aisé aujourd’hui de constater que depuis la prise de fonction de Issoufou Mahamadou, le 07 Avril 2011, la caractéristique dominante de sa gouvernance est le déni de droit, l’injustice, l’arbitraire, le népotisme, la corruption, et le trafic en tous genres. Toutes choses aux antipodes de l’Etat de droit, des valeurs républicaines et démocratiques « .

Le parti Moden/FA Lumana est mal placé pour affirmer cela dans la mesure où de 2011 à 2013 ; le parti a participé à la gestion du pouvoir, sinon pourquoi depuis cette période, le parti de Hama Amadou n’a pas dénoncé et protesté contre cela. Une autre délation !  » La sécurité et la cohésion sociale sont au plus mal …

Les libertés publiques d’expression, d’association, de pensée et de mouvement, ont toutes, été bâillonnées à tel point que la détention et les négations de droit, sont de nos jours d’une banalité « . Aujourd’hui vu ce qui se passe sur les réseaux sociaux et certains médias sans aucun respect d’éthique et de la déontologie du métier de journalisme, et que aucun journaliste n’a été emprisonné dans l’exercice de son métier, aucun média n’a été fermé, il est impensable de renier l’existence des libertés au Niger.

Même les marches qui sont interdites, c’est parce que les organisateurs par méconnaissance ou mauvaise foi refusent de respecter les conditions prévues par loi, afin de dire qu’il y a pas des libertés. Or cela fait partie de leur plan machiavélique pour la déstabilisation du régime, qui les a toujours tenus en l’échec et mis en déroute sur le terrain de la loi. On se rappelle des affaires du 20 mai 2014 ; affaire Charlie 17 janvier 2015, affaire 14 novembre 2015 et l’affaire du 3 février 2016.

Où l’opposition a successivement et lamentablement échoué. N’ayant donc pas d’autre alternativeaprès l’échec de tous les complots, l’opposition ne peut que se confiner dans le désespoir et faire recours au discours permanent de la dé- lation ! Pourvu que ça marche puisqu’ils n’ont pas de toute évidence une majorité de Nigériens dans leur camp. Le président Issoufou Mahamadou et son camp ont la légitimité de leur côté et n’ont aucune raison de craindre leur peuple contrairement à ceux qui souhaitent le déluge pour le Niger.

[author ]Z.S. (LE TEMPS N° 101 )[/author]

6 Comments

  1. Zabeirou tu fais honte à cette profession , vraiment je ne te connaissais pas dans cette robe de griot de Guri, tu as déjà oublié tout ce que tu racontais dans ton chiffon de journal et lors des débats directs à la Télé sur la gouvernance de Guri. Maintenant que tu es du côté de la mangeoire, tu fais l’éloge avec insolence et de la fausseté dans toute sa plénitude, c’est très grave, je crois que ta barbe là ne mérite pas de rester sur ton visage.
    Comme tu l’as toujours souhaité , maintenant tu vas pouvoir construire ta villa à Niamey.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Check Also

60 ème anniversaire de l’ASECNA Le Représentant de l’ASECNA au Niger reçu par le Chef du Gouvernement…

Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,  BrigiRafini a accordé hier une audie…