Accueil / ACTUALITE / Déclaration de l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) : L’organisation exige du gouvernement le respect scrupuleux du protocole d’accord du 20 octobre 2018

Déclaration de l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) : L’organisation exige du gouvernement le respect scrupuleux du protocole d’accord du 20 octobre 2018

Réunies en session extraordinaire, hier mercredi 30 janvier 2019, à Niamey, les centrales syndicales membres de l’Intersyndicale des Travailleurs du Niger (ITN) ont rendu publique une déclaration, qui fait suite à l’examen de l’état du partenariat entre l’ITN et le gouvernement relativement au protocole d’accord du 20 octobre 2018.

La déclaration a été signée par les secrétaires généraux des sept centrales, à savoir : la Confédération Démocratique des Travailleurs du Niger (CDTN), la Confédération Générale des Syndicats libres (CGSL-Niger), la Confédération Nigérienne de Travail (CNT), l’Union Générale des Syndicats de l’Economie Informelle du Niger (UGSEIN), l’Union Générale des Travailleurs du Niger (UGTN), l’Union Syndicale Progressiste des Travailleurs (USPT) et l’Union des Syndicats des Travailleurs du Niger (USTN).

Dans cette déclaration lue par le Secrétaire Géénéral de la CDTN, M. Idrissa Djibrilla, l’ITN dit conster la non application du protocole d’accord ITN-Gouvernement. C’est pour l’organisation a réaffirmé sa détermination à réclamer la satisfaction de ses attentes, déclinées et approuvées dans le document.

Ces points du protocole d’accord sont, entre autres le parachèvement du processus d’élaboration et d’adoption du régime indemnitaire des agents de l’Etat, couplé au paiement des stocks des incidences financières et à la définition de mécanisme de résolution des arriérés d’incidences financières; l’octroi de l’indemnité spéciale de départ à la retraite aux agents de la fonction publique (avec prise d’effet à partir de janvier 2019); la révision du décret fixant les frais de déplacement accordés aux agents de la fonction publique (dont les dispositions pour sa finalisation devaient être prises au plus tard le 31 décembre 2018); la mise en œuvre du statut des agents auxiliaires; la convocation du comité sur la réduction du prix des hydrocarbures (dépôt des conclusions des travaux prévu avant l’année 2019); la création du cadre de concertation sur la réduction des prix de la téléphonie qui devait faire des propositions au gouvernement au plus tard le 30 Novembre 2018; la mise à la disposition du comité chargé du parachèvement du processus de la mise en place de la Mutuelle de Santé des Agents de l’Etat, des ressources nécessaires, au plus tard le 31 décembre 2018; l’organisation de l’atelier de validation sur la révision de la convention collective interprofessionnelle, pour une mise en œuvre à partir du 1er janvier 2019 ; sans oublier la mise en place du comité de suivi de l’application dudit accord.

L’intersyndicale a rappelé également qu’à l’occasion de la présentation des vœux du nouvel an, le 7 janvier 2019, les représentants de la structure ont exprimé au Président de la République leurs doléances quant au respect scrupuleux des accords. Ce qui a abouti à l’instruction donnée par le Chef de l’Etat, pour la mise en œuvre dudit protocole. Trois jours après, s’en est suivie la lettre de rappel adressée au ministre de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.

Ainsi, à travers cette déclaration l’ITN dénonce la lourdeur des réactions du gouvernement vis-à-vis des points du protocole d’accord arrivés à échéance. Par conséquent, l’intersyndicale donne un délai de deux semaines, au-delà duquel, elle entend user de tous les moyens légaux, pour faire aboutir ses doléances.

Par Mahamane Chékaré Ismaël(Stagiaire) (ONEP)

À propos Administrateur

2 plusieurs commentaires

  1. D’accord avec toi. Je suis un fonctionnaire et je connais un peu comment notre administration marche. Rares sont les agents qui pensent intérêt général. Beaucoup cherchent à gagner plus en travaillant moins. Retards, absentéisme, travail pas assez soigné, etc. etc. Souvent ceux qui réclament sont les moins performants, il y a beaucoup à dire. Et puis si l’on pourra faire un peu d’équité: que tous les gens d’un même profil gagent sensiblement le même salaire. Eg: une secrétaire de la DGI par rapport à sa paire du Trésor au sein du même ministère, puis celle du ministère de la Justice ou de l’Agriculture. Un magistrat contre un ingénieur qu’il connait meilleur à lui même dans les études littéraires, mais a étudié les sciences car polyvalent…

  2. Le Niger un pays où tout le monde exige
    Le seul pays où les gens connaissent et parlent toujours de leurs droits tout en ignorant leurs devoirs.
    Si j’avais le pouvoir j’allais réduire les salaires de tous les salariés de 20% pour financer la sécurité, pour aider nos FDS, pour appuyer ceux qui n’exigent rien et qui meurent pour nous garantir la sécurité et l’intégrité de notre pays.

    Ah, si j’avais le pouvoir j’allais diminuer les salaires de tous les salariés pour soutenir les familles de tous ceux qui sont morts pour la patrie en donnant leur propre vie pour nous protéger contre le terrorisme.
    Ah, si j’avais le pouvoir…
    J’allais dire à tous ceux qui passent leur temps à exiger d’avoir une pensée pour les autres.
    J’allais à tous ceux qui exigent pour se retrouver après dans les bars pour faire des débats de penser d’abord au Niger.
    J’allais dire à tous que chacun d’entre nous doit être prêt à donner sa vie pour que vive le Niger. Car si on ne le fait pas….
    Ah si j’avais le pouvoir….

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.