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DECLARATION DU BEN SYNACEB des Agents Contractuels et Fonctionnaires de l’Education de Base…

Réuni en session extraordinaire ce samedi 18 Mars 2017 ; à l’effet d’examiner avec plus de promptitude, la situation née de l’arrestation du camarade Seyni Harouna Secrétaire Général Adjoint du BEN/SYNACEB, le Bureau Exécutif National rend publique la déclaration dont la teneur suit :

Camarades militantes et militants,
C’était sans surprise que le vendredi 17 Mars 2017 ; le 1er Secrétaire Général Adjoint du SYNACEB a été enlevé puis conduit manu militari dans les locaux de la police judiciaire. Ce qui dénote la mise en exécution de la menace proférée par le ministre d’Etat chargé de l’intérieur contre le SYNACEB et ses responsables.

Cette énième provocation des amateurs qui animent le pouvoir en place est une manigance qui n’est ni plus ni moins le début d’un projet de déstabilisation de notre très chère organisation. Mais qu’ils se rassurent, comme toutes les autres tentatives ; celle là également vient d’échouer parce que n’ayant pas suscité la riposte attendue.
Le fallacieux chef d’accusation ‘’usurpation de titre’’ parce que le camarade Seyni Harouna écope d’une sanction administrative est une violation flagrante des conventions 87 et 98 de l’OIT ratifiées par l’Etat du Niger; mais aussi de la constitution et le code du travail en vigueur.

Le BEN/SYNACEB rappelle au gouvernement en quête de popularité ; que conformément aux dispositions des statuts et règlements de notre organisation la sanction administrative du camarade Seyni Harouna n’entache en rien son mandat électif qui cours jusqu’au 06 Avril 2018.

Comme si le ridicule ne tue pas les renaissants ; connaissant pertinemment la situation administrative du camarade, il a conduit la délégation du SYNACEB dans toutes les discussions avec le comité interministériel des négociations présidées par le ministre d’Etat Bazoum. La signature du communiqué conjoint du 13 décembre 2016 ; parafée par le camarade Seyni Harouna en est une parfaite illustration.

Le BEN/SYNACEB rassure les camarades que ces arrestations et autres intimidations résultent de l’incapacité des princes au pouvoir à faire face aux véritables préoccupations des enseignants et du peuple en général. Et rien ne sauraient nous dévier du noble combat engagé pour la défense des intérêts des militants.

Aguerri dans les stratégies de manipulations ; le BEN/SYNACEB constate que cette situation sciemment orchestrée est de nature à détourner l’opinion sur les affaires de détournement des deniers publics et tous les autres scandales révélés par certaines presses nationales et internationales.

Au vu de ce qui précède, le BEN/SYNACEB :

1. Constate qu’en agissant ainsi ; le gouvernement de la 7ème République vient de dépasser les bornes à nous attribuer,
2. Dénonce la manière peu orthodoxe par laquelle le camarade SGA1 a été interpelé et gardé à vue par la police sans visite ;
3. Condamne avec la dernière énergie l’attitude va-t-en guerre, la Haine viscérale, le mépris vis-à-vis des enseignants du Niger et leurs organisations par les autorités de la 7ème République,
4. Exige la libération immédiate et sans condition du camarade Seyni Harouna ; 1er Secrétaire Général Adjoint du BEN/SYNACEB,
5. Lance le mot d’ordre d’alerte maximale au sein de toutes les structures régionales ; départementales et communales ainsi que des instances de la structure ;
6. réaffirme avec force, sa ferme détermination à poursuivre la lutte pour la restauration de la dignité de l’enseignant, le respect de la liberté syndicale et des accords qui le lient au gouvernement,
7. Demande à toutes les enseignantes et tous les enseignants de rester sereins et mobilisés autour du cadre en attendant les tous prochains mots d’ordre car rien ne résiste au temps,
8. Appelle tous les citoyens soucieux du devenir de l’école à une mobilisation générale pour sauver l’école publique Nigérienne et les lois de la République.
En fin le BEN/SYNACEB se félicite du soutien des organisations sœurs ; de la société civile, du BIT et de la CSI.
– Vive l’unité syndicale ;
– Vive le mouvement syndical.

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BEN SYNACEB

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11 plusieurs commentaires

  1. Ces enseignants contarctuels qui n’ont pas le niveau et compétences nécessaires n’ont rien compris.

    Le gouvernement leur propose une formation pour améliorer leur niveau, ils refusent. Ils veulent quoi????

    Continuer à prendre nos enfants en otage??? Nous parents d’élèves nous disons Non, Non, Non.

    S’ils veulent ils n’ont qu’à aller en grève illimitée, de toutes façons ils ne peuvent rien enseigner.

  2. Gaskia votre analyse est pertunante.chapeau vraiment!

  3. juste pour dire que la situation éducative actuelle est une véritable catastrophe. Nous devons nous ressaisir gouvernants et gouvernes pour sauver ce qui peut l être .évitons le bras de fer inutile . Donnez les moyens aux encadreurs vous verrez que sans tapage on va vous présenter le niveau réel de nos enseignants. Par rapport aux mesures corrrectives on peut ramener le système de recyclage comme on a l habitude de le faire dans le temps pendant les vacances. Ou créer des centres régionaux a l image de Koygolo dans la région de Dosso pour la remise a niveau des enseignants en difficulté.Relancer aussi le poil des formateurs nationaux et régionaux pour identifier le vrai besoin en formation des enseignants en difficulté.

  4. juste pour dire que la situation éducative actuelle est une véritable catastrophe. Nous devons nous ressaisir gouvernants et gouvernes pour sauver ce qui peut l être .évitons le bras de fer inutile . Donnez les moyens aux encadreurs vous verrez que sans tapage on va vous présenter le niveau réel de nos enseignants. Par rapport aux mesures corrrectives on peut ramener le système de recyclage comme on a l habitude de le faire dans le temps pendant les vacances. Ou créer des centres régionaux a l image de Koygolo dans la région de Dosso pour la remise a niveau des enseignants en difficulté.Relancer aussi le poil des formateurs nationaux et régionaux pour identifier le vrai besoin en formation des enseignants en difficulté.

  5. GASKIYA TA FI KOBO

    Avec pareils réflexes corporatistes et intéressés l’école ne sera pas sauvée. Tout le monde connait le problème mais personne n’est prêt à faire le sacrifice que requiert la situation. Un système éducatif c’est l’Etat, les parents, les enseignants et accessoirement les élèves. Chacun doit jouer pleinement son rôle et user des moyens qu’il dispose pour contraindre les autres parties prenantes à donner du meilleur d’elles mêmes pour que le système marche. Mais personne ne fait rien.
    – L’Etat ne fait rien. Il pense que construire des classes et payer des enseignants suffit pour la marche du système duquel l’élite à soigneusement soustrait ses enfants. Il a politisé le corps de telle sorte que personne n’occupe la moindre responsabilité de par ses compétences intrinsèques. Tous les responsables doivent leur poste au parti ou un à PAC.
    – Les parents d’élèves: Ils sont des vrais bénis oui oui depuis la création de l’APE en 1975, toujours prêts à donner raison au pouvoir en place. Ils ne s’intéressent ni du du programme, ni des conditions d’études des enfants, ni de la qualité de l’enseignement dispensé. Les dirigeants de l’APE ont parfois un niveau d’instruction dérisoire qui leur permet de comprendre les enjeux ou de comparer leur approche à celle de leurs homologues d’autres horizons.
    – Les enseignants: Ils sont à la fois victimes et acteurs de leurs propres malheurs. Ils ont crée des dizaines de syndicats, chaque responsable qui termine son mandat crée automatiquement un autre syndicat et à Dieu la craie et vivent les prébendes. L’État joue à plein sur ces micro syndicats qu’il manœuvre à sa guise. Les enseignants de la capitale passent le clair de leur temps dans le privé où ils enseignent entre autres les enfants de Bazoum, de Hassoumi et de Marthé, qu’ils rencontrent dès le lendemain autour d’une table de négociation. Qui a intérêt à ce que sa marche?
    -Les élèves: ils sont encore jeunes et n’ont pas la possibilité de comprendre le malheur qui les attend

    • Normalement Gaskya les eleves sont en bas de l’echiquier c’est d’abord le gouvernement , ensuite le gouvernement puis vient apres les enseignants….merci..

  6. Assalam alaykoum, les gens doivent comprendre que l’intérêt général est au dessus de tout; Le Pouvoir doit apaiser la situation et non envenimer. que dire du destin de ces jeunes scolaires. Un enfant mal éduqué est un potentiel danger pour la population et pour l’Etat. Voyons les rues de Niamey avec les mandants, les talibets. L’école est un moyen de canalisation des jeunes vers un comportement responsable. Les gens du pouvoirs ont tous leurs enfants dans les écoles privés ou à l’étranger.

  7. Depuis quand les syndicalistes jouissent-ils d’immunité? Au lieu de vouloir couvrir des camarades indélicats les syndicats devraient sensibiliser leurs militants et surtout leurs dirigeants à quelque niveau qu’ils soient à être corrects. Le syndicaliste et l’animateur d’une structure de la société civile doit être un modèle. Tel a été l’enseignement que j’ai reçu aux premières heures de la démocratie en 1991 en tant que militant d’une association de défense de droit de l’homme et ancien activiste de syndicat.

    • justement l’ecole nigerienne a commencé a etre un vrai bordel aux premieres heures de la democratie MAMAKI et tous ça a cause des problemes socio-economiques que les gouvernants actuels ont creés pour le simple fait qu’il n’etait pas au pouvoir….

  8. gury banza

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