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Discours de Monsieur Bazoum Mohamed au meeting de la rentrée politique MRN.

Chers camarades, chers amis,

Depuis la fin de la campagne de l’élection présidentielle, c’est pour la première fois que nous nous retrouvons en Meeting des partis de la mouvance présidentielle. Nous avons décidé d’avoir cette grande rencontre pour marquer la rentrée politique de l’année 2012 et célébrer la formalisation de notre cadre unitaire qu’est la MRN (Mouvance pour la Renaissance du Niger). Nous voulons ainsi perpétuer les bonnes habitudes de notre démocratie, mais surtout prendre date en vous disant que la MRN existe désormais et sera le cadre de l’unité de toutes les forces politiques qui ont porté Mahamadou lss oufou au pouvoir et qui entendent soutenir le gouvernement en vue de promouvoir le programme de la renaissance de notre pays.

En effet, en démocratie un gouvernement n’existe pas par lui-même et pour lui-même, mais il est le reflet d’une volonté qu’incarne une majorité, représentée certes à l’assemblée nationale, mais qui va bien au-delà des partis présents au parlement. Le rôle de ces partis vis-à-vis du gouvernement est à la fois de le soutenir politiquement pour lui procurer l’environnement social dont il a besoin pour mener son action et de lui indiquer sa direction en lui définissant les règles éthiques de son comportement. Car en démocratie, il ne suffit pas d’avoir le pouvoir, qui est loin d’être une fin en soi, mais de savoir l’exercer en répondant adéquatement aux attentes majeures du peuple souverain.

Ces attentes, nous, nous ne les connaissons que trop bien pour avoir été si profondément en contact avec les populations qui nous- ont souvent dit et répété leurs besoins en eau potable, en soins de santé, surtout pour les femmes enceintes et les enfants, en engrais et pesticides pour une production agricole plus sûre, en vaccins et médicaments pour le cheptel, en routes pour désenclaver les marchés et assurer un bon écoulement de leurs produits agricoles. Nous connaissons les attentes du peuple dans le domaine de la sécurité et nous connaissons aussi ses aspirations à la justice. Nous connaissons de très prés les souffrances des populations du fait de leur grande pauvreté et leur aspiration au bien-être matériel. Nous connaissons l’impact du chômage sur les jeunes, sur l’état de leur moral et le sentiment de désespérance qui les habite.

Nous connaissons leur impatience et leur perception du temps qui n’avance pas tant ils sont pressés de quitter leur état d’infra-humanité. Nous devons répondre à toutes ces attentes, certaines marquées au coin de l’urgence. Nous savons qu’au bout des 9 mois que nous avons passé au pouvoir, nombreuses sont vos attentes qui ne sont pas satisfaites. Mais n’avons-nous jamais été naïfs pour croire qu’il suffit que nous prenions le pouvoir pour que tous les problèmes soient réglés comme s’il était possible de faire des miracles? Nous comprenons que vous ne soyez pas tout à fait satisfaits, mais il n’y a pas de doute que de belles options ont été prises vers un autre avenir, marquant ainsi une rupture assurément prometteuse.

Chers camarades, chers amis,

Notre premier souci, le premier souci du Président de la République est d’assurer le renforcement des institutions républicaines par l’approfondissement de la démocratie. Dans ce domaine les choses se passent de façon satisfaisante et notre pays, en plus d’avoir dépénalisé le délit de presse a vu son Président signer la charte de la montagne de la table. Nous sommes fiers d’être un pays pionnier en la matière et nous sommes convaincus que les libertés publiques et en particulier la liberté d’expression sont la base de la démocratie. Dans le domaine de la sécurité, malgré une conjoncture défavorable marquée notamment par les effets de la guerre civile en Libye et les nombreuses armes en circulation notre situation sécuritaire est parfaitement maitrisée. Grâce à l’engagement personnel du Président de la République, à la pertinence de notre politique et à l’abnégation de nos forces de défense et de sécurité nos routes sont plus sûres et les nuits de nos citoyens plus tranquilles.

Dans le domaine de la lutte contre la corruption nous avons mis en place une commission spéciale qui a entamé un bon travail. Nous avons institué une ligne verte que des citoyens ont commencé à utiliser et dont on verra les résultats sous peu. Nous avons fait rembourser des sommes importantes volées dans les caisses de l’Etat au moyen de fausses factures, lesquelles on se souvient, avaient connu leur printemps il n’y a pas très longtemps. Des commerçants véreux et des cadres soupçonnés de corruption sont en prison. Les poursuites contre tous les délinquants financiers se poursuivront et s’accéléreront bientôt. Sur le plan social, nous avons assumé la décision du gouvernement de transition d’augmenter le salaire des fonctionnaires, pour certains de près de 30% en vérité. Nous sommes en discussion avec les centrales syndicales pour un accord global qui s’étendra sur plusieurs années. Nous avons recruté 450 médecins et venons d’affecter un médecin au moins dans chaque chef-lieu de commune.

Cela est une véritable révolution! Nous avons recruté plus de 1100 infirmiers et sages-femmes, dont nous avons substantiellement amélioré les salaires, à l’instar de ceux des médecins. Nous avons recruté plus de 3500 enseignants. Nous savons que cela reste insuffisant et c’est pourquoi nous comptons faire encore plus, à l’avenir. S’agissant de la situation alimentaire notre gouvernement n’a eu aucun complexe à tirer, très tôt, la sonnette d’alarme pour faire part des déficits en perspective permettant ainsi à nos partenaires d’agir suffisamment à temps. Cela lui vaut aujourd’hui les louanges unanimes des ONG comme des organismes internationaux. Nous sommes loin de l’époque où l’arrogance de certains les avait amenés à déclarer la guerre aux journalistes et aux organisations humanitaires qui parlaient de ce sujet. Nous sommes loin également de l’époque où on maquillait les résultats des récoltes avec des chiffres falsifiés pour donner de soi une image flatteuse. Cette année l’assistance alimentaire aux populations sera, inch Allah précoce et conséquente.

Mais pour autant, nous ne sommes pas restés à attendre benoitement l’aide internationale. Nous avons au contraire mis en place un programme d’urgence de 100 milliards de francs qui se basera principalement sur l’irrigation. Sur le plan économique, la grande priorité du Président de la République est, comme vous le savez, la transformation radicale de notre agriculture. Grâce à l’initiative 3N notre pays cessera d’être le théâtre des désolations causées par ces famines récurrentes que nous connaissons pour devenir, plaise à Dieu, auto-suffisant. D’ores et déjà de nombreux partenaires y ont exprimé leur intérêt et des investissements importants seront consentis tant dans l’agriculture que dans l’élevage ou la restauration de l’environnement.

Notre deuxième priorité économique vous le savez bien, c’est le développement des grandes infrastructures, principalement dans les domaines de l’énergie et des transports. L’engagement pour faire aboutir les projets de barrage de kandadji et de charbon de Salka Damna sont la preuve de notre détermination à changer les choses dans le domaine énergétique. En ce qui concerne le transport, l’idée constamment défendue par le Président de la République de faire sortir notre pays de son enclavement au moyen du chemin de fer commence à prendre forme à travers un faisceau d’initiatives sous-régionales et internationales. Nous faisons le pari de ce grand rêve qui changera tout pour l’économie de notre pays.

Chers camarades, chers amis,

Comme vous le voyez bien, notre gouvernance a amorcé des changements importants dont l’impact se fera sentir à mesure que le temps passera. Mais nos amis de l’opposition qui se sont retrouvés ici même, il ya de cela quelques semaines au cours d’un Meeting, dont ils gardent un souvenir tout sauf impérissable ont cru pouvoir nous moquer, moquer notre action et nos ambitions. Ils ont dit que nous ne sommes pas des démocrates, que les démocrates, c’est eux, que nos institutions sont illégitimes, alors qu’eux avaient régné sur des institutions crédibles. Ils ont dit que nous sommes des amateurs, alors qu’ils furent des experts. Ils ont dit que nous échouerons fatalement, que nous avons déjà échoué quand eux furent des démiurges qui avaient déjà réglé tous les problèmes du Niger. Vous savez chers camarades, c’est un plaisir de voir ces gens-là venir à la place de la Concertation pour jouir de leurs droits de citoyens de critiquer ceux qui sont au pouvoir.

C’est la preuve que nous avons totalement rétabli la démocratie, celle-là même qu’ils avaient voulu abolir quand ils nous avaient dit que leur champion a tellement fait pour le Niger qu’il n’avait plus besoin d’être élu pour gouverner et qu’il fallait qu’il gouvernât pour l’éternité. Que peuvent valoir les moqueries des gens qui ont marché dans le sens inverse du temps et qui avaient fait de notre belle expérience démocratique de la 5eme République le vulgaire Gondwana de leur refondation ? Au juste, que sont-ils devenus nos fameux refondateurs ? Où est-il passé leur peuple dont ils s’étaient tant prévalus de la volonté? Maintenant nous savons ce qu’il y avait derrière le Référendum. De l’argent, à gogo qu’on se partageait au nom du peuple. Ces gens-là sont en effet mal placés pour nous faire la leçon. Ils sont loin d’avoir été des experts, sauf en certaines matières.

Oui, ils furent des experts dans les fausses factures. C’est pourquoi vous les entendez souvent dire que le pays est bloqué, qu’il n’y a plus d’argent qui circule. Ils ont raison. Cet argent dont ils parlent, cet argent qui ne circulerait plus, c’est l’argent des fausses factures qu’ont distribuait généreusement à travers des rouages qui avaient fini par être parfaitement huilés. Cet argent, c’étaient les milliards de francs qui étaient pris sous forme de pots-de-vin à travers le trafic des permis miniers et qui étaient distribués avec prodigalité dans certains circuits. Dans ces matières, ils furent donc experts. Mais en matière de gestion, ils ne le furent point et pour cause ! Camarades, merci d’être venus nombreux pour prendre part à cette première manifestation de la MRN. Merci pour le soutien que vous nous témoignez ainsi. Notre gouvernement a besoin de ce soutien.

Notre gouvernement a besoin de ce soutien. Il a tout autant besoin de vos critiques constructives qui l’aideront à améliorer ses performances. Nous vous invitons par ailleurs à cultiver la cohésion en votre sein et à raffermir les relations entre nos partis à la base. C’est la condition de notre succès. En ce qui nous concerne, nous autres, vos dirigeants nous travaillerons toujours dans le sens de la réalisation de vos aspirations et nous nous efforcerons à être dignes de la confiance vous nous faites. Nous soutiendrons de toutes nos forces les efforts du Président de la République à réaliser le rêve qui vous anime tous, qui est celui d’un Niger stable et prospère.

Vive la MRN

Vive la démocratie

Vive le Niger

Je vous remercie!

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Un commentaire

  1. Vraiment tres interessant cette serie sur la pmtrooion de ton appli.On lit ca comment un roman. Faudra publier un bouquin sur le sujet dans 3 ou 4 ans 😉

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