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Fin de la visite de suivi du Comité des Nations Unies contre le terrorisme au Niger : « Le Niger est un pays engagé pour mener un combat contre le phénomène du terrorisme », déclare Mme Michele Coninsx

Une délégation du Comité des Nations Unies contre le terrorisme conduite par Mme Michele Coninsx, sous-secrétaire générale et directrice exécutive dudit Comité (DECT) a séjourné au Niger du 9 au 11 juillet dernier. Les travaux de la mission ont été clôturés hier dans l’après-midi lors d’une réunion présidée par le ministre en charge de la Justice, M. Marou Amadou en présence des membres du gouvernement à l’auditorium Sani Bako du ministère des Affaires étrangères. Au cours de son séjour, la mission a pu évaluer le système de lutte contre le terrorisme et a reçu des explications détaillées sur le terrorisme au Niger de la part des autorités nigériennes et des différentes structures en charge de la question sécuritaire.

Au cours de cette réunion de travail, Mme Michele Coninsx a abordé la question de la radicalisation pouvant conduire au terrorisme et les mesures prises par le Niger pour prévenir ou contrer le phénomène, ainsi que l’utilisation de l’internet et des médias sociaux par les terroristes et leurs complices. Elle a également parlé de l’économie criminelle comme le trafic des stupéfiants, des personnes et l’immigration clandestine qui, selon elle, est devenue une autre menace. «Le Niger a pris d’importantes initiatives à savoir la création de la force G5 Sahel. Le pays est engagé pour mener un combat contre le phénomène du terrorisme», a-t-elle déclaré.

La cheffe de la délégation onusienne a souligné également l’importance que joue la jeunesse au Niger, qui constitue la frange la plus composante importante majeure de la population.

«Le pays doit en tenir compte afin qu’elle ne devienne pas une fibre vulnérable pour son économie. Le Niger doit avoir une attention particulière à cette importante partie de la population. Les autorités doivent accorder une place importante à l’autonomisation de la jeunesse et de la femme dans l’avenir pour contrer l’extrémisme violant. C’est un peu notre analyse», a-t-elle déclaré. Mme Michele Coninsx a remercié les autorités du pays et les autres structures intervenant dans le domaine sécuritaire pour l’attention particulière accordée à sa délégation.

Dans son mot de clôture, le ministre de la Justice M. Marou Amadou a indiqué que, durant trois jours de visite de travail au Niger, la mission a pu évaluer le système de lutte contre le terrorisme. Pour lui, les mots prononcés par la cheffe de la délégation doivent être pris en compte. « Votre intervention indique que notre dispositif de lutte militaire à travers les Forces de Défense et de Sécurité, tout comme notre dispositif sous régional, le G5 Sahel et la force mixte multinationale dans le Lac Tchad est à encourager et à soutenir.

Vous avez également parlé du plan de la répression judiciaire, dont vous avez salué la qualité. Je salue votre expertise sur la lutte contre le financement du terrorisme et les blanchiments des capitaux ; nous avons compris les progrès réalisés et les défis qui nous restent ainsi que la sécurité sur les frontières. A tous ces niveaux vous avez évoqué la disponibilité de vos services pour nous apporter de l’assistance technique», a dit le ministre Marou Amadou.

Il faut enfin noter que, conformément à la résolution 2395 (2017) du Conseil de sécurité, les évaluations des pays, une fois approuvées par le comité, seront mises à disposition par la Direction exécutive du Comité contre le terrorisme (DECT) à l’ensemble du système des Nations Unies, ainsi que les activités de renforcement des capacités sur les lacunes en matière de mise en œuvre et de capacités identifiées par la DECT, sauf si les Etats concernés demandent expressément que certaines informations demeurent confidentielles.

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Seini Seydou Zakaria(onep)

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2 plusieurs commentaires

  1. Quand le Niger est à l’honneur…dans le cadre africain…..
    Ne devrait on pas dire CONGRATS et bravo à …… ABDOU DJERMA LAWEL?

    Quand TOTO A DIT partage et si tu n’es pas content…. N’est ce pas ton problème …et es tu forcé d’aller à la ligne????

    Et ….
    À la ligne….😊

    LE NIGERIEN ABDOU DJERMA LAWAL ELU PRESIDENT DU RAFPRO

    Le Nigérien Abdou Djerma Lawal a été élu président du Réseau africain des institutions et fonds de formation professionnelle (Rafpro), lors de la 10ème cérémonie de ses assises, tenues à Dakar les 12 et 13 juillet 2018. Directeur général du Fonds d’appui à la formation professionnelle et à l’apprentissage (Fafpa), M. Lawal a gagné haut la main cette élection pour un mandat de 3 ans. Elle a été facilitée par l’éclatement des candidatures sénégalaises, portées par les directeurs généraux de l’Office national de formation professionnelle (Onfp) Sanoussi Diakité et du Fonds de financement de la formation professionnelle et technique (3Fpt), Dame Diop.

    A la tête des institutions issues de onze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, le président Lawal a estimé que son bureau «va travailler sans relâche pour contribuer de façon significative au développement de la formation professionnelle des pays membres». Il s’engage à réussir le plan stratégique du Rafpro en résorbant le retard de l’Afrique dans la formation et l’emploi pour mieux lutter contre le chômage des jeunes.

    Pour Sanoussi Diakité, le sens du Rafpro est de permettre aux Etats membres de promouvoir la formation professionnelle et de développer l’échange entre les intuitions et le Fonds de formation pour renforcer la mutualisation et le renforcement de leurs capacités. «On partage de bonne pratique, on examine des questions importantes sur le développement de la formation professionnelle et on élabore des propositions et des recommandations à soumettre aux décideurs de nos différents pays», dit-il. Selon M. Diakité, il n’y a «aucun doute que la formation professionnelle et technique est le levier qui fait la promotion de la croissance économique puisque la production dans un pays repose sur des ressources humaines».

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