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GENERAL DJIBO SALOU L’histoire secrète d’une candidature en 2021 !

Le général Djibo Salou

C’est le tube de ce début d’été 2017, la candidature du général quadruple étoilé, Djibo Salou, l’homme du 10 février 2010 tombeur du très controversé régime de la Sixième République tazarchiste de Tandja Mamadou, à la présidentielle de 2021. Des journaux de la place ainsi que les réseaux sociaux en ont fait, ces derniers temps, leurs choux gras. Dans beaucoup de milieux politiques, le sujet est présent, les gens se demandant les uns les autres si cette histoire était vraie ou fausse.

Les plus sceptiques se disaient que c’était-là une unième comédie dont seuls les journaux proches de l’opposition politique nigérienne avaient le secret, habitués en cela pour vendre du papier à un lectorat très friand du sensationnel même le plus irréaliste, comme par exemple l’existence d’un  »deal » entre le Président Issoufou et le général Djibo Salou pour 2021 !

Par contre, certains, de bonne foi, sont de plus en séduits par l’éventualité de cette candidature, car pour eux, il n’y a jamais de fumée sans feu. Pour tirer tout cela au clair, votre journal a cherché à savoir auprès de sources dignes de foi ce qu’il en est au juste, c’est-à-dire comment toute cette histoire est née et s’est amplifiée depuis. Les lignes qui suivront pourraient choquer certains esprits imbus sans doute de l’idéal républicain qui fait de chaque individu l’égal de l’autre au sein de la société et que seul le mérite républicain permet de distinguer les uns des autres. Mais pour appréhender véritablement la question qui nous préoccupe ici, ce détour inhabituel dans des considérations d’un autre âge s’impose.

Le retour des vieux démons de la politique nigérienne

Les dernières élections générales de 2016 avaient fini par consacrer une fracture nationale entre le régime de la renaissance brillamment reconduit et une opposition politique laminée électoralement qui avait vu tous ses espoirs de venir au pouvoir s’envoler les uns après les autres. Dans notre édition parue au lendemain de la proclamation définitive des résultats du double scrutin présidentiel et législatif de mars 2016 par la Cour Constitutionnelle, nous établissions justement une cartographie territoriale des forces politiques qui faisait du PNDS/Tarayya la première force politique du Niger avec une déferlante rose qui s’étendait de Téra à Bilma et un confinement du Lumana/FA aux rives du fleuve Niger et dans une partie du Boboye.

En effet, l’exacerbation et l’exaltation de sentiments identitaires durant la seconde moitié du premier mandat du Président Issoufou, comme arguments politiques par certains acteurs politiques bien connus, avaient fini par pervertir le combat politique en le rendant vain et sans objet. Par contre, du côté du Président Issoufou, l’idée de rassembler l’ensemble des Nigériens autour d’un gouvernement national n’avait jamais failli, en dépit de nombreux obstacles que certains n’avaient cessé de dresser sur le chemin de l’unité.

Pour l’enfant de Dandadji, il était parti d’un constat simple : les différents régimes de transition militaire que le Niger a connus au cours de son histoire ont semblé mieux marcher que les régimes dits démocratiques. Pour lui la raison en est toute simple : ces régimes de parenthèse démocratique sont toujours le résultat d’une alchimie bien réussie entre ce qu’il y a de meilleur dans toutes les composantes de la société, c’est- à-dire que chaque parti politique y envoie les meilleurs de ses lieutenants pour former le gouvernement !

Au finish donc, la réunion de ces grands talents ne peut que donner de bons résultats, tout comme les abeilles disposant des bonnes fleurs ne peuvent que produire du bon miel. Alors, si cela a marché avec des transitions militaires, pourquoi ne le serait-il pas avec des régimes démocratiquement élus ?

En réalité, nos pays sont en transition démocratique et le temps de trouver leur vitesse de croisière démocratique, il faudrait solidifier le fragile équilibre politique et social qui menacerait de rompre à chaque fois que les conditions de son raffermissement sont durablement ébranlées. Ainsi, pour le Président Issoufou, un gouvernement d’union nationale, qui n’est pas en soi, une négation des principes démocratiques (l’Allemagne contemporaine est dirigée depuis quelques années par une coalition de partis, la France de Macron est également dirigée aujourd’hui par un melting-pot de partis politiques et de société civile, lire d’ailleurs à ce sujet notre article consacré à la technique du dynamitage des partis politiques en France qui n’est pas sans rappeler un certain concassage des partis politiques au Niger inji l’ARDR), ferait largement l’affaire pour permettre au Niger d’accéder enfin à une stabilité politique et institutionnelle durable.

C’était cela l’unique préoccupation du Président Issoufou, lorsque, en 2013, il avait pris langue avec le MNSD-Nassara, principal parti de l’opposition de l’époque, pour la formation d’un gouvernement d’union nationale et tout le monde connait la suite. Face à la fortune qu’a connue ce gouvernement d’union nationale, le Lumana de Hama Amadou avait continué son isolement et se rétrécissait de plus en plus en se vidant progressivement de certaines composantes qui semblaient lui donner un certain ancrage national.

Au bout du compte, les arguments de bas étages ont aussi progressivement supplanté les convictions politiques et la ferveur républicaine. Dans certains journaux, dans certains médias té- lévisés, mais pire encore sur les réseaux sociaux où trône le tristement célèbre Ali Téra, le combat politique était totalement dévoyé pour prendre le chemin de la puanteur et des égouts nauséabonds de la culture de la haine de l’autre. Etre né à Bima ou à Téra, ou être issu de tel ou tel groupe linguistique n’ont rien en soi un quelconque mérite, mais sont seulement le résultat de simples contingences spatio-temporelles sans autres significations en dehors du simple hasard !

Heureusement, le peuple nigérien mûri par tant d’années d’expériences démocratiques a refusé de succomber aux sirènes du cortège funèbre attelé et mis en branle par les Ali Téra et consorts. Après ces rappels liminaires sur le contexte politico-social dans lequel avait vécu le Niger en cette fin du premier mandat et du début du second quinquennat du Président Issoufou, abordons à présent la délicate question de la candidature du Général Djibo Salou à la présidentielle de 2021.

Le fruit d’une réflexion

D’entrée de jeu, il conviendrait de préciser que la réflexion à laquelle nous ferons cas dans cet article n’est pas, à proprement parler, une idée qui viendrait du Bureau Politique du PNDS comme certains esprits simplistes aiment à présenter les choses dans les médias de l’opposition, encore moins un deal qu’aurait noué le Président Issoufou avec le Général Djibo Salou pour lui passer la main en 2021.

Ce dont il s’agit ici, ce n’est rien d’autre que le fruit de l’imagination fertile de quelques intellectuels, d’ailleurs minoritaires, au sein de la majorité qui, face à la montée de certains extrémismes politiques, essentiellement charriés par le Lumana et certains de ses militants, auraient, par anticipation, imaginé un épouvantail crédible et républicain afin de barrer la route à ces considérations d’un temps révolu.

Alors, ils auraient imaginé une candidature gagnante du Général Djibo Salou appuyée par la MRN pour la présidentielle de 2021 ! Cette candidature aurait l’avantage de couper l’herbe sous les pieds de tous ceux qui penseraient que la magistrature suprême du Niger serait une sorte de rotation entre les différentes parties du Niger, comme si cela était écrit dans la Constitution.

Qui mieux que ce Général, selon ces intellectuels, serait le mieux indiqué pour assumer cette responsabilité en 2021. Voilà d’où serait partie cette idée de la candidature de Djibo Salou en 2021. Certainement, les milieux lumanistes ayant eu vent de cette réflexion, somme toute valant ce qu’elle vaut, en ont cherché à la torpiller et à la coller au Président Issoufou. Evidemment, le Président Issoufou est loin, très loin de ce genre de considérations, car il n’est pas ce comploteur que certains esprits malveillants veulent lui attribuer l’étiquette.

Un proverbe du terroir peulh enseigne :  »la mauvaise foi ne saurait jamais noircir la blancheur du lait’. Voyez-vous, Issoufou Mahamadou n’est pas entré en politique par effraction comme certains (suivez mon regard), c’est la résultante de trente ans d’engagement politique depuis les bancs de l’université jusqu’à l’aube de la revendication démocratique au Niger. Pour matérialiser son combat politique, il a créé, animé et développé un parti politique qui s’appelle le PNDS -Tarayya.

Ce parti politique, naguère peut influent sur la vie politique nationale, s’est, à force de travail et d’abnégation, imposé aujourd’hui comme la première force politique du Niger. Par conséquent, il n’a point besoin de passer un deal avec qui que ce soit, fût-il Djibo Salou pour réaliser la première alternance dé- mocratique au Niger. En 2021, ce sera aux Nigériens de se choisir un Président comme ils l’ont fait en 23011 et en 2016.

Voilà donc, succinctement, l’histoire et la géographie de cette candidature tant redoutée par les lumanistes et tant commentée ces derniers temps par tous les milieux politiques confondus !

[author ]Adamu Bako (OPINIONS N° 375)[/author]

29 Comments

  1. je suis choqué de savoir qu’il y’a toujours des gens assez simples d’esprit et qui ne portent pas le Niger dans leur cœur. Quand on défend ces dirigeants de la renaissance acte 2, c’est qu’on est vraiment pas un patriote. il est vrai que nous avons, en tant que citoyen, des dirigeants que nous soutenons; mais quand il faut dire la vérité, il faut la dire, cela ne nous coûterait rien du tout. Que nous soyons de l’opposition ou de la mouvance, nous savons tous que ça ne va pas. Je suis sûr que même parmi ceux qui nous gouvernent, il y’en a qui le savent, mais pour ne pas perdre leur pitance journalière, ils préfèrent se taire et manger.

  2. Il faut rectifier c’est Maitre KELESSI qui a crée le PNDS, il est décédé peu avant le démarrage de la conference nationale souveraine. S’ il était vivant Issifou ne sera jamais au commande du parti.

    Si le pnds est reconnaissant, il aurait du baptiser leur nouveau siège au nom de KELESSI.

    Bonne lecture

  3. Ceci est un conseil a Tamtaminfo: ne perdez pas la credibilité acquise auprès de la diaspora. Evitez de publier des torchons venant de nimporte quel griot/ journal.
    Ce site est lun des rares a bien renseigner cette partie de nigeriens que nous sommes. Alors de grace votre administration doit nous economiser le temps en filtrant les articles

  4. Ceci est in conseil a Tamtaminfo: ne perdez pas la credibilité acquise auprès de la diaspora. Evitez de publier des torchons venant de nimporte quel griot/ journal.
    Ce site est lun des rares a bien renseigner cette partie de nigeriens que nous sommes. Alors de grace votre administration doit nous economiser le temps en filtrant les articles

  5. On se moque vraiment de notre pays, de notre démocratie, de notre avenir et de l’avenir de nos enfants.
    Ils nous manque même ce minimum qui fait que toutes les créatures, à commencer par les animaux s’occupent d’abord de leurs enfants.
    Comment comprendre cette fixation sur Salou?
    Comment comprendre qu’on essaie de positionner quelqu’un qui a en plein jour tiré sur notre palais présidentiel
    Comment comprendre qu’on accorde crédit à quelqu’un qui a trahi notre pays, au service de la France et que Sarkozy a même médaillé pour service rendu à la France?
    Quelqu’un qui brisé l’élan de construction nationale du PRESIDENT TANDJA
    En glorifiant Salou nous sommes en train d’encourager d’autres militaires à trahir, à faire comme lui, à se mettre des grades qu’ils veulent.
    Il y a des choses qui n’arrivent qu’ à nous les nègres.
    Vraiment.
    Qui parlait encore du pauvre Niger?

  6. ce n est pas issouf qui a crée le PNDS, il faut te renseigner.
    il n etait que SG adjoint jusqu a la mort du vrai présidnet ET PREMIER PRESIDENT DU PNDS S.S

  7. Adamu Bako,à la lecture de la dernière partie de votre article,je ne peux m’empêcher de vous assimiler à un Djili Makan.Voyez vous,quand vous vous exprimez à la place du concerné ce n’est point du journalisme que vous faites mais plutôt du karan Bani.Soyez digne même quand vous voulez défendre quelqu’un ou une cause. Vous avez été trahis par certains de vos propos nauséabonds qui vous ont amenés à tomber dans les mêmes travers que vous pretendez dénoncer.

  8. Il faut faire en sorte que des voyous , des voleurs , des gangsters comme la traque des salou et consorts
    ne piussent meme pas se presenter. si non on est dans quel Niger? D’ailleurs apres Issoufou il y aura obligatoiirement une enquete sur la transition de ce voleur des grades et devaliseur des banques. . Il n’a meme pas honte de se presenter.

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