Home ACTUALITE Gestion du SNAT : Yamoussa et son gang jouent les prolongations…

Gestion du SNAT : Yamoussa et son gang jouent les prolongations…

Le Bureau du Syndicat National des Agents du Trésor (SNAT) vient de mettre en place un Comité chargé de réfléchir sur la mise en place d’une mutuelle à la DGT/CP.

Pour un bureau de syndicat qui n’arrive même pas à satisfaire de menus besoins exprimés par le personnel sur le fonds social, il est de bon ton de se demander comment celui-ci (le bureau du syndicat) compte initier et opérationnaliser une mutuelle. Mais c’est vrai que le Comité créé n’est chargé que de … réfléchir. Etant entendu que lesdites réflexions peuvent ne rien donner au bout, puisque n’étant pas assorties d’obligation de résultat, et ce quel que soit, par ailleurs, le temps qui leur aura été imparti.

Mais au-delà de son principe, c’est le timing de cette tardive initiative du SNAT qui intrigue. En effet, depuis le 18 août 2019, le bureau dirigé par Yamoussa est à la fin de son deuxième mandat de 3 ans. Ainsi, cette fumeuse idée de mutuelle, ils ont eu 6 ans pour lui donner de la substance et la mettre en œuvre.

Mais ils y songent seulement maintenant, comme pour légitimer un « tazartché » hélas fréquent dans plusieurs types d’organisations de notre pays. Ils versent ainsi dans des manœuvres dilatoires, occultant, ce faisant, toute idée d’organisation d’un Congrès de renouvellement des structures. Et à ce petit jeu, cela fait aujourd’hui quasiment 2 mois que ces imposteurs doublés de félons gèrent les intérêts du personnel du Trésor en parfaite illégalité. Mais cela peut se comprendre, quand on sait qu’aucun chercheur d’or ne peut facilement consentir à abandonner un filon qu’il exploite.

Or, plus qu’un filon, le SNAT est une véritable mine d’or pour la bande à Yamoussa, car outre le rançonnage des fournisseurs auquel ils s’adonnent éhontément, et qui est de notoriété publique, ils se livrent également à une gestion patrimoniale des ristournes revenant au personnel, laquelle gestion a fait l’objet de moult dénonciations de la part des victimes que constitue le personnel. Mais les gangsters du SNAT n’en ont cure, prêts à tout qu’ils sont pour défendre ce qu’ils considèrent comme un inaliénable acquis.

En effet, lorsqu’en 2017, une information (ou une rumeur) avait circulé, faisant état de la volonté du Ministre Hassoumi de dessaisir les syndicats de la gestion des ristournes pour la remettre à l’Administration pour un souci d’équité, mais aussi d’efficacité, le bureau du SNAT avait mis à contribution la CDTN qui était rapidement venue à sa rescousse, à coups de menaces de débrayages. Une stratégie assurément payante puisqu’elle avait eu le mérite de calmer les ardeurs du bouillant Ministre, lui faisant ainsi renoncer à une mesure incontestablement bénéfique, tant pour le personnel qui y aurait trouvé une source de motivation et d’émulation, que pour l’Administration qui en aurait été redynamisée.

Mais hélas !  Et les bons offices de la CDTN à l’endroit du SNAT était tout sauf gratuits, quand on sait que notre syndicat est le principal pourvoyeur de fonds de ladite Centrale. Tout s’explique donc. Du reste, c’est actuellement un membre du bureau du SNAT qui est le Trésorier de la CDTN. Voilà, on sait, à présent, l’une des nombreuses destinations que prennent les 6% du montant des ristournes que le bureau SNAT vole au personnel de la DGT/CP chaque mois.

Last but not least, il y a aussi le trafic d’influence et les magouilles en tous genres auxquels se livrent Yamoussa et sa bande. Tenez par exemple : en avril 2019, Swiss Umef University of Niger avait offert des bourses de formation au 3ème cycle aux agents de la Fonction Publique du Niger. Pour y prétendre, les agents devaient constituer des dossiers de candidature à déposer, chacun, au niveau de sa Direction des Ressources Humaines (DRH).

Mais il s’est trouvé qu’à la date d’appel à candidatures, Issa Yamoussa et son acolyte – tantôt ex, tantôt néo-Trésorier du SNAT – Mamane Bello, n’avaient terminé le 2ème cycle de l’ENAM que depuis 33 mois. Il leur restait donc, aux termes de la loi, 3 mois pour pouvoir prétendre à retourner en études, ce qui, du coup, les rendait inéligibles à ladite formation. Ainsi, persuadés donc que la DRH du Trésor allait, à juste raison, rejeter leurs dossiers, ils ont sauté cette première étape de la procédure pour contourner et déposer leur dossier soit au Ministère des Finances ou bien directement à celui de la Fonction Publique.

Et c’est donc à la sortie de l’arrêté n°1455/MFP/RA du 29 juillet 2019 que la DRH de la DGT/CP a constaté la supercherie. Et pour attester du sens aigu de la magouille du personnage, vous constaterez que le nom de Issa Yamoussa, Mle 85109/X (Option Finance Banque) apparaît deux fois (s’il vous plaît !) sur le même arrêté : d’abord au n°3 en page 1, puis au n°96 en page 14. C’est vrai que deux précautions valent mieux qu’une, comme l’a dit quelqu’un !

Un tel scandale dénote d’une part l’interventionnisme et le trafic d’influence dans lesquels excelle notre … scandaliste Yamoussa, et d’autre part le degré de pourriture du personnel du Ministère chargé de la gestion des carrières des agents de l’Etat. Et le tout renseigne à suffisance sur le niveau ahurissant qu’a atteint le phénomène de corruption et de concussion dans notre pays.

Un nouvel arrêté (le n°1709/MFP/RA) a été pris le 25 septembre pour procéder au rejet de 10 candidatures au motif d’une titularisation datant de moins de 3 ans. Et bien que ne satisfaisant pas au critère de 3 ans après la fin d’un cycle précédent, nos deux compères du SNAT ont encore pu passer à travers les mailles de ce nouveau filet. Décidément trop forts, les mecs !

Puis, pour les 105 dossiers finalement retenus, il a été arrêté le principe de l’organisation d’un test qui va décider des 30 bénéficiaires des bourses offertes. Ledit concours a eu lieu le samedi 05 octobre 2019, et les résultats en ont été proclamés le lundi 07. Et, sans surprise, nos deux larrons du SNAT y sont reçus « haut la main » ! Voilà donc ce à quoi Yamoussa et sa clique ont réduit la gestion du SNAT : toujours là à se démener comme de beaux diables pour tirer la couverture à eux, et ce, au mépris total des intérêts du personnel.

Et dans de telles conditions, l’on ne peut que comprendre leur propension « tazartchiste » à la tête de ce SNAT dont ils n’ont visiblement pas fini de tirer les précieux avantages. D’où donc cette idée farfelue de création d’une mutuelle dont les « travaux de réflexion » ont été confiés à un Comité fantoche composé, bien sûr, par des membres du bureau du SNAT (Mamane Bello, Ali le Trésorier adjoint et Moustapha Sidi) et de 3 représentants de l’Administration (le Chef Service RH, le Chef Service Correspondants et Oustaz Nouhou Mounkaïla) choisis sur on ne sait trop quels critères. En tout état de cause, il ne s’agit là que de la poudre aux yeux, et le jeu est dangereux – car frisant la complicité – de la part des représentants de l’Administration.

Le présent papier lève un coin du voile sur l’état de dégénérescence, sur fond de corruption, de l’Administration publique nigérienne, et invite subséquemment les autorités compétentes – la HALCIA au premier chef – à se pencher sur le cas de ce processus d’octroi de bourses truffé d’irrégularités. Ce serait, en tout cas, rendre justice à ces nombreux autres fonctionnaires, tout aussi nigériens, qui y ont été floués.

Par Garba Mairigia (Tamtaminfo News)

70 Comments

  1. Vérification faite au niveau du Ministère des finances, Yamoussa et Bello n’ont pas déposé leurs dossiers de candidatures à la DRH dudit Ministère. Conclusion: c’est donc directement au Ministère de la Fonction publique qu’ils les ont déposés. En contrepartie de quoi ont-ils pu bénéficier d’une telle faveur? Ca, eux et leurs « partenaires d’affaires » du Ministère de la Fonction publique, seuls, le savent.

  2. Il paraît que Bello et Yamoussa étaient respectivement 1er et 3ème à l’issue du test de l’UMEF. Pour des rebus de lycées (Yamoussa a été chassé pour carences intellectuelles du lycée de Maradi, et Bello a eu un « avoir insuffisant », comme on dit en belote, au lycée de Doutchi), je me demande quand est-ce que ces messieurs sont devenus à ce point intelligents. En tout cas, si ces rangs-là sont bien les leurs, c’est que l’UMEF n’est qu’un réceptacle de médiocrités, voire de nullités. Sinon, comment comprendre que des gens qui n’ont pas pu tenir dans un lycée, qui se sont, par la suite réfugiés à l’ENA où tout est facile (et surtout négociable), vont réussir avec autant de brio à un concours d’entrée dans une Université qui prétend être rigoureuse?

    1. Ah, ok!!! Maintenant on y voit un peu plus clair. Donc c’est du déchet de lycée qui s’est retrouvé à l’ENA, puis à la tête du syndicat du Trésor? C’est vrai qu’il faut vraiment être cancre pour recourir à de telles méthodes très viles pour faire carrière. Comme quoi, on peut être nul en classe, et avoir un sens de la magouille….

      1. Mais les cancres ont de tout temps été les plus grands tricheurs, toi aussi! Puisque sans la triche, ils ne peuvent pas s’en sortir. Et, hélas, nombre d’entre eux ont pu ainsi « arriver » cahin-caha.

    2. 1er et 3è en commençant par la fin, ouais! Comment ces deux tarés, reconnus tels, tant dans les lycées qu’ils ont fréquentés, qu’à l’ENA et sur le terrain professionnel peuvent-ils réaliser une telle prouesse? Même dans leur rêve, cela ne se concevrait pas!

  3. Monsieur le véridique,si tu l’es pourquoi indexer une personne étrangère alors que les preuves sont claires.c’est même parmi les amis de YAMOUSSA que ces informations proviennent.Si non celui que vous indexé n’a pas le temps de chercher ses informations.Il ferai mieux pour les Yamoussa de corriger leur forfaiture.

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