Home ACTUALITE Inauguration de la Centrale thermique diesel de Gorou Banda, vers la fin de calvaire des Niaméens

Inauguration de la Centrale thermique diesel de Gorou Banda, vers la fin de calvaire des Niaméens

 

Centrale thermique de Goroubanda au sud de Niamey

Le Président de la République, Chef de l’Etat Issoufou Mahamadou procédera demainr matin, à l’inauguration de la Centrale thermique diesel de Gorou Banda (100 MW).
Cette cérémonie solennelle et grandiose se déroulera à Gorou Banda en présence des présidents des institutions de la République, et de plusieurs autres invités de marque.


La Centrale thermique diesel de Gorou Banda (100 MW), expression légitime d’une volonté politique du Président Issoufou Mahamadou a pour but d’améliorer les conditions de vie des populations nigériennes dans la zone du projet, en accroissant le taux de satisfaction de la demande d’électricité et d’atténuer les coupures intempestives d’électricité en attendant l’achèvement des autres grands projets à savoir Kandaji, Salkadamna, pour atteindre définitivement l’indépendance énergétique au Niger .
Le site de Gorou Banda, d’une superficie de 80 hectares sur un potentiel aménageable de 324 hectares, est situé au sud de Niamey sur la RN 27 (route de Say), à environ 5 km du Rond Point Rive Droite, au niveau du village de Gorou Banda.
Il accueille actuellement un compartiment Centrale thermique Diesel comprenant la centrale proprement dite et son poste élévateur 11/132 kV, une aire de stockage de combustible, un bloc pour les bureaux, un bloc pour le magasin, un bâtiment pour la cantine et les loisirs et un bloc Ateliers.

A cela s’ajoutent un poste 132/66/20kV (Poste d’évacuation d’énergie pour les projets actuel et futurs devant permettre l’autosuffisance énergétique et l’intégration du Niger dans le système ouest –africain d’échange d’énergie : WAPP) ; il est ainsi prévu une extension de ce poste à la tension 330 kV ; une cité logements . Dans le cadre du projet de la centrale 100 MW de Gorou Banda, il a été construit 5 blocs de 2 villas chacun, pour loger le personnel d’exploitation et de maintenance de la centrale ; quatre lignes HTA (20 kV) et quatre lignes HTB (66 et 132 kV) pour l’évacuation de l’énergie produite par la centrale.

Dans un futur très proche, il est prévu d’accueillir les équipements suivants entre autres, une centrale solaire photovoltaïque ; un compartiment Centrale thermique à cycle combiné ; l’arrivée d’une ligne double terne 132kV en provenance du barrage de Kandadji; l’arrivée d’une ligne double terne 330kV en provenance du Nigeria et reliée au Bénin et au Burkina Faso, devant permettre l’autosuffisance énergétique et l’intégration du Niger dans le système ouest –africain d’échange d’énergie : west African Power Pool (WAPP) ; l’arrivée d’une ligne double terne 330 kV en provenance de la centrale à charbon de Salkadamna (Région de Tahoua, Nord-Ouest du Niger).

Objectif du projet

Le projet a pour objectif d’améliorer les conditions de vie des populations nigériennes dans la zone du projet, en accroissant le taux de satisfaction de la demande d’électricité par l’arrêt des délestages d’électricité.
Il est prévu en deux volets à savoir ; volet 1 : la centrale construite est de dernière génération avec des groupes respectant l’environnement (consommation optimisée de combustible, récupération de l’énergie calorifique avant rejet à l’atmosphère, système de collecte et traitement des déchets doté d’un incinérateur, …) et un système numérique de conduite centralisée par SCADA.
La construction est prévue en deux phases avec une première phase de 80 MW et une deuxième phase conditionnelle de 20 MW.
Le volet 2 : Postes et ligne pour évacuer l’énergie produite par la centrale en s’intégrant dans le réseau existant de la NIGELEC et aussi préparer l’avènement de projets futurs.
Le projet comprend les composantes ci-après : équipements ; génie civil ; pièces de rechange et outillage ; plan de gestion environnemental et social ; services de consultant ; support à l’Agence d’exécution du projet-AEP ; audit financier.

[author ]Tamtam Info News[/author]

 

27 Comments

  1. La NASA a réalisé la carte de l’ensoleillement de la terre, afin de guider l’industrie solaire dans ses choix d’implantation.

    Non, la côté d’Azur n’est pas l’endroit le plus ensoleillé au monde. Deux endroits ont été répertorié comme recevant le plus de lumière en moyenne dans l’année : une zone au beau milieu de l’océan Pacifique, et une autre dans le désert du Sahara, au Niger.

    La première est située à hauteur de l’équateur, à l’est de l’île de Kiribati. Cette zone reçoit un ensoleillement de 6,92 kWh par mètre carré. Sur terre, il existe une région du Sahara qui voit passer encore moins de nuages que le reste du désert. Une zone située au Niger, près du fort en ruine d’Agadem. Cet endroit pourrait être exploité, pour un rendement inégalable.

    Agadem connaît en effet un ensoleillement moyen de de 6,78 kWh d’énergie par mètre carré, d’après les données relevées entre 1983 et 2005, soit une énergie suffisante sur un m² pour fournir à un foyer américain moyen pour son eau chaude quotidienne.

    L’agence d’exploration spatiale américaine a localisé ces zones en compilant les cartes réalisées par les satellites européens et américains depuis 22 ans.

    Les cartes d’ensoleillement ont déjà servi pour optimiser le développement du solaire au Maroc notamment.

    Elles permettront de mieux orienter des milliards de dollars d’investissement dans l’énergie solaire. Et peuvent s’avérer très utiles également pour l’agriculture.

    De la même façon, les cartes satellites peuvent aider à déterminer l’exposition d’un site au vent en déduisant la vitesse du vent de la hauteur des vagues et de leur direction. Les résultats pourraient orienter le choix de l’implantation de parcs éoliens offshore .

  2. Au lieu de mettre en valeur ce gigantesque potentiel, le pays a perdu un temps précieux et sans doute plusieurs places dans les classements mondiaux basés sur le développement. Entre temps l’ONERSOL, devenu CNES (Centre National de l’Energie Solaire) est devenu une coquille désespérément vide et des programmes sérieux de valorisation du soleil tardent à voir le jour.

    Pourtant le calcul est simple. Avec un ensoleillement journalier moyen de 6 kWh/m2 et une consommation électrique annuelle de 465 GWh, il suffirait d’une surface de 1,4 km2 de panneaux photovoltaïques (avec un rendement réaliste de 15 %) pour couvrir la totalité des besoins électriques actuels de tout le Niger. Il faut prendre son souffle pour voir les chiffres. C’est 0,00011 % de la superficie du pays ou encore 0,00017 % de la surface désertique !

    Il est très clair qu’imaginer l’avenir énergétique du Niger sans une production massive solaire est dénué de sens. Certes les investissements sont élevés pour la technologie photovoltaïque, mais il s’agit d’un pari sur l’avenir. Un pari qui vaut largement le coup.

  3. S’il y a un secteur où le Niger doit très légitiment se mordre le doigt c’est bien celui de l’énergie solaire, et ce pour trois raisons essentielles :

    Le pays dispose d’un avantage géographique incomparable. Le Niger abrite l’une des deux zones identifiées par la Nasa comme les plus ensoleillées de la planète5.
    Compte-tenu de l’immensité du pays, de sa très faible densité démographique (7 hab/km2), de la grande disparité géographique de son peuplement et enfin du très faible taux d’urbanisation (moins de 20 %), le développement d’un réseau électrique centralisé induit des couts d’investissement et d’exploitation prohibitifs. Cette réalité devrait rendre l’exploitation des énergies décentralisées –en tête desquelles le solaire- triviale.
    Enfin le pays a pu bénéficier d’une génération de chercheurs très compétents et inventifs du temps de l’âge d’or de l’ONERSOL (Office National de l’Energie Solaire). C’est la génération des Abdou Moumouni Dioffo et Albert Wright. Un incroyable gâchis d’intelligence. Le Niger est passé de pionnier des énergies solaires en spectateur contemplatif. M. Wright évoque cet échec en des termes édifiants6.

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