Augmentation de 6% sur les salaires des fonctionnaires
- Écrit par La Roue de l’Histoire N°626 du 22 Août 2012
Les autorités de la 7ème République ont consenti une augmentation de 6% sur les salaires des fonctionnaires nigériens.
La décision est tombée le vendredi 17 août dernier. A l’issue du conseil des ministres, le gouvernement a examiné et adopté deux projets de textes qui portent sur la révision en hausse des salaires des agents. Le premier projet de décret, qui fixe les salaires minima par catégories professionnelles des travailleurs régis par la convention collective interprofessionnelle, accorde une augmentation substantielle des salaires des agents de l’État et une augmentation de 6% des salaires minima catégoriels dans les secteurs parapublics et privés. Quant au second projet de décret, il fixe le nouveau taux horaire du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) à 30 047 FCFA par mois.
La décision gouvernementale donne ainsi suite au protocole d’accord intervenu le 7 février 2012 entre les autorités et l’Intersyndicale des travailleurs du Niger (ITN). Depuis 1996 où il a été réduit par les autorités de l’époque, c’est pour la première fois que le salaire connaît une hausse. Sous la transition de Djibo Salou, les salaires des éléments des corps militaires et paramilitaires ont également connu une augmentation substantielle. Remise des agents de l’État au travail : Une rengaine politique La volonté politique de remettre les agents de l’État au travail exprimée à travers les discours de nos dirigeants est devenue pratiquement une rengaine jamais matérialisée. Et pourtant la question préoccupe au plus haut.
Le constat a été fait par le président de la République Issoufou Mahamadou lui-même dans son discours à l’occasion de la fête du 3 août 2012. La léthargie de notre administration fait que même les fonds des bailleurs destinés au développement n’arrivent pas à être utilisés à fond. On parle de sous consommation de crédit, des retards, de l’absentéisme chronique et de la privatisation des services de l’Etat, etc… La même question de remise des fonctionnaires de l’État a préoccupé aussi bien le régime de Tandja qui en a d’ailleurs vainement réaménagé les heures de travail pour introduire le système de journée continue. Aucun effet, puisque après l’évaluation de ce système, on est retourné à l’ancien système de journée à deux descentes de travail.
Avec l’avènement des autorités de la 7ème République, on a assisté au changement de système de travail qui, manifestement, n’a aucun effet sur les résultats. Apparemment, le problème réside ailleurs, puisque pour l’instant les solutions envisagées se sont avérées inefficaces. L’administration nigérienne est très peu rentable et elle consomme énormément. Aujourd’hui, le gouvernement, à travers le ministère de la Fonction publique et du Travail, ramène la question sur le tapis au cours du conseil des ministres du vendredi 17 août dernier. En attendant les résultats que cela va donner, on est encore au stade de l’éternelle rengaine.
La réorganisation de l’administration nigérienne, gagnée par les systèmes de réseaux et circuits qui ne voient partout que les rentes, semble être une véritable gageure et donne du fil à retordre à nos autorités.


Commentaires
c'est faux ce toujours le système de journée continue qui est en vigueur au Niger. STP mr le journaliste il ne faut pas etre trop berner il faut vous renseigner avant d'écrire quoi que soit.