COMMUNICATION ET NOUVELLES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION Le Ministre Salifou Labo Bouché déjoue une tentative de fraude d'Airtel au Niger
- Écrit par A.S. (LE COURRIER N° 223 DU 29 AOÛT 2012)

La correspondance du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l'Information, Salifou Labo Bouché...
en date du 10 août 2012, est sans équivoque. Il vient de mettre la main sur une grande tentative de fraude dont l'auteur n'est pas n'importe qui. C'est le réseau de téléphonie mobile dépositaire de la marque Airtel qui est au centre de cette affaire. Tenez quelques extraits de ladite lettre que nous publions en intégralité en fac similé : " Je viens d'être informé du projet de votre société pour la pose de fibre optique sur le tronçon Dosso-Konni, tronçon sur lequel la SONITEL a été autorisée par le gouvernement à réaliser une telle infrastructure technologique depuis le 09 décembre 2011 (…)
Je vous demande de surseoir à la réalisation de ce projet (…) Le Gouvernement ne saurait admettre la duplication des infrastructures aussi essentielles comme celles de la fibre optique qui n'est ni rentable pour les opérateurs, encore moins profitable pour le consommateur sur qui pèse, in fine, les charges inhérentes au retour sur investissement. " La messe est dite ! CELTEL Niger doit se plier. Cette fois, la manoeuvre n'a pas marché. Ce n'est pas la première fois que le réseau autoproclamé la plus grande société des télécommunications au Niger est soupçonné de micmacs. Il n'y a pas longtemps, l'acteur de la société civile Nouhou Arzika déposait une plainte contre la société dirigée par le congolais Alain Kahasha, au nom des consommateurs nigériens pour escroquerie.
Selon le président de l'Organisation des Consommateurs Nigériens (ORCONI), le réseau détenteur de la marque Airtel avait facturé aux Nigériens des communications censées être gratuites tels que les appels au service clientèle. De par le passé, on avait entendu des plaintes relatives à la facturation des compagnies de télécommunications accusées à tort ou à raison de se livrer à une véritable escroquerie. Sur plusieurs autres points, les Nigériens se posent de questions. Certains parlent d'arnaques autour de la question de changement de marques ; comme quoi, le passage de la marque CELTEL à la marque Zain puis à la marque Airtel aurait pu s'accompagner de dividendes pour le trésor public, ce qui n'aurait jamais été le cas.
D'autres parlent de vol relativement à l'exploitation de l'Internet (via modem) par une compagnie de téléphonie détentrice d'une simple licence GSM. Au-delà de réseau, l'on se demande de savoir si les différents réseaux de télécommunications payent la taxe de salubrité aux communes du Niger quand on sait que leurs déchets contribuent à la pollution de l'environnement. Chapeau donc au ministre de la Communication qui doit redoubler de vigilance et de courage face à des sociétés multinationales décidées à faire le maximum de profit sur le dos des consommateurs nigériens alors même que leur volet social laisse à désirer.
Vivement aussi que l'Autorité de Régulation Multisectorielle (ARM) emboîte le pas au ministre Salifou Labo Bouché alias " mogo " quand on sait que ces sociétés peinent à remplir leurs cahiers de charges et leurs engagements notamment en matière de recrutement du personnel. Nous y reviendrons.


Commentaires
Dieu va protéger le Niger contre toutes ces sociétés véreuses ki veulent le ruiner....
L'arrogance de airtel doit avoir des limites.
Si notre société nationale SONITEL a des défauts c'est à nous de les rectifier. Votre enfant es votre enfant. Il peut être sale ou propre.Si votre enfant est sale vous le lavez sans le jeter dans l'égout avec l'eau de bain.