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Imouraren (NIGER): AREVA accusée de violer ses engagements

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Les conditions d’extraction de l’uranium qui seront mises en oeuvre au niveau de la mine d’Imouraren ne sont pas celles décrites dans l’étude d’impact initiale signée entre le gouvernement nigérien et Areva.

Telle est la substance du communiqué de presse rendu public le samedi 1er septembre 2012 par la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) et l’Ong nigérienne de protection de l’environnement AGHIR IN MAN. En effet, la mise en commun des informations dont disposent les deux associations a permis de découvrir (…) que « le rapport de l’étude d’impact sur l’environnement (REIE) du projet d’Imouraren qu’AREVA a soumis aux autorités nigériennes et qui a fait l’objet en juillet 2008 d’un certificat de conformité environnementale délivré par l’Etat du Niger viole clairement la réglementation nigérienne en vigueur», relève ce communiqué.

Les deux ONG ont dit relever une supercherie que le géant du nucléaire civil, Areva veut fomenter à l’insu de l’Etat du Niger. Dans son étude d’impact sur l’environnement, AREVA avait indiqué que l’uranium serait extrait des minerais selon deux techniques : 58% par lixiviation dynamique et 42% par lixiviation par tas produisant au total 245 millions de tonnes de résidus radioactifs en 35 ans d’exploitation. Toutefois, souligne ce communiqué, lors de la ré du comité local d’information qui s’est tenue à Arlit en décembre 2011, AREVA va annoncer que l’ensemble des minerais seraient finalement traités par lixiviation en tas contrairement à ce qu’elle a pris comme engagement dans l’étude d’impact initial.

Ceci constitue une modification fondamentale du projet tout entier qui nécessite une révision de l’étude d’impact. Face aux réelles menaces que cette décision d’Areva constitue tant pour l’environnement physique que pour la santé des populations, la Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité (CRIIRAD) et l’Ong nigérienne de protection de l’environnement AGHIR IN MAN a alerté le gouvernement nigérien et exigé d’AREVA une nouvelle étude d’impact environnemental pour son projet d’exploitation d’uranium à Imouraren et d’apporter des réponses précises aux questions relatives à l’impact hydrogéologique et à l’entreposage des déchets radioactifs, ainsi que les moyens de compensation pour les populations touchées.

D’ores et déjà, ce communiqué relève que des «puits sont asséchés dans l’environnement du site d’Imouraren». Selon l’étude d’impact initiale d’Areva, «l’extraction de l’uranium d’Imouraren entraînera une forte consommation d’eau de la nappe fossile, estimée entre 12 et 13 millions de mètres cubes par an et conduira à un assèchement local des nappes du Tchirezine et du Teloua dans l’environnement proche en fin d’exploitation», précise-t-on. Pour atténuer et compenser cet impact, Areva indiquait dans l’étude d’impact initiale que des nouvelles études hydrogéologiques allaient être réalisées. Le péril est déjà là car l’ONG AGHIRRIN’MAN a récemment constaté dans le cadre d’une visite de terrain, que de nombreux puits traditionnels utilisés par les populations locales de la région étaient asséchés.

Selon les témoignages recueillis sur place auprès des populations concernées, cet assèchement est un phénomène nouveau. En attendant de trouver une solution à ce problème, les populations sont contraintes d’utiliser pour tout besoin les eaux de surface déposées par les pluies. Un autre fait nouveau qui ne figure pas dans l’étude d’impact initiale qu’AREVA veut imposer aux populations est son intention d’amputer 450 KM2 d’espaces pastoraux pour ériger, autour du complexe industriel d’Imouraren, une zone exclusive «sanitaire» inaccessible tant aux populations qu’aux animaux. CRIIRAD et AGHIR IN MAN se sont dites convaincues que, «l’extraction de l’uranium conduira à la production de centaines de millions de tonnes de résidus radioactifs dont AREVA n’est pas actuellement en mesure de définir comment en sera garanti le confinement pendant des centaines de milliers d’années».

A l’appui de leur inquiétude, les deux ONG font cas des mines d’uranium d’Arlit exploitées par les filiales d’AREVA, où environ 45 millions de tonnes des résidus radioactifs sont actuellement à l’air libre depuis plus de 40 ans. Les poussières radioactives et le radon peuvent se disperser au gré des vents, prévient le communiqué de presse de CRIIRAD et AGHIR IN MAN.

Commentaires  

 
+1 #13 ISSILI MASHANONO 17-09-2012 14:08
... Ce sont ces genres de comportements du militaire Tandja Mamadou qui lui ont valu ce que les idiots avaient applaudi autrefois quand le sous cultivé soldat Salou Djibo et ses hommes commettent l’irréparable dont le Lion de l'Ader a de la peine à redresser sous la peur des mains invisibles salies du sang des honnêtes dirigeants des peuples et des communautés. Quant au compagnon d'alliance qui mène sa danse avec les puissances étrangères pour mieux extorquer nos richesses au détriment du peuple nigérien, quitte à s'en sortir avec des miettes et narguer l’honnête citoyen; il est grand temps que l'ensemble de nos concitoyens se réveillent de leur incurie car, en majorité, ils méconnaissent gravement les réalités du monde extérieur. Notre Lion de Dan Dadji se doit de rugir plus fort face à ces puissances championnes dans l'escroquerie organisée, l'exploitation, l'expropriation et l’exportation de nos richesses. Merci à Tamtaminfo pour ton assistance.
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+1 #12 ISSILI MASHANONO 17-09-2012 13:48
Comme le sage Président Tandja Mamadou l'a si bien fait comprendre à un des plus sadiques Présidents américains: "Nous au Niger, les variations pluviométriques et leurs conséquences font partie de notre existence; donc, la sécheresse et nous, faisons partie de la nature dans laquelle nous existons. Mais, si les américains ne se disposent pas à commencer l'exploitation du site d'Agadem pour l'exploitation de notre pétrole; alors, il faut reconnaitre que: "Nous avons toujours vécu avec ce que la nature nous a offert. Quant au pétrole comme notre uranium, ils se trouvaient sous notre sol pendant que le peuple se débattait pour sa survie, vos vaches et vos chevaux sont nourris du nécessaire vital à nos paysans habitants les profondeurs du monde rural. Nous refusons toute misère pendant que d'autres partenaires sont pressés de venir signer du "Gagnant-gagnan t. Chacun de vos pas retardé, signifie trois pas en avant d'autres partenaires pour nous sortir de nos difficultés".
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0 #11 Mahamadou Moctar 11-09-2012 15:21
Petit rappel, c'est le président Issoufou qui distribue désormais les concessions d'extractions, personne n'a forcé le niger a accueillir telle ou telle entreprise. Alors qui doit accepter ou interdire l'extraction maintenant? Ce sont les politiques, vous avez voté pour vous faire représenter! Et comment se comporte les autres nations extractrices? Les autres nationalités sont t elles respectueuses de l'environnement ?
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0 #10 Abdoulaye L. 11-09-2012 14:24
A Don G.D'abord tu peux garder tes leçons de patriotisme mon frère..J'aime mon pays comme toi. Deuxièment, tu n'as pas du bien lire mon commentaire puisque je disais que la mine pollue, comme beaucoup d'autres chose et qu'en plus si ça ne rapporte rien, il faut arrêter de produire. Je ne vois pas ce qu'il y a d'anti-patrioti que la dedans..Inch'Al lah, je continuerai à dire ce que je pense vrai..
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+2 #9 KOLLO R. 11-09-2012 09:31
La population d'Agadez en 40 ans d'exploitation des sites SOMAÏR ET AKOKAN n'a bénéficié de pas grand chose.
Ceci vient une fois de plus confirmer le fait qu'il y a encore des gens au Niger qui pense qu'ils peuvent continuer à s'engraisser sur le dos des populations agadéziennes.
Nous appelons à un sursaut patriotique pour que cela cesse.
Unissez vous mes chers frères de l'AÏR pour faire échec à cette énième tentative de violations de vos droits les plus élémentaires.
Nous estimons mérités du droit de vivre en bonne santé m^me dans notre misère.
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+4 #8 ISSILI MASHANONO 10-09-2012 21:37
Pour se permettre de se prononcer sur la question de l'exploitation uranifère, mieux vaut (comme remarqué chez nos concitoyens qui prennent conscience des imparables coups qu'eux-mêmes portent à la nation), que les spécialistes interviennent sur les antennes de Télé sahel et ORTN afin d'expliquer les graves dangers et conséquences qu'encourent le peuple nigérien, tel le débat sur les OGM émis par la RTL Labari. Ce ne sera plus question de dire que les victimes seront les habitants de la région. Non! Tous les nigériens et proches voisins qui consomment toute eau de la nappe phréatique et ses branches situées, en seront dans le coup de vive radioactivité. Le pire chez nous nigériens, c'est l’irréparable dommage que causent certains propres fils et filles à notre mère patrie. Où sont nos juristes qui prennent tout document brandi sous la foi de conventions internationales . Conventions! Oh, conventions d'escroquerie et d'arnaque, souvent signées dans les chambres d’hôtel!
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+2 #7 ISSILI MASHANONO 10-09-2012 20:05
J'ai pitié de l'idiot! J'ai pitié de celui-là qui, pour des raisons de s'enrichir vite, va jusqu’à s'engager dans le full-contact thaïlandais ou le blood-sport singapourien sans connaitre les modalité. Dans un gymnase de Nairobi (Kenya), j'ai vu un camerounais, pensant décrocher la mise, s'est permis d'affronter un jeune boxeur. En moins de deux minutes, il m'a fallu vérifier si mon "Kambou" est bien avec moi pour me permettre de passer dans le ring et retirer son corps ramolli. Sous peu, il allait trépasser et l'on jettera son corps, comme d'habitude, sur la décharge du secteur où ses parents finirons par se fatiguer d'attendre son retour au village. Un conseil à ces bornés sans culture générale de la vie: "Pour rentrer dans une arène de combat sportif ou politique, il faut s'assurer de trois ingrédients: la force, la ruse et l’expérience"; faute d'un élément, les deux autres ne vous tiendront pas debout jusqu'au dernier son de cloche. A bon entendeur, salut!
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+4 #6 Leutenant 10-09-2012 15:01
si jamais dans REIE d'Immou; areva avait fait l'option exploitation en lixiviation dynamique à hauteur de 58% et 42% en lixi en tas; alors il ne plus question pour l'Etat du Niger d'accepté que Areva exploite ce gisement par lixi en tas en 100%. cela entraine une destruction énormément de l'Etat environnemental de la région. Vu déjà que l'ETAT ZERO du site présente une dégradation Hydrogéologique et vu la consommation énorme d'eau pendant l'exploitation à la lixi en tas contrairement à la lixi dynamique et surtout la quantité de minerai à extraire et à traiter. tous les Nigériens doivent dire non à ce Projet pour préserver une santé saine à aux générations future. Nigériens, vraiment dans ce cas ci une nouvelle EIE s'impose et soyez Rassurer que personne ne leur oblige à le faire à notre place. A bon entendeur Salut
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+4 #5 Le Nigérien 55 10-09-2012 14:25
@Don_G, je te remercie beaucoup pour ton aide.Je vais me cultiver Incha Allah. J'ai seulement posé une question, je pensais avoir des avis de votre part et non dénigrer mon patriotisme. Mais je te comprends et j'espère que le Niger pourra toujours avoir des bons Nigériens comme toi. Qu'Allah fasse de moi et de mes autres frères et sœurs de bons Nigériens.
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+6 #4 Don_G 10-09-2012 12:24
abdoulaye L et toi soit disant Nigerien 55 je doute vraiment que vous soyez de vrais nigériens,ou bien vous este trop naifs pour comprendre coment marchentle monde.excusez moi c'est rien de perso mais cultiver vous un peu;cherchez meme sur le net ou sur les sites de chaine de TV comme France 2,3 ou Planete coment est exploité le pétrol congolais,les richesses gabonnaises et bien d'autres pays;faites ce éffort là pour le Niger si vous este de vrais Nigériens!!!
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