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A la recherche des solutions pour sortir la DGI de l'ornière

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Le ministre des Finances M. Gilles Baillet a rencontré les agents, les cadres et responsables des Impôts au Palais des Congrès de Niamey, le samedi dernier.

Une journée durant, le ministre des finances, dans un langage franc, a exposé tous les maux qui minent le fonctionnement normal de la Direction Générale des Impôts et les difficultés que rencontrent les agents dans l'exercice de leur fonction. Ensuite, le ministre a écouté les différents cadres de la DGI et les doléances du personnel. Au cours de cet échange fructueux, plusieurs propositions de solutions pour résoudre ces difficultés et faciliter la tâche aux agents des impôts ont été faites afin d'obtenir de meilleurs résultats. Le ministre des finances n'a pas manqué de saluer le courage et la détermination de la Direction Générale des Impôts et son personnel pour la mobilisation des ressources qui connaissent une nette croissance ces dernières années.

dans un climat de convivialité qu'a eu lieu cette rencontre. Les échanges portaient sur les problèmes et les propositions de solutions, ou encore des revendications, qui étaient exposés au grand jour. Après l'intervention du ministre des finances, le directeur général des Impôts, M. Idé Kalilou a pris la parole tout en affirmant qu'il ne prétend pas présenter la direction générale des Impôts (DGI) au ministre Baillet qui a séjourné trois (3) fois à la tête de cette boîte entre 1986 et 1999. Néanmoins, pour poser les jalons d'un échange fécond, M. Kalilou a donné quelques chiffres. Il a ainsi rappelé que le personnel de la DGI qui était au nombre de 726 dont 372 cadres en 2000, a passé en 2012 au nombre de 776 dont 511 cadres avec un taux d'accroissement de 6,88%.

''La DGI comprend aujourd'hui 9 directions centrales, 8 directions régionales, 8 directions aux grandes et petites entreprises, 23 centres des impôts, 8 services des affaires foncières et 50 recettes des impôts'', a indiqué M. Kalilou. Concernant les matériels roulants, en 2000, selon le DGI, ses services ne possédaient que 14 automobiles et 8 motos en 2012, ces nombres sont respectivement passés de 69 dont 22 à reformer et 152 motos dont 99 épaves. La dernière dotation de la DGI remonte à 2009. Selon lui, ce parc auto-moto est un véritable gouffre qui réduit considérablement la capacité d'agir des agents. Evoquant les résidences qui tiennent lieu de bureaux, le DGI a indiqué que hors mis Niamey, seuls dans 6 chefs lieux de régions et dans 3 chefs lieux de départements que la DGI dispose de ses propres locaux.

Pourtant ces principaux services (centre des impôts, services des affaires foncières et foncières et recettes) existent dans tous les chefs lieux de départements du Niger. Et avec la création de 27 autres départements, il faudrait que la DGI soit présente dans toutes ces localités. Par rapport à cette situation peu enviable, M. Kalilou a demandé une plus grande attention surtout que dans certaines localités, où les logements sont conventionnés, les services des impôts sont menacés d'expulsion par les locataires pour non paiement réguliers des loyers par l'Etat. Malgrè l'insuffisance des moyens humains et matériels, selon M. kalilou, la DGI s'est toujours efforcée de relever le défi de la mobilisation des ressources internes. Ainsi, l'évolution des recettes recouvrées par la DGI de 2000 au 30 juin 2012 est un motif de réelle satisfaction.

En 2000, les prévisions étaient de 53,728 milliards et les réalisations étaient de 50,832 millions, soit un taux de 94,61%. En 2005, les prévisions étaient de 92, 319 milliards FCFA, les réalisations s'élevaient à 89,084 milliards FCFA, soit 96,50%. En 2010, les prévisions étaient estimées à 260,475 milliards FCFA pour 219,873 milliards de réalisations soit 84,50 %. En 2011, les prévisions étaient de 333,706 milliards FCFA pour des réalisations s'élevant à 384,777 milliards soit 115,30 %. En 2012, sur des prévisions s'élevant à 441,334 milliards, les réalisations sont déjà supérieures à 50 % au 30 juin 2012. ''Au regard de ses chiffres, sans tomber dans l'auto satisfaction, la DGI ne peut qu'être encouragé et soutenu'' a recommandé le DGI.

Qui a remercié le président de la République, Issoufou Mahamadou, qui ayant très tôt remarqué le dynamisme de la DGI dans la mobilisation de plus de 60 % des recettes internes à de vive voix félicité le personnel. Il a demandé que ses services soient dotés en moyens humains et matériels. ''Nous sollicitons une loi de programmation, seul cadre permettant le renforcement conséquent des capacités de la DGI'', a-t-il insisté. Enfin M. Kalilou a demandé à ses agents de faire encore un peu plus pour tenir le pari de la mobilisation des ressources internes. Intervenant à sont tour, le S.G du Syndicat national des agents des Impôts, a lui décliné les revendications de ses militants qui se résument à :

la dotation en moyens logistiques, matériels et humains dans la cadre du recouvrement des impôts et taxes ; l'accélération du règlement du contentieux administratif et juridictionnel au niveau de tous les niveaux de la hiérarchie, l'admission en non valeur des côtes irrécouvrables qui ne font que gonfler les restes à recouvrer (RAR), l'arrêt de tout interventionnisme politique dans le traitement des dossiers fiscaux, l'affectation sans délais des agents ayant plus de 3 ans à leur postes comme prévu lors des ren contres des syndicats avec l'administration, une meilleure protection des agents des impôts dans l'exercice de leurs fonctions. Pour sa part, le ministre Gilles Baillet a félicité les agents des impôts pour les efforts qu'ils déploient dans le cadre de la mobilisation des ressources internes.

''Quant on regarde la tendance des recettes, il y a quelques années les recettes des douanes étaient plus importantes que celles de la DGI mais depuis un certain temps la tendance a été inversée. Cela veut dire que le travail des agents des impôts est entrain de s'améliorer grâce à leurs efforts mais cela veut dire encore que le Niger est entrain de s'inscrire dans un processus d'activité économique qui s'améliore progressivement. Je souhaite que cette tendance continue mais avant il faut analyser de manière froide nos défauts. Donc sans autosatisfaction nous devons bien faire et laisser les autres dirent. Chacun doit s'inscrire dans cette logique et dans cette dynamique'', a indiqué le ministre Baillet. En somme, cette rencontre devra permettre de trouver les voies et moyens pour juguler les problèmes qui assaillent la Direction générale des Impôts.

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