Uranium Le torchon brûle entre le Niger et AREVA
- Écrit par A.I. (Le Canard déchaîné N°551)

Par le biais du Ministre d’Etat chargé des mines et du développement industriel, le Niger vient d’opposer une énième fin de recevoir à la volonté de la société AREVA NIGER...
de réunir les quatre filiales implantées au Niger pour l’exploitation et l’exportation de l’uranium.
Et quand on sait que les bras de fer entre cette société française et les autorités nigériennes se content comme une tragédie, la mobilisation des citoyens est plus que nécessaire pour imposer la souveraineté nationale sur ces domaines stratégiques !
De quoi s’agit-il ?
AREVA est présente dans l’exploitation de l’uranium nigérien à travers quatre sociétés : COMINAK, SOMAIR, IMOURAREN. SA et AREVA NC. Depuis, quelques années, la société mère, pour multiplier les profits et minimiser les coûts et les pertes, envisage de les réunir sous une seule plateforme. Ainsi, pour les commandes, par exemple, la plateforme centralise les besoins et se charge de passer ces commandes. Un autre exemple, la gestion des ressources humaines des quatre filiales pourrait relever de la seule compétence de la plateforme, aux dires d’un ouvrier basé à Arlit.
Cette démarche comporterait des risques. Elle pourrait faire perdre énormément des dividendes à notre pays et causer des complications aux agents d’où leurs réticences de se retrouver gérés par une seule entité. Il reste évident qu’il y a bien d’autres raisons autrement plus importantes nécessitant l’éclairage des techniciens qui, pour l’instant, rechignent à donner les explications comme si leurs intérêts égoïstes dépassent ceux du peuple nigérien bien souvent spolié avec la complicité des nationaux véreux et apatrides ! Quoiqu’il en soit, les oppositions des autorités nationales ont été fréquentes dans ce dossier.
On se rappelle que l’ancien président Tandja avait refusé cette formule qui lèse gravement les intérêts de notre pays. La transition militaire, selon certaines sources, avait fait perdre beaucoup de chemin à notre pays sur le chapitre de nos relations avec AREVA avant que les membres du CSRD ne se divisent en deux camps. Il se rapporte que le Colonel Badié avec ceux qui étaient considérés comme de son ‘’clan’’ s’était opposé à l’acceptation de cette plateforme. L’exemple avait été le limogeage du Ministre des mines et de l’énergie de l’époque et leur implication dans un pseudo coup d’Etat !
Aujourd’hui encore, la question revient sur le tapis. Le Ministre d’Etat, Omar Hamidou dit Ladan Tchiana, certainement soutenu par le Président de la République et le Premier ministre, n’a pas hésité à adresser une lettre à AREVA NIGER pour signifier clairement le refus de notre pays d’accepter ce qui n’est ni plus ni moins qu’un crime de lèse- souveraineté. Histoire de l ’exploi tat ion ...uranifère au Niger.... L’uranium est la malédiction de notre pays ou du moins des plus hautes autorités du pays. L’histoire de la présence de la COGEMA d’abord puis de AREVA NIGER se conte comme une tragédie.
Du Président Diori Hamani au Président actuel, l’uranium demeure au centre de nos relations avec la France. Les intérêts de celle-ci resteront étroitement liés à ceux de COGEMA, AREVA ou n’importe quelle autre appellation demain. En clair, la France est derrière AREVA. Ne pas le comprendre peut se révéler fatal. Aujourd’hui, c’est un secret de polichinelle que les certains coups d’état survenus dans notre pays portent les stigmates des luttes ultra secrètes autour de l’uranium.
Le régime du Président Diori est balayé par le coup d’Etat du CMS à un moment où il faisait de la renégociation des contrats d’exploitation du métal jaune son cheval de bataille. Le régime Tandja devait faire les frais de son double entêtement : face à la grande France et face à la limitation de mandat contenue dans la Constitution de la 5ème République. Par rapport à la France, il lui a fait subir des humiliations en remettant en cause les conventions uranifères jugées léonines et en refusant l’invitation du Président Sarkozy pour imposer que c’est à ce dernier de faire le voyage de Niamey.
Ensuite, il devait payer parce qu’il avait nourri le projet funeste de s’incruster au pouvoir audelà de son mandat constitutionnel. Enfin, rappelons les cas des Badié pendant la transition.
Une leçon à tirer pour tous les citoyens.
Face à ses intérêts, la France n’a pas d’amis. Nous ne rappelons qu’une formule utilisée par le même Sarkozy, ici à Niamey. Cela est valable hier, aujourd’hui et demain. La sonnette d’alarme est tirée. Les autorités du pays doivent rester solidaires autour du ministre des mines. A aucun moment, un changement de position allant dans le sens de lâcher prise ne doit s’opérer. Du reste, même au temps de Tandja, le Président Issoufou Mahamadou avait été désigné dans les négociations. C’est aussi un produit de ces sociétés. Alors, prudence car tout faux pas peut s’apparenter à la haute trahison. Aux Nigérien, la mobilisation des grands moments doit être de mise.
Comme en 2005, en 2007 ou 2008, il faut créer les conditions du soutien patriotique aux autorités dans cette affirmation de la souveraineté nationale. Si les positions de notre pays doivent connaître un recul dans l’exploitation de l’uranium, cela risque de s’étendre à tous les autres produits du sous-sol. La constance et la fermeté doivent être de mise. Le torchon n’a qu’à brûler, il ne fera qu’alimenter la fibre nationaliste de nos autorités qui se savent, désormais, surveillées par le peuple.

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Commentaires
La france ne doit trouver de l'uranium.
Contrairement aux Américiains qui font la guerre pour du pétrole, la France négocie...
Peut être, le fait de réunir 4 sociétés en une seule permettra moins de corruption. Peut être le ministres ne PEUT PAS LE FAIRE A CAUSE de la corruption. S'il cède, certains le lui ferons payer.
Le peuple doit exiger la transparence et la surveillance par ses représentant et NON par les politiques.
Les représentants du peuple à l'Assemblée Nationale ne gagnent rien, ne prennent aucune décision et ne font que surveiller. Ils sont protégés par le peuple tout entier.
verite nue