PRIVATISATION Vers le bradage des magasins sous-douane ?
- Écrit par Ali Soumana (LE COURRIER N° 227 DU 26 SEPTEMBRE 2012)
Après la privatisation de certaines sociétés, privatisation dans la plupart des cas vouée à l'échec, l'on avait eu l'ère de la privatisation des professions avec le retour de la société Suisse COTECNA dans le circuit douanier.
Aujourd'hui, l'on parlerait du bradage des magasins sousdouanes avec ses conséquences désastreuses sur l'économie du pays et la démotivation des agents de Douane qu'elle a entraînée. Malgré le constat amer, l'Etat du Niger serait encore sur le point de faire un autre saut dans l'inconnu à travers la privatisation de tous les magasins sous Douane. L'acquéreur ne serait d'autre personne qu'un opérateur économique bien connu par le grand public nigérien qui mène une partie de ses activités commerciales dans les domaines de télécommunications, du transport, de l'immobilier et de la banque.
Pour la reprise en main de tous les bureaux de Douane, cet opérateur économique proposerait à l'Etat environ 100 Millions de FCFA. Alors, même que les bureaux génèrent prés de 2 Milliards et demi, chaque année pour l'économie du Niger. Quel bradage ? Ce bradage du siècle risquerait de se passer, au moment où le Niger se plaint de la mauvaise prestation de certains services des régies financières et le manque de rendement dans les services publics. A tout point de vue, la privatisation au Niger a toujours profité à une petite poignée d'individus qui n'auraient apparemment que le seul souci de s'enrichir sur le dos du Niger et de son peuple.
Une situation qui crée des frustrations dans notre société, lesquelles frustrations, si l'on ne prend garde, risqueraient d'encourager une révolte (que Dieu nous en garde). En tout cas, pour éviter une telle situation, l'Etat se doit de renoncer aux privatisations "sauvages " qui s'apparentent au népotisme et au bradage des deniers publics. En tout état de cause, il y va de la protection et de la sauvegarde de l'intérêt général et de la crédibilité de notre pays.

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