Projet IRD/PEDV II : Au coeur d’un scandale de fraude douanière
- Écrit par Illiassou Adamou Stagiaire (La Roue de l’Histoire N°632)
Le Gouvernement américain à travers USAID a financé un projet de stabilisation des zones sahélo-saharienne (Burkina Faso, Niger et le Tchad) à hauteur d’un montant de plus 62 millions de dollars US pour une période de cinq 5 ans.
Le mandat de mise en oeuvre a été confié à une ONG Américaine du nom de International Relief &Development (IRD). Au Niger ce projet emploie plus de cinquante employés nationaux et expatriés sous la conduite d’un Directeur régional basé à Niamey au Niger. Le Projet Paix à travers le Développement Phase II (IRD/PDEVII) est très malheureusement entrain d’échapper à tout contrôle de l’Etat du Niger. Aussi, L’IRD/PDEVII dissimule ses réalités en termes d’activités de terrain au bureau régional de l’USAID à Accra et au même titre au siège de l’IRD à Washington. Sinon comment comprendre le comportement de l’équipe dirigeante d’une telle structure disposant d’un personnel nigérien performant et de très haut niveau, des crèmes de l’administration de notre pays, soient sujet à des brimades, harcèlement, intimidation, injures et humiliation à longueur de journée, sur cet important trésor riche en valeur humaine ?
Ces actions d’intimidation perpétrées par la Directrice Régionale Adjointe, de nationalité Américaine, qui ne tient compte d’aucune valeur et du respect de la dignité humaine, se déroulent sous le nez du Directeur Régional, qui est malheureusement une de ses victimes. Les mesures d’intimidation sont régulièrement entretenues par celle-ci pour taire toute forme d’expression visant à faire manifester la vérité dans la mise en oeuvre du projet. Toute forme de résistance à ses prises de décisions qui sont très souvent contraires aux lois du pays d’ailleurs qualifiées par elle de «fucking laws» autrement dit «lois de merde», ou à la manifestation d’amour du pays est considérée comme mal-pensant. En dépit de sa philosophie, ce projet censé promouvoir la culture de la paix et la coexistence pacifique, a confiné les agents dudit projet dans un silence absolu.
Aucune réplique soit-elle défensive et/ou argumentée n’est tolérée sous peine de licenciement ou contrainte à la démission de l’agent. Pour revenir au fait incriminé, dans le cadre de l’appui de la mise en oeuvre de ce projet, le siège de l’IRD à Washington a envoyé au bureau du projet Paix à travers le Développement (PDEVII Niger) deux (2) scanners d’une valeur d’environ 3500$ et la valeur des droits de douane s’élève à un peu plus de 500 .000 fCFA. Il faut souligner qu’aux termes des articles 18 et 19 du Protocole d’Accord Type (PAT) signé entre le Ministère du Plan, de l’Aménagement du Territoire et du Développement Communautaire et l’IRD, qui est par ailleurs le Ministère de tutelle de cette ONG, seules les marchandises destinées directement aux bénéficiaires directs du projet sont exonérées.
Le Directeur des Opérations & de la Logistique l’avait du reste clairement souligné, mais avait été traité de mauvaise foi, et sommé de soumettre une demande d’exonération, sous peine d’écoper d’un avertissement. Devant cette menace, le pauvre directeur n’avait d’autre choix que d’obtempérer. Celle-ci fut systématiquement rejetée par la Direction Générale des Douanes au motif que lesdits équipements ne tombent pas dans le champ d’application du régime d’exonération, donnant ainsi raison à celuici. La seule issue donc reste le paiement des droits de douanes; le transitaire par qui les marchandises étaient arrivées, en l’occurrence la NITRA, avait calculé et transmis la valeur à payer pour sortir ces marchandises. Au lieu de se raviser et ordonner le paiement desdits droits au profit du trésor public, la bonne dame a préféré passer par des moyens détournés pour éviter le paiement de ces droits, qu’elle a jugés trop élevés – et dire que cette ONG contient un volet bonne gouvernance dans son programme.
C’est ainsi qu’elle rentra en contact avec une société d’Import-Export (pas une société de transit) récemment créée dénommée «Ets Hama Yacouba» et avec la complicité de l’agent chargé de transit á l’Ambassade des USA pour procéder à un enlèvement direct desdites marchandises au nom de l’USAID, le temps de régulariser avec une exonération. Le Directeur des Opérations & Logistiques scandalisé, était sur le point de dénoncer cet acte frauduleux et économiquement criminel pour son pays, acte par ailleurs contraire à l’éthique américaine et à l’éthique tout court, auprès des autorités compétentes et à l’Ambassade en vue de démasquer ce réseau mafieux qui pourrait si l’on ne prend garde, nuire aux bonnes relations entre le Niger et les USA, quand elle lui trouva un prétexte fallacieux pour le licencier.
Ce dernier voulait aussi dénoncer un autre acte posé le 27 juin 2012 à Abalak lors d’une mission du Projet, acte qu’elle avait directement ou indirectement cautionné selon des témoins, et qui a failli mettre en danger la vie des agents du projet dont deux américains. Aussi, les clauses d’agrément entre l’USAID et l’IRD lors de la signature du document de coopération en matière de donation font obligation à l’IRD de prendre en charge les frais des transports et de droits de douanes et taxes éventuels de tous les legs au projet. Cet acte d’une rare gravité porte ainsi préjudice à l’économie de notre pays. Jetant ainsi le discrédit sur l’Ambassade des USA à Niamey par la faute d’une seule et unique personne, en l’occurrence la Directrice Régionale Adjointe et ses acolytes.
Cet acte pourrait aussi ternir l’image de marque de toutes les ONG Internationales sérieuses et honnêtes opérant en territoire nigérien. A cette opération frauduleuse au détriment du trésor public, il est à noter, selon des sources dignes de foi qu’aucun membre de l’équipe ne dispose de contrat de travail dûment signé et conforme à la législation du travail en vigueur au Niger. Les recrutements et les sanctions à l’endroit du personnel ne sont nullement conformes à la législation du travail au Niger. La Directrice des Ressources Humaines, qui n’a de cesse attiré l’attention des responsables du Projet sur le respect des lois et règlements du Niger en matière de gestion des ressources humaines, et notamment le recrutement du personnel qui est le plus souvent irrégulier et à la tête du client, se trouve aussi dans son collimateur et pourrait être licenciée à son tour dans les tous prochains jours, raconte-t-on dans le milieu.
Le changement de position de poste de travail se fait à la tête du client de manière arbitraire sans aucune évaluation, à en croire les mêmes sources. La pratique de la corruption est monnaie courante; à titre d’exemple le mercredi 27 juin 2012, une caravane de quatre véhicules Toyota 4x4 du Projet IRD/PDEV II en partance sur Agadez a franchi la barrière du poste de la gendarmerie d’Abalak (Région de Tahoua) aux environs de 17 h45 moyennant semble t-il, des moyens pas catholiques, à en croire certains témoins qui faisaient partie de la mission, alors que selon le règlement en vigueur, aucun véhicule, surtout les véhicules appartenant aux ONGs et organisations internationales en partance sur Agadez, ne doit être autorisé à franchir la barrière de la gendarmerie au delà de 16 heures.
Cet acte ignoble, contraire à l’idiologie américaine perpétré par un responsable du projet IRD/PDEV II qui convoyait la caravane, pourrait mettre en danger les vies des passagers dont celles de deux (2) citoyens américains. Car le convoi des véhicules sans escorte militaire malgré tout est arrivé tard dans la nuit à Agadez. Le personnel nigérien notamment licencié ou celui qui est sur la liste d’attente de licenciement abusif, travaillant au niveau de ce projet fonde l’espoir que les Autorités de la 7ème République examineront avec bienveillance la situation de leurs compatriotes qui travaillent dans des conditions qui frisent la dignité et la morale humaine.
Ce personnel fonde aussi l’espoir aussi que les autorités compétentes, notamment la DONGAD pourrait rappeler les responsables de cette ONG à l’ordre, la Direction Générale des Douanes pour faire rentrer l’Etat dans ses droits, et l’Inspection du Travail pour imposer le respect des textes en vigueur en matière de gestion des ressources humaines, et surtout le recrutement des agents par cette ONG en particulier, et toutes autres ONGs ou multinationales qui seraient dans ce genre de cas, car elles sont légion.



Commentaires
Tu ferai mieux de retourner sur les bancs pour apprendre davantage qu'on ne s'en prend pas a une noble institution comme l'USAID qui au demeurant respecte toutes les conventions internationales ( bilaterales et multilaterales) .