Contestation des prix des hydrocarbures à la pompe Le gouvernement a le dos au mur
- Écrit par Le Canard déchaîné N°554 du 8 octobre 2012
4 mouvements de grève en 5 mois et une hausse de 50% du prix 300f de la course en taxi ou minibus. C’est la somme de la lutte engagée par le Collectif des propriétaires de taxi (CPT), le Syndicat des conducteurs de taxi (SYNCOTAXI) et le Syndicat des conducteurs de minibus (SYNCIBUS).
Si la lutte sous forme de grève a commencé à battre de l’aile compte tenu de la diversité syndicale mais aussi de la difficulté pour certains conducteurs à cesser le travail la dernière forme de lutte est entrain de s’avérer une réussite. Que l’on soit militant ou non du CPT, du SYNCOTAXI ou du SYNCIBUS presque tous les conducteurs de taxi et faba faba s’en donnent à coeur joie à l’augmentation du prix de la course. Pour celui qui est habitué à payer 200f pour aller au boulot ou ailleurs maintenant il faut débourser 300f. Ce qui n’est pas sans conséquence sur le pouvoir d’achat déjà très maigre des citadins.
Une responsabilité que les initiateurs de la hausse rejette en bloc sur le dos du gouvernement qui n’a pas voulu écouter leur principale revendication de baisse des prix des hydrocarbures à la pompe. « Si le gouvernement sait diviser les syndicats pour saborder notre lutte nous changeons de manière. Nous exerçons un commerce libéral et personne ne peut nous imposer des prix » a déclaré Idrissa Kimba, président du CPT que nous avons joint par téléphone.
Alors, n’ayant aucune autorité à imposer des prix dans cette ère de libéralisation du commerce, le gouvernement va-t-il faire la sourde oreille et laisser les citoyens crouler sous le poids de l’augmentation des frais de transport urbain ou acceptera t-il de diminuer sensiblement le prix de l’essence et du gasoil pour répondre aux aspirations des citoyens mais aussi aux revendications sociales ? Tout dépendra du jugement que les gouvernants font de la gravité de cette situation ou des moyens à leur disposition pour faire reculer les syndicats.
Si des négociations qui seront certainement entamées n’aboutissent pas, il y aura un bras de fer qui fera plier une partie. L’Etat a, à sa disposition, le plus de moyens : hausse du prix de toutes les taxes nécessaire à l’exercice du métier ou simplement le retrait des agréments de ces syndicats. S’ils ont le pouvoir de fixer les prix, l’Etat a, aussi, le pouvoir de refuser son agrément.

Commentaires
-Detournement des bien publique qui ne fait que continuer.
-Augmentation des taxe sur tous domaines.
-La vie chere
-L'education des nos enfants toujours attendue.
-Santé qui coute chere pour le pauvre.
-Avis d'autorité de la cheferie et de nos hommes de defense en milieu rural.
-Corruption partous a commencer par nos fonctionnaires.
Incha Allah le pauvre survivra dans ce pays.
Allahou AKABAROU