Le Niger perd le siège du Holding du Groupe BRS
- Écrit par Yahaya Garba (La Roue de l’Histoire N°639 du 21 Novembre 2012)
De façon subtile, notre pays vient de perdre le siège du Holding du groupe BRS.
C’est bien ce qu’il faut comprendre de l’avis conjoint du projet de fusion – absorption, paru dans les journaux de la semaine dernière. Selon cet avis datant du 9 novembre 2012, la Banque Régionale de Solidarité de Côte d’Ivoire absorbe le Holding du Groupe BRS avec ses 8 filières, implantées dans les différents pays de l’espace UEMOA, pour dire les choses terre-à-terre. Une filiale qui absorbe un groupe. Sic ! Mais là n’est pas le problème. La question se pose plutôt sur les raisons du choix de la Côte d’Ivoire et le silence inexplicable des autorités de notre pays face à cette arnaque.
On se rappelle un peu de toutes les péripéties qui ont entouré cette initiative des chefs d’Etat de la communauté de l’UEMOA et surtout de l’espoir immense suscité par ce groupe au niveau des différents pays. Car, l’objectif principal qui lui était assigné était la lutte contre la pauvreté et le chômage endémique des jeunes dans tous les pays membres. Cette initiative sous régionale a été présentée avec fracas au regard de la pleine de nos chefs d’Etat et particulièrement celle du Président nigérien d’antan M. Tandja Mamadou qui s’était mis à l’avant-garde de cette mission.
Malheureusement, cette ambition a tourné court et le groupe BRS est aujourd’hui dans la banqueroute parce que le dernier rapport d’activités indique que le passif de toutes les filières est étrangement négatif. Néanmoins, le Niger semble-t-il, a la situation la moins cahoteuse dans ce sombre tableau. Alors pourquoi diable la Côte d’Ivoire viendrait-elle nous ravir la vedette pour ravaler le groupe et emporter le siège du holding à Abidjan ? Ce siège obtenu de haute lutte face aux candidatures de la Guinée Bissau et du Bénin, est toujours compté dans le quota du Niger chaque fois qu’il s’agit de la répartition des postes et avantages dans l’espace UEMOA entre les différents pays membres.
Il en a été le cas quand M. Alio Badjo Gamatié a voulu du poste du gouverneur de la BCEAO et quand notre compatriote Badamassi Annou Mahamane a postulé pour être le président de la commission de l’UEMOA. Plus grave encore, nous apprenons que la banque absorbante de la Côte d’Ivoire a l’intention de créer trois filiales uniquement, à savoir en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Togo. Pour les cinq autres pays de l’UEMOA, dont le Niger, la banque ivoirienne entend créer des succursales, sans conseil d’administration, sans capital exigé par la BCEAO d’un montant de 2 milliards.
Ces succursales qui ne sont ni plus ni moins des agences auront juste des petites dotations pour leur fonctionnement. Ainsi, notre pays vient d’être dépossédé d’un avantage qui lui revient pourtant de droit selon la pratique dans l’espace UEMOA où chaque pays se bat pour garantir ses intérêts et les intérêts de ses compatriotes. Espérons seulement que nos dirigeants sauront taper du poing sur la table pour que le Niger rentre dans ses droits.

Commentaires
De par ma fonction en banque,à l'analyse,cette transaction n'est nullement dirigée contre le Niger,et ne pouvait même etre stoppée par la simple volonté de ses dirigeants. En effet ,BRS-SA connait depuis toujours des difficultés de redressement,al ors quand ORA GROUP reprend tout, on ne peut que s'en réjouis,puisque toute la communauté ouest africaine a échoué dans la mission.
En plus l'absorption par la cote d'ivoire, repond à une stragegie economique, puisque se pays a toujours representé le point focal econonmique dans la sous region,et à juste titre s'est un marché à conquerir car le secteur bancaire est en pleine expansion ( cf activité financiere ivoirienne).L e capital de la BRS COTE DIVOIRE est aujourd’hui passé de 2 milliard à 24 MILLIARD de F CFA (allez y comprendre)
un petit peu terrasser un géant, tout réside dans le potentiel de ce petit...
J’invite aussi nos frères journalistes, quand ils ont une information à relayer, de ne pas poster l'information hâtivement, de chercher parallèlement d'autres informations relatives au même sujet pour corroborer leurs écrits, dans ce cas d'espèces si mon frère journaliste s'était approché des agents de la BRS du Niger, il aura certainement plus d'informations avant de psoter le resultat de sa recherche.Cepen dant, je tiens tout de même à féliciter le travail noble que font nos frères journalistes.
Vives le Niger, Vives les Nigériens
Là encore il faut dire que les BRS du bénin et du Togo seront probablement fusionnées avec les filiales d'Orabank qui existent dans ces deux pays.
Enfin, je pense que vous comprenez maintenant que le groupe BRS n'existe plus et même le nom de BRS du Niger sera changé dans les semaines avenir par Orabank du Niger. Orabank étant un groupe privé il organise son activité en fonction de ses stratégies. Nos autorités auraient dus faire en sorte avec que la BCEAO ne cède ses parts de BRS à la BOAD, malheureusement ils n'ont rien fait, si un beau siège a été construit au Niger, on aurait gagné au moins un bâtiment.
Tout d'abord je salue le patriotisme du journaliste.
Ensuite, dire ce qui se passé réellement, en effet, le groupe BRS a été racheté par ORABANK GROUPE (GROUPE PRIVE DONT LE CAPITAL EST DETENU MARJORITAIREMEN T PAR UN FONDS AMERICAIN), ce groupe a racheté Financial Bank du BENIN, Financial Bank Togo qui sont devenues respectivement Orabank Bénin et Orabank Togo en Zone UEMAO, avec le rachat du groupe BRS auprès de la BOAOD qui elle a racheté les parts de la BCEAO avant de les céder au groupe Orabank. ce groupe étant installé dans trois zones monétaires différentes a décidé de prendre la filiale de la Côte d'Ivoire comme HUB pour la zone UEMOA. Le fait qu'il conserve les filiales du Togo et du Bénin c'est tout simplement parce que les deux banques qu'il a racheté avait déjà leur agreement et la capital minimum de FCFA 10 000 000 000 voilà si vous voulez les raisons de garder ses deux filiales et créer des succursales dans les autres pays.
Ghaliou et Georges sont trés loin d ela réalité et ils parlent d'une chose qu'ils ne connaisse,nt pas. les propos de M. KIDI confirme ce Messieurs Soyez positive dans votre vie pour vous et pour vos proches. c'est grace à la BRS Niger que j'ai monté mon affaire et il marche bien. j'ai été soutenue et encadreé et je connais beaucoups de jeunes entrepreneurs qui se sont lancés grance à cette institution.
Ailleurs il suffit qu'un compatriote gagne un poste international important pour que ça soit la fête pour tout le pays. Au Niger par contre si je ne gagne pas, si mon grand père ne gagne pas, si ma tante ne gagne pas, si mon parti ne gagne pas, si mon ethnie ne gagne pas, si ma région ne gagne pas, alors que tout le monde perde.
Pour Ghaliou Attarak le Niger n'a qu'à perdre la banque car elle ne profite qu'aux tazartchites. Autrement dit notre compatriote préfère voir les ivoiriens profiter de cette banque que de la voir dans les mains de certains de ses compatriotes.
Pauvre Niger
QU'ALLAH NOUS PROTEGE DE NOS HAINES RECIPROQUES.