Fait divers: Un casse tête...la communauté internationale
- Écrit par BIZO (Le Canard déchaîné N° 531 du 30 Avril 2012)
Un éminent personnage du MNSD aurait été surpris par certains des termes de la dernière déclaration du bureau politique en date du 3 Avril 2012.
Invité la veille à la ré de réflexion et de rédaction de la déclaration, monsieur X avait prétexté être en voyage dans son village où il aurait perdu une tante. Au fait, c’était juste un alibi car, nul n’ignore que Monsieur passe une grande partie de son temps dans son jardin en compagnie de jeunes dames. Néanmoins, il fut excusé. La déclaration fut préparée sans sa participation et on chargea un des amis du parti, monsieur Y, pour la lui présenter. C’est ce que monsieur Y ne fit pas, excédé certainement par les fuites en avant de monsieur X.
Le lendemain, jour de la déclaration, monsieur X se présenta très tôt au lieu de la déclaration, histoire de prendre connaissance de son contenu. Malheureusement pour lui les détenteurs du fameux papier accusèrent un grand retard et arrivèrent sur les lieux au moment où les journalistes ont déjà réglé leur calage. Dès qu’ils prirent place, la lecture de la déclaration commença au grand dam de monsieur X qui devait la suivre en même temps que les simples militants de base.
Après le préambule, à la 1ère question relative à la communauté internationale, monsieur X sursauta et darda un regard de feu sur son collègue qui lisait la déclaration ; une télévision fit zoom sur lui et sa colère se mua en un rire naïf et mitigé. A la 3ème question relative à la position de la CDEAO dans la crise malienne, le visage de monsieur X se crispa pour de bon et cela, jusqu’à la fin de la lecture de la déclaration. Il se leva tel mu par un ressort, arracha une copie de la déclaration et se refugia dans un des bureaux du local.
Il fut suivi par quelques membres du bureau politique. Une fois dans le bureau, il explosa : Comment avez-vous pu laisser passer les deux phrases suivantes : « La position à géométrie variable de la CEDEAO vis-à-vis des coups d’Etat » ; « ce qu’il est désormais convenu d’appeler la communauté internationale » ? Au mutisme qui a suivi sa question, il a craché : « Laissez la Communauté Internationale tranquille ; on ne peut pas chercher le pouvoir en faisant ADAWA (opposition) à la communauté internat ionale ». Matchinga ! Quelle lucidité!

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