 A moins de trois semaines d'activité la commission de moralisation des finances publiques mise en place par la transition de Djibo Salou vient de débusquer sur ce qu'il convient d'appeler " le plus grand scandale financier Nigérien ". Le Président de la commission Abdoulkarim mossi effaré luimême par les constats de leurs travaux sur le terrain n'a pas voulu beaucoup commenter les chiffres délivrés en vrac à la presse nationale et internationale. En réalité la commission de M. Mossi a trouvé extrêmement grave ce qui passe depuis plusieurs décennies dans l'administration Nigérienne. Depuis 1965 c'est à dire 5 ans après l'indépendance si l'on examine les taux de recouvrement des budgets, on tombe en chute libre c'est à dire dans une baisse continue des recettes. De 97% taux de recouvrement en 1965 on tombe sans tituber à 39% en 2009. Et depuis l'an 2000 on n'a plus jamais atteint 50% de taux de mobilisation. Presque toutes les institutions et les sociétés d'état ont subi une très grave distorsion de leurs finances. C'est une profonde hémorragie qu'a subie notre administration. Des grands noms du régime de la 5è et de la 6è république sont cités. C'est avec un grand pincement au coeur que le président de la commission de lutte contre la délinquance économique, financière et fiscale a évoqué la braderie organisée au sein de nos sociétés d'État et de certaines hautes institutions de la république.
Car à certains endroits les fonctionnaires ne travaillent plus pour l'état mais pour eux-mêmes mais malheureusement dans le mauvais sens puisqu'un détournement subtile et déguisé est organisé au profit des personnes physiques ou morales contre l'État! Au total plus de 600.000.000 sont recouvrés et près de 4 milliards sont notifiés. C'est ainsi que le trésorier général Siddo El Hadji est concerné par le hadj 2009 dont une notification de 2.565.000.000 de francs lui a été faite pour remboursement, l'ancien premier ministre Seini Oumarou reçoit une notification de 269.736.529f au lieu de plus de 629 millions pour le fonds de l'Energie, Habi Mahaman Salissou 159.176.386 f, Amadou Soumana Gouro (solidairement avec les deux premiers) 428.912.915f, Addo Mahamane (solidairement avec les deux premiers) 428.912.915f, CFPA Zinder Yaou Moussa 17.395.266f et le Centre national des oeuvres universitaires à Habibou Issa Mahaman 62.705.702f. Des relations avec l'affaire MEBA? Ces révélations rocambolesques des braderies de nos sociétés d'État ainsi que ces détournements grossiers rappellent en effet l'affaire des détournements du fonds alloué au secteur de l'éducation par les partenaires techniques et financiers. Une affaire qui a tourné en rond et c'est le Niger qui est sorti grand perdant parce qu'il a remboursé aux P.T.F. 4 milliards de Cfa à travers le trésor national, les montants détournés par les ministres du gouvernement Nigérien. Donc l'affaire MEBA n'était que le coté visible de l'iceberg par rapport aux vastes opérations de détournement organisées par les acteurs de la 5è et 6è république. Et il faut dire qu'on commence à savoir pourquoi l'opposition avait demandé l'audit de la 5è république en 2009 à l'approche de la fin du 2è mandat de l'ancien président mamadou Tandja. L'opposition avait fait de cet audit sa revendication bien avant l'émergence ou la maturation de l'idée de la ré fondation qui était venue visiblement changer brutalement toute la donne politique! Ce qui ramena la lutte de l'opposition à la défense des acquis démocratiques et reléguant du coup les questions de bonne gouvernance et de transparence au second plan car étant devenues du luxe de la " démocratie en péril " face à la machine rampante du tazartché. Aujourd'hui la commission de la transition de Djibo Salou donne raison aux inquiétudes sur les éventuels grands détournements pressentis par l'opposition à l'époque car toutes leurs allégations contre le régime de Tandja sont entrain de se justifier à travers les résultats de la commission de Abdoulkarim Mossi qui lève le voile sur l'état de nos sociétés d'État ainsi que des institutions de la république et autres entités. Des sociétés d'états bradées La NITRA est la plus grande société de transit public au Niger mais malheureusement bradée par des fonctionnaires de l'État contre l'État du Niger. Ce qui justifie largement la création des nouvelles sociétés de transit privé un peu partout au détriment de la NITRA. La SPEEN, la société des patrimoines des eaux du Niger qui a subi une hémorragie financière de plus de 9 milliards des pertes sur un capital de 13 milliards. La SML Liptako , société des mines du Liptako une société de droit Nigérien dont l'État du Niger possède 20% des parts sociales et 80% appartient aux Canadiens dont le directeur général adjoint est Nigérien. Mais du ridicule la comptabilité de cette société se tient et se traite ailleurs. Ce qui a entraîné un crime économique à l'État du Niger de près de 1,7 milliard de cfa. Une situation que le président de la commission a qualifié simplement de " trahison " à l'État du Niger. Les sociétés comme Niger- Poste, Sahel-com et Hotel Gaweye : ce sont des détournements organisés qui ont opérés et les auteurs répondront de leurs actes. Du coté de l'OPVN, office des produits vivriers du Niger c'est le détournement du fameux dossier Riz japonais qui a été confirmé par les commissaires de Abdoulkarim Mossi. Le CNUT, conseil national des utilisateurs de transport qui a subi une gestion aggravée à travers les sites portuaires. Le crédit du Niger, une société financière créée pour favoriser l'accès à l'habitat par les Nigériens à travers notamment l'octroi des crédit. La chambre de commerce qui bénéficie d'un fonds de garantie a également a pris un coup dur dans la gestion de ce fonds, chose qui a légitimement retenu l'attention des commissaires de Abdoulkarim mossi. La Nigelec où l'opinion publique est focalisée depuis longtemps, les commissaires de Mossi poursuivent encore leurs examens des trouvés et rien n'a encore filtré pour le moment malgré les graves soupçons qui pèsent sur les responsables de cette société dont toute la politique énergétique nationale lui en a été déléguée. Des institutions de la république et autres entités saignées! Des institutions importantes ont été touchées par ces malversations. Pour le moment la commission relève le conseil économique social et culturel (CESOC), le haut conseil aux collectivités territoriales (HCCT), la communauté urbaine de Niamey concerné par une enquête administrative de 2007 concerné également par un rapport administratif, le patrimoine de l'État, ventes des véhicules de la présidence de la république, immeuble de l'ambassade du Nigeria, immeubles CEDES par le ministère des finances, les créances des tracteurs de la centrale d'approvisionnement, le Hadj 2009 main levée, rapport d'enquête administrative MDN/VLRA, marché par entente directe au ministère de l'intérieur, Espace CCOG et AFN ainsi que l'examen des déclarations des biens.
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Du courage.
Et tout les 30millions d'œil nigériens vous observent.
MERCI