Gestion des ressources minières et pétrolières: Mohamed Abdoulahi rattrapé par l’histoire PDF Imprimer E-mail
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Écrit par Yacouba Ousseini (Le FLIC N° 198 du mardi 21 Juillet 2010)   
Jeudi, 22 Juillet 2010 14:22
Les richesses de notre sous-sol ont attiré ces dix dernières beaucoup d’investisseurs, à cause de la politique à cause notamment de diversification des partenaires dans ce secteur, initié par Tandja. Cette politique a mis fin au monopole détenu depuis la fin des années 60 par le groupe nucléaire français Aréva, qui exploite l’uranium nigérien dans la région d’Agadez à travers ses deux filiales : ‘’la Somaïr’’ et ‘’la Cominak’’. De nouvelles compagnies, de diverses nationalités, se sont positionnées sur le terrain dans le cadre de la recherche de l’exploitation de l’uranium, de l’or, du pétrole, du cuivre, du plomb, du zinc, etc., laissant ainsi entrevoir un avenir radieux pour les populations nigériennes. Malheureusement, cet espoir s’est vite émoussé, du fait de l’opacité qui a entouré la gestion du secteur. Malgré le regain de vitalité de l’uranium sur le marché international où son prix a connu une flambée à cause de la forte demande du minerai à partir de 2000, les recettes générées par la vente de l’uranium à l’Etat n’ont pas permis d’améliorer les conditions de vie des Nigériens. Pour l’or, on n’en parle même pas. En effet, depuis le démarrage de la production de ce métal précieux en 2004 à Samira, l’Etat n’a bénéficié d’aucun dividende. La Société des mines du Liptako (SML) qui s’en charge, a plus privilégié les intérêts de la société canadienne ‘’Semafo’’, détentrice du capital, à hauteur de 80% ; alors même que l’Etat nigérien ne détient que 20% des parts. Cette incongruité a fait l’objet de beaucoup de dénonciations et a même conduit l’Assemblée nationale de la 5e République à mettre sur pied une commission de contrôle parlementaire autour des activités de ladite société. L’en- quête effectuée par les députés a relevé beaucoup d’anomalies dans la gestion de la SML, surtout, l’escroquerie dont est victime l’Etat nigérien à travers cette opération. Pour corriger ces défaillances, l’Assemblée nationale a formulé des recommandations qui n’ont hélas jamais connu un début d’exécution. Malgré cette incurie, le ministre des Mines et de l’Energie de l’époque, Mohamed Abdoulahi, qui a fait l’objet de plusieurs interpellations devant cette même Assemblée nationale, a toujours laissé entendre que le secteur se porte pour le mieux dans le meilleur des mondes.
 
En 2005 déjà, un député l’interpellait par rapport aux questions suivantes : -Pouvez-vous nous faire le point sur la production de l’uranium depuis ces six (6) dernières années et ses retombées financières sur l’économie nationale ? -Pouvez- vous nous préciser où nous en sommes par rapport à l’exploitation des mines d’or nigériennes, la production et éventuellement l’exploitation de ce métal ? Surtout de sa contribution au financement du budget national ? -Où en sommes-nous à propos des recherches, de la découverte et des perspectives d’exploitation de ce pétrole produit en grande quantité dans des pays voisins du nôtre comme l’Algérie, la Libye, le Tchad et le Nigéria ? -Qu’en est-il des projets ou programmes de recherche et de l’exploitation des autres métaux précieux comme le fer, le manganèse, le cobalt, l’étain, le cuivre, etc. ? Répondant à cette série de questions, le ministre Abdoulahi, qui a d’abord fait la genèse de l’industrie extractive au Niger, a fait un long exposé sur l’exploitation de l’uranium au Niger et l’état des recherches en la matière avant de dresser des perspectives.
 
Chiffres à l’appui, il a montré comment les recettes générées par l’uranium sur le budget de l’Etat ont connu des hauts et des bas de 1970 à 2000, à cause des aléas du marché international ; puis il a abordé la question de l’exploitation industrielle de l’or, qui a débuté en 2004 à Samira, dans le département de Téra. Selon notre ministre, à la date de 2005 déjà, la SML a versé à l’Etat nigérien la somme de 1075 millions de francs CFA en terme de redevances minières pour des exportations d’or représentant une valeur de 21 milliards de francs CFA. Malgré la modicité du gain, comparé aux recettes réalisées par la SML, le ministre Abdoulahi n’a pas formulé de critiques vis-à-vis de la conduite des activités de ladite société. Bien au contraire, il avait relevé ses efforts dans le domaine social à travers notamment le nombre d’emplois créés grâce à l’exploitation du gisement aurifère. Les conclusions de l’enquête parlementaire diligentée par l’Assemblée nationale en fin 2007, sont heureusement venues battre en brèche les explications qu’il avait fournies et qui reflétaient un certain sentiment de satisfaction.
 
Par la suite, Mohamed Abdoulahi a évoqué les travaux de recherches en cours dans le domaine de minier et ceux de prospection dans le domaine pétrolier. Sur la gestion des permis miniers, il n’a pipé mot alors, sinon que cette question était essentielle. Malheureusement, c’est sur cette préoccupation que l’histoire l’a rattrapé. L’opacité et l’affairisme qui ont entouré l’octroi des permis miniers et pétroliers a été à l’origine de son arrestation et de son emprisonnement en même temps que ceux de trois autres proches de l’ancien régime dans le cadre de l’opération assainissement engagée par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD).
Commentaires (2)Add Comment
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Les méfaits du tazartché
Par GUEDE, juillet 27, 2010
Mr Abdoulahi vient rac*nter sa vie aux députés, il se fout royalement des intérêts du Niger du moment que les siens sont sauvegardés. Au Niger quand tu es Ministre tu n'en fais qu'à ta tête puisque tu fais partie de l'entourage du président. Tant pis pour les babizés, ils ne m'empêcheront pas de bouffer à satiété. Tandja est le responsable de cette gabégie, il repondra devant le peuple nigérien et devant l'histoire. Sinon comment comprendre que du minérai précieux soit exploité dans un pays et qu celui-ci n'en tire aucun bénéfice?
paysan
cessez de nous parler de la propagnade de Tandja
Par paysan, juillet 24, 2010
De grâce chers journalistes, arrêtez de poursuivre la propagande que Tandja a orchestrée pour faire admettre son TAZARTCHE, selon laquelle il a diversifié les partenaires ; C’EST FAUX ; de tout temps il y a eu diversité des partenaires dans les mines. Bien au c*ntraire, c’est maintenant qu’il vient d’hypothéquer toute négociation pendant 30 ans avec ses accords avec AREVA en 2009 ;
Les négociations avec AREVA les chinois et les bailleurs de fonds arabes ont coïncidées avec une c*njoncture positive :
•Hausse du cout du pétrole
•Émergence de la chine (forte croissance)
•Reprise des activités liées à l’énergie atomique de part le monde
•Niveau élevé des devises des pays arabes avec le cout du baril autour de 200 dollars en 2006
De grâce, calmons-nous et faisons en sorte que ce qui a été obtenu non pas par Tandja, mais par le Niger, soit capitalisé en dépit de la nouvelle c*njoncture.

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