Présidentielle au Sénégal 2012 : troubles à Dakar après la validation de la candidature de Wade
- Écrit par RFI
Les réactions n'ont pas tardé après l'annonce par le Conseil constitutionnel de la validation de la candidature d'Abdoulaye Wade à la présidentielle de février et du rejet de celle du chanteur populaire Youssou N'Dour.
De violentes altercations ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi à Dakar et dans plusieurs villes du Sénégal entre manifestants et forces de l'ordre. La police affirme qu'un de ses membres a été tué dans ces affrontements. L'opposition dénonce un coup d'Etat institutionnel et appelle à manifester vers le palais présidentiel. Abdoulaye Wade est bien autorisé à briguer un troisième mandat. Les candidatures de 12 autres personnalités dont des anciens Premiers ministres passés à l'opposition ont également été validées.
Reportage
Affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Dakar
28/01/2012
par Bineta Diagne
Dès l'annonce de la validation par le Conseil constitutionnel de la candidature du président sénégalais, Abdoulaye Wade, les manifestants présents place de l'Obélisque ont commencé à courir dans plusieurs directions et à laisser éclater leur colère. Des jeunes ont mis le feu à des pneus, des tables pour constituer au milieu de la chaussée des barrages de fortune et les accrochages ont commencé avec la police : jets de pierre contre gaz lacrymogènes.
Les violences ont duré jusque dans la nuit. « Wade n'a qu'à s'en aller, il faut dégage » hurlaient à la lumière des flammes des jeunes manifestants rencontrés dans le quartier populaire de la Medina. «Nous avons entendu que sa candidature a été validée par le Conseil constitutionnel, nous dénonçons cette énième violation de la Constitution » expliquait un autre avant d'ajouter « la seule voie qui permette de pousser le président Wade à reculer, c'est d'occuper la rue ».
En toute fin de soirée les leaders du M23, le mouvement du 23 juin qui rassemble des partis d'opposition et des organisations de la société civile se sont discrètement réunis au domicile de l'un d'eux. Ils affirment que leur mouvement a été infiltré par des éléments qui ont semé la violence, et annoncent qu'ils déposeront un recours devant le Conseil constitutionnel. Ils ont prévu de se retrouver, aujourd'hui, samedi pour voir comment amplifier ce qu'ils appellent une résistance citoyenne active.
LA SITUATION À DAKAR, SUR LA PLACE DE L'OBÉLISQUE, CE SAMEDI MATIN
Les affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre ont cessé. En revanche, les rues de Dakar ont conservé les stigmates de la violence de la nuit d'hier. Il est très difficile de circuler dans plusieurs quartiers de Dakar. Des pierres et des débris de pneus calcinés jonchent le sol. Plusieurs abribus sont renversés au milieu de la chaussée et sur l'avenue Blaise Diagne, là où les manifestants et les policiers se sont ardemment affrontés cette nuit, des restes de poubelles brûlaient encore ce matin. Et puis il y a toujours cette odeur piquante, brûlante de bombe lacrymogène.
Malgré cette image de désolation, les chauffeurs de taxis ont repris leur activité et quelques Sénégalais ont retrouvé le chemin du travail ce matin.
Réactions
D'abord du côté des autorités sénégalaises, on se montre plutôt serein. Selon Sérigne Mbacké Ndiaye, porte-parole de la présidence, le« peuple » sénégalais est satisfait de la décision du Conseil constitutionnel.
Sérigne Mbacké Ndiaye: Porte-parole de la présidence sénégalaise
Ce ne sont pas 300 manifestants voire mille, deux mille qui nous effraient : le peuple sénégalais est satisfait de cette décision
28/01/2012 par Christine Muratet
« C'est un procès de mauvais perdant. On ne peut parler de coup d'État constituionnel alors que tout s'est passé le plus normalement du monde. Le Conseil constitutionnel s'est réuni et a dit le droit », s'emporte Sérigne Mbacké Ndiaye qui affirme même que « le peuple a accueilli avec soulagement » cette décision, et il promet « des mesures contre certains candidats qui ne sont pas en règle avec le fisc ».
Pour sa part, Youssou N'Dour, pénalisé par la décision du Conseil constitutionnel, dénonce un « coup de force » du président Wade, ajoutant «Je suis candidat et je le reste », et précisant qu'il avait « 48 heures pour un recours » contre la décision du Conseil. Le dossier de la star internationale de la musique, particulièrement populaire dans son pays, est rejeté, officiellement, pour un problème de signatures, en nombre insuffisant pour soutenir sa candidature.
Macky Sall, président de l'APR, Alliance pour la République, ancien président de l'Assemblée nationale, dont la candidature à la présidentielle a été validée par le Conseil constitutionnel, parle de coup d'Etat constitutonnel et déplore la répression de la manifestation de l'opposition vendredi soir.
Macky Sall: Président de l'APR Alliance pour la République, dont la candidature à la présidentielle a été validée par le Conseil contitutionnel
Cela prouve que le Conseil constitutionnel a été mis au pas Il ne reste plus au peuple sénégalais qu'à résister et à se libérer devant cette forfaiture.
28/01/2012
Ibrahima Fall, opposant dont la candidature a été validée, se dit non surpris par l'annonce du Conseil constitutionnel.
Opposant dont la candidature à la présidentielle sénégalaise a été validée.
Tous les membres du Conseil sont nommés par le président de la République (...) Il leur a accordé aussi, en plus de leur salaire une indemnité depuis plus de six mois, de cinq millions de francs CFA.
28/01/2012 par Laurent Correau
Du côté de la Raddho, la rencontre africaine pour la défense des droits de l'homme, on parle de « coup d'Etat constitutionnel », pareil à ce qui s'est passé en Côté d'Ivoire. Selon Alioune Tine son président déclare : «Nous ne sommes pas très surpris. Tous les membres du Conseil constitutionnel ont été nommés par Abdulaye Wade. Ce qui s'est produit c'est la porte ouverte à l'incertitude. Nous allons voir comment organiser la résistance à ce coup d'Etat constitutionnel ».
Le rappeur Thiat, porte-parole de « Y en a marre », -un mouvement de jeunes crée il ya tout juste un an et qui demande le changement dans leur pays-, exprime aussi sa déception et sa colère.

KADITA
Posté à 2012-01-28 11:29:28
.C'est quoi même la démocratie ? Cette comédie que le grand homme blanc a apportée à nous les nègres, pour mieux nous opposer les uns contre les autres, pour mieux nous distraire et exploiter nos matières premières? Démocratie pour démocratie à qui appartient aujourd'hui l'uranium du Niger? Démocratie pour démocratie combien coûte donc un kilo de notre uranium? Quel grand démocrate peut nous répondre ? Démocratie pour démocratie n’avons-nous pas écrit que les ressources du sol et du sous-sol appartiennent au peuple nigérien ? Ce peuple n’a-t-il pas le droit de savoir ? Démocratie pour démocratie à quand une intervention française pour déloger Blaise Campaoré du pouvoir qu'il occupe depuis 25ans? Ah, j'allais oublier. Blaise est l'enfant chéri des apôtres de la démocratie (france, usa...). Blaise protège leurs intérêts. Blaise Campaoré est l’enfant chéri de la « communauté internationale ». Au Burkina la démocratie peut attendre.
Voila ce qu’on entend après les élections : « Il y a eu bourrage d’urnes mais cela ne remet pas en cause la sincérité du scrutin ». Ne riez pas. C’’est la parole des observateurs internationaux gracieusement financés par les apôtres de la démocratie.
Voyez-vous, je n’aime pas cette démocratie comédie. Je n’aime pas ce folklore démocratique qu’on appelle élection où la « communauté internationale » fait passer qui elle veut. Je n’aime pas ce théâtre démocratique. Je n’aime pas cette démocratie où l’essentiel (le développement, la dignité, l’indépendance, le patriotisme l’avenir..) est soigneusement mis de côté au profit du superflu.
Moi je n'aime pas la démocratie dans la pauvreté. Ce qui est important c'est de travailler pour le pays. Si cette condition est remplie tu peux garder le pouvoir pour 100 ans. Je déteste la démocratie dans laquelle on quémande de quoi manger.
soumabe
Posté à 2012-01-28 08:42:18
AH! l'histoire a donné raison à l'ex président Nigérien,en voulant s'acrocher au pouvoir; et ne pas écouter ses collegues.
Wade était venu au Niger pour demander à l'ex président de renoncer à son projet,alors que lui meme il n'est pas animer d'une bne intention.
je dit alors : Honte! aux fossoyeurs de la démocraties!!!!!!!!!!!!!!

AMADAL
Posté à 2012-01-31 07:05:41
C'EST çA LE PROBLEME DE VIEUX EN AFRIQUE ,ILS AIME TROP LE POUVOIR,.ILS PREFER TOUS MOURIR AUX POUVOIR, CE LUI LE 1ER CONSEILLER DE TANJA, NON ?? ALORS IL MERITE DE LUI FAIRE PIRE ,POUR FAIRE PEURE AU AUTRES.
AMADAL
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