Sénégal : après les violences, Paris appelle à l'impartialité sur les candidatures
- Écrit par Source: LEMONDE.FR avec AFP

La France attend du Conseil constitutionnel du Sénégal qu'il "statue de manière claire et impartiale sur les réclamations" émises par les candidats exclus de la présidentielle, a déclaré samedi le ministère français des affaires étrangères.
"Elle souhaite en particulier, dans le respect de la légalité constitutionnelle, que toutes les opinions, dans leur diversité, puissent s'exprimer à l'occasion de cette élection présidentielle", a précisé dans une déclaration le porte-parole du ministère, Bernard Valero.
La validation vendredi soir 27 janvier par le Conseil constitutionnel de la candidature du chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade à la présidentielle de février, et le rejet de celle du chanteur Youssou Ndour, ont provoqué une vague de violences dans plusieurs villes du Sénégal, dont sa capitale, Dakar, où un policier a été tué. L'opposition a appelé à "marcher sur le palais présidentiel dans les prochains jours" afin d'en "sortir Wade".
Samedi, le calme était revenu dans la capitale, où des forces de l'ordre demeuraient cependant déployées sur des artères et axes stratégiques. Il faut "tout mettre en oeuvre pour que Wade retire sa candidature, parce qu'il n'est pas question qu'il prenne part" au scrutin présidentiel du 26 février, a déclaré Macky Sall, un des dirigeants du Mouvement du 23 juin (M23), qui regroupe partis d'opposition et organisations de la société civile."C'est tout à la fois les marches, les sit-in, la résistance", mais "pas la violence", a-t-il précisé.
"JE NE CONTRÔLE PLUS MES MILITANTS"
Selon le M23, des "dizaines" de ses militants et responsables ont été arrêtés samedi dans tout le pays, dont son coordonnateur, Alioune Tine, célèbre défenseur des droits de l'homme en Afrique, qui se trouvait samedi soir dans des locaux de la police à Dakar. Le chanteur et candidat Youssou Ndour a fait état samedi à Dakar de "menaces" contre sa personne physique, sans fournir de détails. Il a toutefois mis en garde: "Je n'ai jamais appelé à la violence, mais je vous dis, je ne contrôle plus mes militants".
M. Wade a demandé à ses opposants d'arrêter "les manifestations d'humeur qui ne conduisent à rien", les accusant de contester la validité de sa candidature "sur des bases légères". La décision du Conseil constitutionnel sur la nouvelle candidature du président Wade, 85 ans, est jugée anticonstitutionnelle par l'opposition.
Elu en 2000, réélu en 2007 pour cinq ans après une révision constitutionnelle en 2001 instituant un quinquennat renouvelable une fois, M. Wade se représente pour sept ans après le rétablissement du septennat en 2008, à la suite d'une nouvelle révision constitutionnelle. Pour ses opposants, il se présente à un troisième mandat illégal, mais ses partisans affirment que le comptage doit se faire à partir de la première révision constitutionnelle de 2001 instituant le quinquennat et qu'il s'agit donc d'un second mandat conforme à la Constitution.

kadita
Posté à 2012-01-30 06:11:44
La france a dit, la france a fait, la France a déclaré, la France a demandé, la France a décidé ..... Mais, de vous à moi, quand est -ce que la France, la petite france, la France occupée en six jours par Hitler, la France en voie de sous développoement va -t-elle donc coller la paix à l'Afrique et aux africains?

le veilleur
Posté à 2012-01-30 04:37:26
Ah!ces Chefs d'Etat africains!
un remake du fameux tazartche du Niger revu au non moins fameux met senégalais, le tchapguen!!

dolo
Posté à 2012-02-01 07:21:44
neutralité ipocrite et complice : sinon il faut conseiller le vieux de quitter tout bonnement
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