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L’argent du tazartché (ou referendum contesté de Tandja) Engluer Seini Oumarou

Comment prendre ''à la glu'' comme un oiseau, à travers l'argent du tazartché, Seini Oumarou, l'homme qui est devenu aujourd'hui chef de file de l'opposition politique par la force des choses?

Des confrères de la place ont déjà publié la liste des ministres auxquels il est demandé le remboursement des fonds dépensés dans l'organisation du référendum contesté ayant abouti à la 6ème République. La publication de cette liste par les médias nationaux a suscité aussi, un grand malaise politique au sein du pouvoir en place dont les systèmes d'alliance ont subi un sérieux coup pour ne pas dire un poignard dans le dos! Actuellement, la Mouvance pour la Renaissance du Niger (MRN) au pouvoir est marquée par des grincements des dents après la publication d'une telle liste. Maugrée-t-on de toute part.

Dans cette enquête, nous nous intéressons à la partie qui concerne le cabinet de l'ancien Premier Ministre Seini Oumarou à cause de la complexité et de la haute sensibilité qui caractérise la gestion du dossier à ce niveau de responsabilité et qui révèle du coup, une riche spécificité de la tradition politique nigérienne. L'ancien premier ministre Seini Oumarou, a en effet bel et bien participé à l'organisation de ce referendum contesté de l'ancien président Tandja Mamadou. Mais dans quelles conditions? Réponse dans cette enquête. Le referendum qui a abouti à la 6è République au Niger n'a tari d'inspiration au niveau des médias nationaux et internationaux.

Au bout de notre enquête, plus de 140 millions sont à justifier par le cabinet et sont épinglés : ses anciens Directeurs de cabinets, des anciens gouverneurs des régions, des chefs traditionnels, des FDS, des FNIS, des gendarmes, des membres d'association islamique, des organisations des jeunes et des femmes. Notre enquête révèle une tradition politique s'appuyant sur les structures politiques et sociales 1profondément enracinée au Niger et qui remonte au referendum de 1989 avec le feu président Ali Chaibou. Une situation certainement originale ici, qui fait des structures traditionnelles de la société nigérienne comme la chefferie traditionnelle, les marabouts, les forces de sécurité etc., un fondement politique pour mieux assoir la république et la démocratie même si un défi de transparence se pose chaque fois à la fin de l'opération avec souvent beaucoup de surprises!

L'auteur principal du referendum, l'ancien président Tandja Mamadou ayant déjà subi la sanction ultime, la destitution de la tête de l'Etat depuis le 18 février 2010 par ses tombeurs, Salou Djibo et ses hommes à la suite du coup d'Etat du même nom, amnistié dès la prise de pouvoir du président Issoufou Mahamadou.

Nous avons approché monsieur Seybou Almoustapha, son ancien Directeur Adjoint du Cabinet. Ce dernier a refusé de répondre à nos questions en arguant qu'il est astreint à une obligation de réserve car depuis le coup d'Etat de février 2010, il a repris service dans son ministère d'origine et que par conséquent n'exerçant plus de fonctions politiques, il réserve ses explications aux seules autorités policières ou judiciaires. Nos investigations nous ont permis de savoir qu'à l'occasion de la campagne référendaire de 2009, le Président Tandja Mamadou avait instruit le premier ministre Seini Oumarou pour conduire la délégation qui devait faire la campagne dans les huit régions du pays, dès la première semaine du mois d'août 2009.

On se rappelle que les refondateurs avaient fait courir la rumeur que le premier ministre Seini Oumarou n'était pas favorable au maintien de Tandja Mamadou au pouvoir. Et qu'il manifestait une position tout à fait ambiguë. C'est ainsi que par lettre en date du 27 juillet 2009, le Ministre de l'Intérieur Albadé Abouba avait écrit au ministre des Finances pour lui demander de mettre à la disposition du premier ministre Seini Oumarou la somme de quatre vingt seize millions huit cent vingt sept mille cinq cents francs (96 827 500F) sur la rubrique « préparations et organisations des élections ». Le même jour, le directeur Général du Budget assurant l'intérim du Secrétaires Général des Finances a instruit le Trésorier Général pour le déblocage de ces fonds. Ainsi donc les fonds ont été perçus et mis à la disposition de monsieur Ousmane Mamane Directeur de Cabinet de Seini Oumarou.

Après avoir payé la location de l'avion, celle des voitures, le carburant pour les voitures qui vont servir pour les étapes de Dosso et Tillabéri et les frais de mission des membres de la délégation qui comprenait outre le Directeur de cabinet adjoint monsieur Seybou Almoustapha, des ministres, les leaders des partis membres de l'AFDR (majorité au pouvoir de l'époque), des représentants de la société civile qui soutenaient le ''Tazarché'' et les agents de sécurité. Le Directeur de cabinet Ousmane Mamane mettait à la disposition du premier ministre Seini Oumarou le reliquat du fonds destiné à cet effet soit quatre vingts millions de francs (80 000 000 F). Ce reliquat devait sur instruction du Président Tandja Mamadou être partagé à raison de dix millions de francs (10 000 000 F) par région pour servir d'appui aux huit régions du Niger.

Cette pratique a toujours prévalu depuis le référendum de 1989 jusqu'à celui de 2010. Les bénéficiaires ont toujours été les même ou presque car il s'agit des gouverneurs pour préparer l'accueil, l'hébergement et la restauration, les FDS (c'est-à-dire les directions régionales de la police nationale «DRPN», les commandants de groupement de la gendarmerie et ceux des FNIS les chefs des compagnies militaires dans les régions) pour assurer la sécurité et la quiétude au moment des élections, les épouses des FDS, les chefs traditionnels, bureaux régionaux de l'association islamique et les organisations des jeunes et des femmes qui soutiennent le Tazartché pour s'assurer le drainage de grand monde. La tournée avait eu lieu du 4 au 8 août 2009.

On comprend aisément qu'il est pratiquement impossible de demander à ces bénéficiaires des décharges? Cela ne s'est pas fait en 2009 comme en 2010. C'est la pratique consacrée dans notre pays et l'on ne se demande guère si elle est bonne ou mauvaise. Tout ce que l'on sait : ce que ça marche! Si des décharges étaient exigées, le premier ministre Mahamadou Danda n'aurait pas pu comme il l'a fait, doubler ses fonds d'intervention et ses fonds politiques en les faisant passer de six cents millions (600 000 000 F), (les deux fonds jumelés) à un milliard de francs. Aujourd'hui, le premier ministre Brigi Rafini n'aurait pas pu à chacune de ses sorties à l'intérieur du pays, amener les dix millions de francs (10 000 000 F) qu'il embarque avec lui, même si c'est pour une journée de mission.

C'est pourquoi en 2009 les services financiers de la Primature s'étaient bornés à établir un état de paiement que le Directeur de cabinet Ousmane Mamane, ordonnateur des dépenses de la Primature n'a pas signé. En tant que membre de la délégation et ayant rang de ministre le Directeur de cabinet adjoint, Seybou Almoustapha a eu comme frais de mission la somme de 250 000 F. Les leaders des partis membres de l'AFDR ont bénéficié de la somme forfaitaire de 2 500 000 F chacun pour tenir compte des contingences qu'ils vont trouver sur le terrain notamment les nombreuses sollicitations de leurs militants.

En mai 2010, alors que des inspecteurs généraux d'Etat fouillaient les dépenses de la CENI, l'ancien Directeur de cabinet adjoint, Seybou Almoustapha avait été sollicité par la direction des ressources financières et du matériel (DRFM) du Cabinet du Premier Ministre pour apporter l'état de paiement pour signature à son ancien patron, le Premier Ministre Seini Oumarou. Ousmane Mamane, l'ex Directeur de cabinet de Seini Oumarou qui était devenu le Directeur de Cabinet du tombeur de Seini Oumarou, Salou Djibo et ayant coupé les ponts avec ce dernier, avait purement et simplement refusé de signer l'état de paiement pour régularisation.

Il faut se rappeler que dans ses nouvelles fonctions, il était aux premières loges pour apprécier la haine que Salou Djibo avait gratuitement ou presque nourrie à l'égard de l'ancien Primo Seini Oumarou allant jusqu'à le faire arrêter pour des actes de subversions jamais prouvés pour ensuite le remettre à la disposition de la commission de Abdoulkarim Mossi pour un détournement dont la justice finira par le blanchir dans une ordonnance de non lieu dont nous avons déjà fait l'écho. On comprend alors chaque jour davantage pourquoi toutes ces exactions ont été perpétrées contre Seini Oumarou. Le Directeur de cabinet adjoint qui est resté aux côtés de son ancien patron, a dû se dire que si Seini Oumarou signait cet état de paiement, Salou Djibo lui ferait subir les pires humiliations.

Nous pensons que c'est pour cela qu'il a signé lui-même l'état de paiement car dans l'entendement des agents de la DRFM, les inspecteurs d'Etat ne peuvent tout simplement verser dans leur rapport un état non signé. Malheureusement pour lui, aujourd'hui c'est à lui et non à Albadé ou à Tandja et encore moins aux bénéficiaires que le pouvoir actuel demande le remboursement de ces fonds. C'est le prix de sa loyauté visà-vis de son ancien patron, Seini Oumarou. Au moment où nous mettons sous presse ces informations, nous avons appris de source bien informées qu'écoeuré, un groupe de bénéficiaires des appuis dont le remboursement est réclamé à Seybou Almoustapha lui a délivré des décharges.

La même source nous a informé que le décret 97-272 du 18 juillet 1997 portant attributions et fonctionnement de l'Inspection Générale d'Etat a fait l'objet de modification en juin 2010, pour admettre dans ce service la fameuse formule de parents, amis et connaissances ( P.A.C.), qui ne répondaient pas aux conditions fixées en 1997 et qui permettraient aux responsables d'accomplir l'oeuvre de démolition des ''cadres'' et des ''politiciens'' ayant servi sous Tandja Mamadou. C'est ainsi que l'ancien Directeur de cabinet, Ousmane Mamane lui-même est cité dans le rapport. On lui réclame le remboursement de quarante trois millions (43.000 000) ayant servi à financer la tournée de remerciement effectuée par l'ancien Premier Ministre Seini Oumarou après le scrutin référendaire. Enquête à suivre.

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  • Jawbone

    Posté à 2012-02-17 07:29:16

    lemondo dit :Je ne cmteenomrais qu'un seul de vos propos car ils sont tous erones.Vous etes depuis toujours aveugle dans vos propos arrogants et peremptoire.Quand vous dites que la crise bancaire est une crise de la dette souveraine, c'est completement faux.Primo, l'explosion de la dette des etats est le fait des financiers qui pretent a des taux d'usure, ainsi meme le service de la dette n'est plus remboursable, ne parlons donc pas du capital de base.Mais peu vous importe, car vous savez bien comment font les banquiers depuis des decennies avec ceux que vous appelez par votre imbecillite les pays sous devellopes : ils annulent la dette apres avoir bien saigne les populations puis recommencent de plus belle.C'est le tour de force que les banquiers internationaux ont reussi a faire desormais avec l'europe et la complicite de politiciens dociles et corrompus comme vous.Secondo, le volume de la dette n'est donc pas en cause, car elle doit servir a l'investissement et donc etre remboursee par les recettes engendrees.Si ces flux financiers ne vont pas a l'investissement c'est qu'ils vont ailleurs : le subventionnement de grands groupes a perte a coup de milliards chaque annee (sommes cumulatives donc), a des actionnaires qui se gavent, a des politiciens vereux qui organisent avec les riches les paradis fiscaux, le renflouement des banques comme en 2008 pendant qu'il n'y a plus rien pour financer l'economie reelle.Tercio, la dette n'est en rien en cause quelque soit son niveau.En effet, c'est la speculation de ces rats de financiers que vous servez docilement qui s'attaquent meme aux matieres premieres affamant des populations entieres, avec la france a venir.Dites donc madelin, les matieres premieres elles sont endettees elles aussi pour que les financiers s'y attaquent ?Vous volia remis a votre juste place economiste de pacotille que vousetes.Ne vous avance pas sur un chemin qui n'est pas le votre.Quand on ne raconte que des conneries, il faut un jour s'attendre a avoir des trous dans ses chaussures comme vous.

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  • l'impartial

    Posté à 2012-02-10 08:58:11

    Hawallaye a en partie raison dans son analyse. Seïni subit (et c'est le mot), seulement il ne subit pas seul. Toutefois, j'apprécie Seïni pour son sacrifice pour le Niger. qu'il sache que la persévérance dans l'honnêteté est toujours payante. les hommes sont tout simplement pressés. je pense et c'est un encouragement que je formule à l'endroit de tous les nigériens qui ont soif de la vraie justice, qu'il faut rester confiant peu importe ce par quoi vous passerez. votre justice apparaîtra tôt ou tard. si même l'épreuve devrait vous emporter, vous partez avec un coeur net. j'ai horreur des jeux politiques politiciens quand ils vont à l'extrême. ce qui est sûr, la ruse tout court ou la ruse politique lorsqu'il y est excessivement fait recours finit par emporter le joueur. le journaliste a fait une analyste objective de la situation. ça je l'avais dit au paravant.

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  • kadita

    Posté à 2012-02-02 23:34:38

    WADE= TANDJA en effet, les deux ont travaillé pour leur pays et tout le monde le reconnaît. C'est ça l'essentiel. C’est l’avenir. Tout le reste n'est que zizanie, mésentente, instabilité chronique et sous développement.
    WADE = TANDJA en effet sauf que les sénégalais n'ont pas demandé à la communauté internationale de mettre leur pays, leur patrie sous embargo.
    WADE=TANDJA en effet, sauf que les sénégalais, malgré leur opposition ont toujours su placer les intérêts supérieurs de leur pays, de leur patrie, au dessus des intérêts individuels et mesquins.
    WADE = TANDJA oui sauf que les politiciens des deux pays ont des comportements différents. Les sénégalais aiment le pouvoir mais ils aiment encore plus leur pays. Les politiciens nigériens aiment aussi le pouvoir et certains d’entre eux aiment plus le pouvoir que leur pays. C’est une différence, une très grande différence.
    WADE = TANDJA mais les politiciens sénégalais sont qualitativement différents des politiciens du Niger.

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  • kouka

    Posté à 2012-02-02 07:15:00

    salutation
    Président de l'opposition SEYNI ne t'affole dans tout le cas si tu as mal gérer les biens de ce pays durant ton mandat à la primature tu croisera ( ZAKI) sur ton chemin ou une punition divine suite la fausse route que tu as fait à HAMMA lors qu'il était en dificulté

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  • Hawallaye

    Posté à 2012-02-02 06:23:09

    Seyni Oumarou Bawan Allah
    Pauvre Seyni il n'a occupe le fauteuil de la primature que de maniere theorique. Seyni n'a rien eu ds tazarke.souvenez vous que c'est l'enfant de Tandja ( Albade Abouba ) qui a joue le role de premier ministre en ce moment..Apres le depart de Hama,a la place de Seyni c'est Zaki qui a servi de main droite a Tandja alorsqu'il qui est suppose etre a l'oppostition.Durant le tazarke Seyni etait pratiquement remplace par Albade.
    Je me demande meme qu'est qu'il cherche au MNSD.Il n'a jamais beneficie de consideration des militants de son parti en tout cas depuis qu'il a fausse la compagnie de son ami mentor Hama .

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