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Libération des 10 militaires accusés de coup d’Etat Deux poids deux mesures au sein même de l’armée ?

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En juillet 2011, une dizaine de militaires des forces armées nigériennes avaient été arrêtés dans une affaire dite de coup d’Etat manqué contre la jeune 7e République.

Le 2 août de la même année, lors de son message à la Nation de la fête de l’indépendance, c’est le Président de la République lui-même qui confirma cette affaire de complot qui projetait son élimination physique pure et simple. Le président Issoufou s’était alors exprimé ainsi : « Dix de ceux qui avaient décidé de tenter à la sécurité de l’Etat ce jour-là sont aux arrêts disciplinaires et l’un d’entre eux est en fuite. L’enquête se poursuit avec l’espoir de remonter aux commanditaires. La loi sera appliquée dans toute sa rigueur, à tous ceux qui, sans raison objective ont cru devoir remettre en cause le choix opéré par le peuple souverain nigérien ».

Après 9 mois de prison ferme, les dix sous-officiers et hommes du rang ont bénéficié d’un nonlieu décrété par la justice qui avait d’ailleurs bouclé son enquête depuis janvier 2012. Les dix infortunés ont donc été libérés le lundi 23 Avril 2012. Depuis lors, ils ont été réaffectés ou ont réintégré leurs postes antérieurs. Tous, sauf un (1) en la personne du lieutenant Hambali qui continue à végéter dans une incertitude injustifiée. Tandis que ses autres camarades des mauvais jours sont en passe d’oublier la mésaventure qu’ils ont vécue avec la normalisation de leur situation, le lieutenant Hambali lui, vit dans la précarité la plus totale.

Pas d’affectation, pas de retour au bercail (son ancien poste), un salaire dépouillé de toutes les indemnités et surtout aucune explication tangible. Pourquoi une telle discrimination ? Malheureusement, la réponse à cette question se trouve coincée dans les entrailles de ceux qui sont à la base de la situation ainsi créée. Accusé injustement des citoyens, parce que des agents de renseignement font du zèle pour montrer qu’ils méritent leurs salaires, est peutêtre une chose à la limite tolérable au Niger. Non pas parce que c’est légitime ou légal mais simplement parce que ça tend à être une tradition bien établie.

Tous les régimes qui se sont succédés de l’indépendance à ce jour ont eu leurs présumées «tentatives » de coup d’Etat qui se sont révélées infondées après investigation. Rappelons au passage le cas des 4 officiers nigériens accusés de vouloir déstabiliser la transition du CSRD. Celui du capitaine Namata sous la 5ème République de Tandja Mamadou pour ne citer que ces illustrations. Mais maintenir un citoyen dans une situation de non droit après que la justice l’ait lavé de tout soupçon frise l’indécence, la dictature, et pardessus tout une violation grave des droits de l’homme dans un Etat qui se dit de droit et dans une République démocratique.

Alors, si dans la plupart des cas, aucune réparation n’est faite à l’égard de ceux injustement accusés et aucune sanction prise à l’encontre de ceux qui accusent gratuitement, il est cependant intolérable d’aller plus loin dans une rupture totale d’égalité entre Nigériens éclaboussés par une affaire créée de toutes pièces. Cela s’appelle de l’injustice et c’est ce genre de pratique que condamnent notre Constitution et toutes les lois de la République. Il est donc urgent de chercher le grain de sable qui bloque la machine pour rétablir la justice et l’équité entre ces dix soldats qui ont déjà trop cher payé pour un crime qu’ils n’ont pas commis.

Car de telles situations sont de nature à discréditer la Renaissance, le régime de Issoufou Mahamadou et le Niger tout entier. Il n’y a qu’une seule et unique justice au Niger. Elle doit être égale pour tous.

Commentaires  

 
0 #10 karim Maiga 01-08-2012 12:16
Le cas du président de la CENI 2009 m’inquiète beaucoup. Pourquoi ne pas le juger et le condamner s'il est reconnu coupable. Que reproche t-on aux autres fonctionnaires de l’État (le comptable et le financier de la CENI 2009)condamnés en mémé temps que lui?
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0 #9 Mandoue 01-08-2012 09:16
Nous devons comprendre que l'équilibre social et la justice citoyenne ne font pas partir des axes prioritaires du programme de renaissance alors que ça grogne et ça continue de grogner. Cette situation nous amène inéluctablement vers la révolution. Si nos princes ne changent pas, avec leurs boubous brodés or qui exhibent à chaque conseil des ministres, les avantages qu'ils se sont injustement octroyés, ça va grogner socialement et le peuple se libèrera cette fois pas avec des canons mais avec la détermination syrienne
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0 #8 cheffu 01-08-2012 08:23
dans ce genre d'affaire il est difficile d'eteblir la verite car souvent les comanditaire agissent par personne interposer ce qui rend difficle l enquette.et souvent il suffit d'une seul piece manquante du puzzle et alors rien ne peut etre prouver.ce qui est sur il n y apas de fummee sans feu
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+1 #7 hassane sani 01-08-2012 07:48
A quand alors la libération de l'ancien président de la CENI qui croupit toujours à Say? Que lui reproche t-on au juste? Qu'as t-il fait? N'est-ce pas un règlement de compte entre lui et le SAMAN? Soyons loyaux et tolérant, surtout indulgent
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+2 #6 Kwamé 31-07-2012 15:37
A quand la justice pour les deux comptables de la CENI 2009. Bientôt 14 mois de détention.
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0 #5 le sahelien 31-07-2012 11:20
Commandant salou djibo l'homme de namaro, faux général,le dernier des généraux nigeriens,KAI meme des soldats nigeriens car lui il volait son grade, YATCHI AMANANE YAN NIGER, YATCHOUTCHI YAN NIGER ALLAH ZAI SAKAMANA.
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0 #4 le sahelien 31-07-2012 11:14
Vraiment les autorités actuelles sont les dernières qu'ait connu le Niger. Ils ne font rien au sérieux ni avec professionnalis me. C qui prouve qu'ils avaient pas mérité le pouvoir. ANDAI TCHOUTCHEMOU. ALLAH YA ISA.
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+1 #3 Mandoue 31-07-2012 10:00
Le coup d'Etat qui visait SEM IM, lui aussi est diversion car à l'heure actuelle aucune lumière n'a été faite sur cette affaire. Le comptable de la CTB, noyau de ce théâtre est en fuite depuis, peut etre que les véritables responsables l'ont liquidé car il ne peut pas vivre avec des informations top secret. Ce comptable appartient à un parti de la mouvance au pouvoir alors pourquoi cette enquête est bloquée
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0 #2 Mandoue 31-07-2012 09:55
Il faut cesser de divertir le peuple nigérien, coup d'Etat, complot ou autres formes de diversion, nous avons tout entendu. Si ces militaires ont été accusés injustement, ce n'est pas la responsabilité de l'Etat mais de la junte militaire alors l'Etat ne peut pas réparer deux personnes. Une enquête doit être diligenter pour situer les responsabilités . Soit les militaires en question sont innocents, on les dédommage et condamne les Djibo Salou ou ces derniers ont raison et le pouvoir d'Etat s'impose.
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0 #1 Gamkaleysé 31-07-2012 09:27
gaskia né il faut le mettre dans son droit!
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