LES CONTREPOUVOIRS CITOYENS AU NIGER : Démission et compromission ?
- Écrit par L’ACTION N° 53 DU 31 JUILLET 2012
La démocratie nigérienne avait acquis ses lettres de noblesse grâce au rôle de veille joué par les différents contrepouvoirs citoyens.
Leur contribution inestimable a donné un véritable sens à ces paroles de Montesquieu : " il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir. " Dans bien des cas récents, l'action de ces précieux instruments de souveraineté citoyenne a pu empêcher l'abus du pouvoir. Véritables régulateurs de la vie publique, ils sont indispensables pour la promotion de la justice sociale et le bien-être collectif.
Au nombre de ces contrepouvoirs citoyens desquels nous soustrayons les partis politiques, il faut retenir la presse, les syndicats et les organisations de la société civile (associations et ONG). Malheureusement, au vu de ce qui se passe et des grincements des dents des citoyens évoquant les souvenirs de hauts faits d'arme de ces contrepouvoirs, l'on est obligé de se demander où va le Niger.
Ou du moins, il vaut mieux se poser la question de savoir si ces vaillants acteurs de la sensibilisation et de la formation civique du citoyen lambda ont démissionné de leur rôle ou observent-ils seulement une trêve stratégique. Un peu à la manière du mouton qui recule pour mieux attaquer ! Qui vivra verra !

Commentaires
Aujourd'hui normale qu'ilss'adoucis sent étant partie prenante dans la gestion du pouvoir.