Lettre ouverte à Son Excellence Monsieur Issoufou Mahamadou, Président de la République
- Écrit par Les soldats de la vérité.
Acte 1: Depuis que Zaki a commencé ses visites surprises, nous assistons à une très grande affluence de clients fonctionnaires surtout entre 7h30 et 8h00.
Mai Kinga ! dit avec un ricanement à peine voilé le taximan que j’avais hélé. Ne voyant pas ma réaction, celui-ci se jette carrément dans l’eau. « Vous n’êtes pas fonctionnaire ? » me demanda-t-il directement. « Non » lui répondis-je. Ma réponse sèche ne l’empêche pas de continuer comme s’il avait tout un sac à vider, sac que l’absence d’un fonctionnaire dans le taxi, ne l’empêcha pas de vider. Voilà notre fonctionnaire traité de tous les noms d’oiseaux, d’animaux avant de finalement conclure : le fonctionnaire est un corrompu. Je réglai ma course et m’engouffrai dans le bâtiment devant lequel le taxi me déposa non sans méditer les propos du chauffeur de taxi.
Acte2 : Apres la rupture de mon jeûne et dans l’attente du journal de 20H30 sur Télé Sahel ; je me suis mis à zapper afin de suivre les actualités sur les chaines privées nationales. Sur la quasi-totalité des chaines, il est rapporté les activités des départements ministériels. Pensant aux remarques de mon taximan de ce matin, je me mis à regarder les différents reportages. Tout de suite deux remarques sur le comportement des ministres, viennent à mon esprit :
-La première remarque réside dans le fait que deux ministres du gouvernement actuel ayant fait l’objet de reportages la semaine dernière semblaient exécuter à regret les activités objet des reportages. Plus ils semblaient en être des « souffre douleurs ».
-La deuxième remarque concerne un ministre qui a réuni tous les anciens de son secteur afin de réfléchir sur comment améliorer le travail dans celui-ci. Ayant reconnu certains anciens, et connaissant aussi bien les tendances politiques affichées ou qui leur sont collées, les méthodes de travail qu’ils ont déjà eu à mettre en œuvre ; je me sentis obligé de me dire : « voilà enfin quelqu’un qui montre qu’il veut travailler »
Monsieur le Président, Si j’ai commencé la présente lettre ouverte par ces deux actes ou scènes de mon vécu de citoyen, c’est pour vous rappeler que c’est à travers vos actes quotidiens, ceux de vos proches et ceux des quelconques citoyens auxquels vous avez confié une partie de vos prérogatives que vous serez jugé.
Monsieur le Président, Les propos de mon fameux taximan reflètent à mon sens, deux sentiments contradictoires du citoyen à votre égard. Le premier sentiment, de crainte, qui est généralisé doit être analysé dans toute sa profondeur. Pourquoi, le simple fonctionnaire craindrait-il de se retrouver en face du chef de l’Etat ? Plusieurs raisons peuvent être développées : inaptitude au poste, malversations effectuées etc.
Dans tous les cas, le fonctionnaire n’a rien à craindre s’il est convaincu qu’il occupe un poste en adéquation à son profil et dans lequel il n’a aucun reproche à se faire. La présence, le lendemain, de presque tout le personnel à son poste et à l’heure représente à notre sens le deuxième sentiment du citoyen à votre égard.
Monsieur le Président, Combien de nos compatriotes courent, à vos sorties sur le terrain, pour vous rencontrer et vous poser dans le laps de temps d’une « audience publique » certains problèmes.
Qui n’a vu des compatriotes courir derrière vous jusqu’à la roue d’un dumper lors de l’inauguration de certains chantiers ?
Qui n’a vu de nos compatriotes réclamer bec et ongle la parole au cours de certaines cérémonies placées sous votre auguste présidence ?
Est-ce à dire, Monsieur le Président, que vous êtes déjà atteint de la maladie de l’inaccessibilité qui a desservie vos prédécesseurs ?
Est-ce à dire que les clans qui ont beaucoup contribué à l’isolement « hermétique » et mortel de vos prédécesseurs ont déjà commencé à se former autour de vous ?
Monsieur le Président, Si le fonctionnaire non méritant doit continuer à craindre votre présence à ses côtés et partir de ce poste de son propre gré, l’autre fonctionnaire est votre meilleur et fidèle allié. C’est lui qui est au feu et qui peut vous dire comment on peut améliorer les performances du poste. Je ne vous apprends rien, je sais que vous aviez été directeur de production. Monsieur le Président, Ceci m’amène à examiner mes impressions sur les activités des ministres dont je faisais allusion plus haut.
Monsieur le Président, Je suis convaincu que vous avez déjà identifié les ministres auxquels je fais allusion. Mes propos sont loin d’indexer telle ou telle autre personnalité du pouvoir, mais de vous rappeler les principes qui doivent régir l’action gouvernementale. Au-delà de la cohésion gouvernementale recherchée, chaque personnalité ministérielle doit être imbue d’un certain nombre de principes dont :
1. Le fait qu’elle représente le chef de l’Etat et qu’elle a la charge du secteur qui lui est confié en son nom et non en celui d’une autre personnalité ou d’une quelconque autre structure.
2. La réussite du programme du chef de l’Etat dans le secteur dont elle a la charge ;
Monsieur le Président, Si j’ai tenu à faire ce petit rappel, c’est parce que tout simplement je suis de plus en plus convaincu que les problèmes de ce pays ne résident ni dans le manque de ressources financières et encore moins dans celui des ressources humaines. Je suis convaincu que les problèmes de ce pays résident dans l’utilisation que nous faisons de nos ressources humaines et financières. Nous les utilisons très mal malgré votre promesse de mettre en avant « la compétence et la probité »dans l’utilisation des cadres.
Monsieur le Président ; La raison fondamentale réside dans le développement et la cristallisation de certaines mentalités héritées du système politique que nous avons tous accepté et mis en place au lendemain de notre conférence nationale. Nous avons hérité d’un système politique dont la quasi-totalité des élections tenues n’ont et ne peuvent amener que des coalitions de partis politiques au pouvoir. Loin de moi l’intention de vouloir diaboliser un tel système qui permet l’association de la « majorité des sensibilités nationales » dans la gestion de la chose publique. La question de fonds qui se pose réside dans la mise en œuvre des clauses du partenariat ayant conduit à la création de la coalition.
Aucun Nigérien ne remettra en cause le principe du partage du pouvoir au prorata de la contribution du parti à la victoire aux élections.
Monsieur le Président, Ce que nous déplorons, c’est que ce principe est tout de suite détourné au niveau des structures dirigeantes des partis membres de la coalition. C’est ainsi que sont tout de suite les « quotas connus », les postes revenant au parti de la coalition sont distribués aux frères, beaux-frères, amis et autres béni-oui-oui à la solde du « PF » ou du « Président ». Alors Monsieur le Président, seriez-vous étonné de découvrir dans votre cabinet :
-des ministres qui n’ont jamais lu et encore moins compris le programme de renaissance dont ils ont la charge de l’exécution sectorielle ? de voir des ministres « souffre-douleurs » dans l’exécution des activités ?
Monsieur le Président, Je ne vous apprends rien en vous rappelant que l’appartenance à une coalition gouvernementale ne signifie aucunement la fin de la concurrence entre les partis appartenant à cette coalition. Je ne vous apprends rien en vous rappelant que l’appartenance à une coalition est un jeu de « je t’aime, moi non plus » où les coépouses partagent le mari (le pouvoir) tout en se souhaitant l’échec si ce n’est la « mort ».
Monsieur le Président, Voilà l’objet donc de notre présente lettre ouverte qui réside dans la nécessité de votre rapprochement du citoyen et de la prise en compte de ses opinions sur la conduite de la nation. De cette attitude dépendra votre libération du carcan que les coalitions on tendance à imposer à leurs chefs de file.
Excellence Monsieur le Président, merci de votre disponibilité.

Commentaires
Le président ne peux jamais s'identifier à khalif Omar. le khalif omar est veridique, il est impartial, il est toujours aux cotés de ses sujets, il n'a pas de gardes corps, il se promene seul sur son âne, il dort le dernier et il est le prémier à se reveiller, il a l'inforamtion de tout ce qui se passe dans son territoire. oumar ne collabore pas avec des mecreants, oumar n'a pas de frais de missions exorbitants payés sur le dos des contribuables. je vous invite à vous renseigner sur le frais de mission journalier de nos personalité comparé à vos gaints vous aller pleurer! toutes ces qualités je ne vois aucune mon président. K'Allah nous guide et nous choisi le bon dirigeant. notre "sauveur" ne pas encore arrivé!