7ème République Ceux qui ternissent l'image des Chefs
- Écrit par Lawan Abouar (L’ACTION N° 54 DU 09 AOUT 2012)
Il y a quelques mois, l'on jurait que le Niger a finalement eu les hommes qu'il fallait pour le mener vers les horizons de la paix, de la stabilité et de la bonne gouvernance.
En un mot, le concept de " renaissance " sous la bannière duquel le Président de la République avait été élu portait bien dans les coeurs et les esprits des Nigériens. Hélas ! Des personnalités, hier, véritables pourfendeurs de la mauvaise gestion du régime Tandja, adoptent, aujourd'hui, des comportements pires. Tout, dans leur façon de faire, rappelle ces mots : " ôte-toi de là que je m'y installe ! " et au finish c'est l'image de ceux qui les ont promus qui est ternie.
Ce que nous dénonçons a cours dans le cabinet d'une haute personnalité de la 7ème République où un des personnages nommés pour jouer un haut rôle s'abîme dans toutes les combines inimaginables dans le dos de son mentor. Pourtant, le nouveau parvenu éprouvait toutes les difficultés du monde pour joindre les deux bouts du mois. Grâce à sa nouvelle position sociale, il s'est vite métamorphosé en un véritable pacha. Sa spécialité, le trafic d'influence.
Sa dernière manigance avait consisté à tordre le cou aux procédures règlementaires de sa formation politique pour vouloir propulser un de ses amis à un poste prestigieux poste d'un ministère. La combine détectée par les responsables de son parti politique, le monsieur, mégalomane et vaniteux comme un corbeau, se faisant même pompeusement appelé "Son Excellence" dans certains lieux peu recommandables, fut alors remis à sa place. Dépouillé de sa prérogative d'avoir son mot à dire dans les propositions de nomination des cadres de son parti aux postes de responsabilité de l'Etat, il aurait changé de fusil d'épaule en adoptant une nouvelle méthode :
travailler les hommes d'affaires en quête d'audience auprès de son patron. La moisson aurait porté ses fruits car en un rien de temps, le bonhomme a pu se taper une belle maison de 40 millions de FCFA. A présent, on le dit à la tête d'une petite fortune. Oubliant le combat de la Renaissance, le voilà qui se donne des airs de ces grands hommes consacrant ses week-ends à des parties de chasse avec des amis. Pour satisfaire ce nouveau dada.que dire alors de ses nouvelles acquisitions ? Rappelons que le patron de ce personnage avait déjà pris des sanctions draconiennes à l'endroit des certains cadres qu'il avait approchés de lui et qui se sont versés dans le m'as-tuvu et les mauvais exemples.
Quoiqu'il en soit, la renaissance n'a point besoin de tels mégalomanes et leurs patrons doivent faire preuve de vigilance.

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