NIGER-INONDATION: Une sortie bien calculée de Hama contre Guri System…
- Écrit par IS GAOH, LE TÉMOIN
Ces derniers jours sont particulièrement pénibles pour les populations nigériennes.
Le phénomène de la vie chère a connu un pic insoutenable avec le Ramadan qui a coïncidé avec la période de soudure. Et pour ne rien arranger, les fortes pluies enregistrées un peu partout sur l'étendue du territoire ont provoqué des inondations qui ont occasionné des pertes en vies humaines, des dégâts matériels très importants et des milliers des sans abris. La situation a été particulièrement dramatique le week-end passé pour beaucoup d'habitants de la capitale Niamey qui s'est réveillée les pieds dans l'eau.
Des précipitations de plus de 100 mm, dans la nuit de samedi au dimanche, ont achevé d'inonder complètement des quartiers du bord du fleuve et ceux installés sur les lits d'anciennes mares ou sur les bras du fleuve ou d'autres passages d'eau de ruissellement. C'est ici le lieu de constater et déplorer les désastreuses conséquences des lotissements anarchiques et non suivis de viabilisation malgré les montants importants de vente de parcelles encaissés par les mairies. A la rive droite, à Saga, à Bassora, par exemple, les populations, après avoir déserté précipitamment leurs maisons, en emportant ce qu'elles pouvaient emporter, se sont retrouvées dans les rues ne sachant où aller pour la plupart.
Les écoles, qui habituellement servaient de lieu de refuge en pareille situation, sont déjà toutes occupées ou inondées aussi. Cette situation a mobilisé l'attention des responsables politiques au plus haut niveau. Le Premier ministre, les ministres, le président de l'Assemblée nationale, les autorités communales, le chef de fil de l'opposition, l'ancien président Mahamane Ousmane, etc., se sont retrouvés, séparément ou en groupe, sur les lieux pour exprimer leurs compassions aux victimes de ces catastrophes qu'on pouvait qualifier simplement de naturelles s'il n'y a pas la responsabilité humaine qui a aggravé les choses.
Même le président de la République a dit quelques mots à l'endroit des compatriotes en détresse. Mais les visites et les propos les plus marquants ont été ceux du président de l'Assemblée nationale Hama Amadou. Pour sa sortie dans les eaux, il était accompagné du président du Conseil de ville de Niamey et de trois maires des cinq communes de Niamey, tous du parti Lumana comme lui. A l'occasion de cette visite, Hama Amadou s'est dit choqué de constater que plusieurs jours encore après les dégâts, aucune aide n'est apportée aux sinistrés.
Il n'a pas compris comment ceux qui ont la charge de gérer (c'est-à-dire les organes exécutifs aussi bien de l'Etat que des communes) peuvent faire preuve d'une aussi flagrante et incompréhensible absence d'humanité et il n'a pas pu contenir sa colère. Il a directement interpellé le président du Conseil de ville qui, ce jour, faisait office de son bras droit, et l'a instruit (alors qu'il sait qu'il n'a, légalement, pas ce droit) de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour venir en aide à ces populations en détresse. Il faut ici noter, entre parenthèses, que ce constat fait par le président de l'Assemblée a aussi été fait par le chef de fil de l'opposition.
Sauf que pour ce dernier, l'opinion est tentée de croire qu'il exagère un peu, le rôle d'opposant étant perçu comme celui de peindre en noire tout ce que font ou ne font pas les dirigeants. Après donc l'intervention, pleine d'indignation de Hama Amadou, le président du conseil de ville de Niamey, qui ne voulait et ne pouvait peut-être pas prendre sur lui la responsabilité du manquement de cette valeur d'humanisme dénoncé par son patron, a choisi de faire une brève intervention sur les médias qui les accompagnaient. Oumarou Dogari a laissé entendre que les structures qui disposent de suffisamment de moyens pour faire face à une telle situation sont sous la coupe de l'exécutif étatique.
Et tout comme lui, a-t-il expliqué, les citoyens ont entendu le Premier ministre, puis le président de la République annoncer qu'une importante quantité de vivres et d'autres nécessaires sont débloqués pour venir en aide aux sinistrés. Le problème est que eux, comme les populations, n'ont encore rien vu. Il a tout de même rassurer que le conseil de la ville de Niamey, qu'il dirige, fera tout son possible pour venir au secours de ceux qui en ont besoin. Sans le faire peut-être exprès, il vient de toucher des doigts l'une des tares les plus décriées du Guri System, celle de parler, parler et encore parler, pour dire qu'on ''a fait'' alors même que la décision de faire n'a pas encore été prise.
On ne dispose pas d'éléments pour accuser Hama et ses lieutenants, qui gèrent la ville de Niamey, d'avoir orchestré cette mise en scène pour mettre mal à l'aise leurs partenaires de l'exécutif qui du principal parti de la majorité, le PNDS. Mais on peut prédire que cette indignation parfaitement justifiée ne manquera pas d'avoir des retombées positives pour Hama Amadou et son parti (qui est déjà majoritaire à Niamey) et de renforcer l'impopularité grandissante du président Issoufou Mahamadou et son gouvernement.
Et, ce n'est certainement pas la visite du ministre PNDS de la défense, Monsieur Mahamadou Karidjo, qui est venu comptabiliser les sinistrés ''complètement désorientés'' et exprimer sa désolation, qui va enrayer les dégâts que causera cette campagne de communication du très politique président du MODEN FA-Lumana. Cette sortie de Hama Amadou fait suite, il ne faut pas l'oublier, à seule qui a eu lieu à l'occasion de la clôture de la dernière session de l'Assemblée nationale. A cette occasion, Hama Amadou avait dénoncé ''la duplicité'' des commerçants ''sans cœur dont les convictions religieuses, elles-mêmes sont affectées d'une incurable et définitive hypocrisie'', pour constater qu'actuellement ''le coût de la vie au Niger est sans rapport avec le niveau de revenu auquel on peut prétendre, dans un pays comme le nôtre, constamment sur la brèche''.
Pour trouver une solution à cette situation, le président de l'Assemblée suggère ni plus ni moins au gouvernement de faire entorse aux ''principes de la libéralisation du commerce… en revenant purement et simplement au contrôle des prix en ce qui concerne les produits de première nécessité''. Il estime que le gouvernement n'a aucune excuse de ne pas le faire puisque les commerçants eux-mêmes, véreux qu'ils sont, ''ne s'embarrassent aucunement de respecter la règle d'or du libéralisme en matière d'offre et de demande''. Et s'il le faut, ''le gouvernement devra en discuter, sans faiblesse avec les institutions de Bretton Woods, jusqu'ici gardiennes intransigeantes d'un libéralisme qui tend à ignorer le désespoir économique des plus humbles de la planète''.
Et Hama de prévenir que si le gouvernement ne fait rien, la situation a toutes les chances ''de déboucher à terme sur des émeutes au nom du pain dans notre pays, déjà passablement meurtri par la disette alimentaire''. Des tels propos venant d'un ultra-libéral sans complexe comme Hama Amadou ne peuvent pas passer inaperçus. Demander au gouvernement nigérien de lancer un défi aux Institutions de Bretton Woods et aux commerçants n'est rien d'autre qu'un défi que lui-même Hama lance au président Issoufou avec la certitude qu'il ne le relèvera pas. Parce qu'il sait que notre Zaki national, même s'il a su bien rugir contre la 5ème République (le gouvernement de Hama surtout) et contre Tazartché, n'a pas la tête à porter un béret bolivarien genre Hugo Chavez.
Toujours à l'occasion de son discours, après avoir relevé le faible taux d'exécution budgétaire (12,40%), Hama se lamente ''si l'on doit considérer que dans un pays à l'économie en construction, comme le Niger, ce sont les dépenses publiques qui constituent le principal carburant de l'activité économique et conséquemment de la circulation monétaire, ce faible taux met en lumière la gravité des insuffisances, à la fois, de nos textes et procédures financiers d'une part et de l'autre, de l'apathie intolérable de notre Administration''. Une situation qui, vous vous en doutez, n'est jamais survenue sous la gouvernance de Hama Amadou, pas même sous celle de son élève Gamatié et de son ami Seini Omar, tous piteux tazartchistes qu'ils sont.
Cherchant les causes de cette situation, Hama de se poser des questions sur les ''raisons du comportement de notre système administratif qui n'affiche aucune ambition et aucune motivation pour le développement et le dynamisme de l'économie nationale''. Et de marteler, ''l'appartenance politique, ne saurait suffire comme critère de promotion aux hautes fonctions de l'Etat. Il faut que le rendement et la productivité de chacun, deviennent les normes primordiales de distinctions au sein de notre Administration''. Qui l'aurait imaginé, Hama donnant de leçons de gouvernance aux intellos du PNDS. Il faut quand même dire qu'ils ont prêté le flan.
Les propagandistes du Guri System soutenaient, sans rire, que le Niger a un taux de croissance de 12% en 2012. Evidemment, Hama n'étant pas un aigri comme Seini Omar, ne s'est pas permis de dire qu'ils mentent ou qu'ils n'ont pas dit la vérité. Il a amené le gouvernement lui-même devant l'Assemblée pour avoué qu'il n'est qu'à 12,40% d'exécution du budget de l'année 2012 (dont une grande partie se résume au paiement des salaires) alors qu'on est à seulement quelques mois de la fin de cette année. Si on n'a pas exécuté le budget, cela veut dire qu'on n'a pas investi. Si on n'a pas investi, on ne pensera même pas à la croissance, à moins de constater tout simplement qu'il n'y en a pas eu. Or, se désole Hama, au su des potentialités actuelles du Niger, cette croissance à deux chiffres est ''désormais à portée de l'économie nigérienne''.
Mais malheureusement - il ne l'a pas dit, mais ceux qui l'ont suivi l'ont bien compris - le Niger n'a pas eu des hommes qu'il faut à la place qu'il faut. On attend donc le retour de vacance du président Issoufou pour savoir s'il va relever les défis que lui a lancé Hama, à savoir un bras de fer avec les institutions de Bretton Woods et les commerçants pour le retour au contrôle des prix ; la dépolitisation de l'administration pour une dynamisation des actions de l'Etat en même de booster l'économie et d'engendrer une croissance proportionnelle aux potentialités du pays ; et une concrétisation des promesses faites aux populations nigériennes particulièrement celles qui sont dans le besoin.
Ces derniers jours sont particulièrement pénibles pour les populations nigériennes. Le phénomène de la vie chère a connu un pic insoutenable avec le Ramadan qui a coïncidé avec la période de soudure. Et pour ne rien arranger, les fortes pluies enregistrées un peu partout sur l'étendue du territoire ont provoqué des inondations qui ont occasionné des pertes en vies humaines, des dégâts matériels très importants et des milliers des sans abris. La situation a été particulièrement dramatique le week-end passé pour beaucoup d'habitants de la capitale Niamey qui s'est réveillée les pieds dans l'eau. Des précipitations de plus de 100 mm, dans la nuit de samedi au dimanche, ont achevé d'inonder complètement des quartiers du bord du fleuve et ceux installés sur les lits d'anciennes mares ou sur les bras du fleuve ou d'autres passages d'eau de ruissellement.
C'est ici le lieu de constater et déplorer les désastreuses conséquences des lotissements anarchiques et non suivis de viabilisation malgré les montants importants de vente de parcelles encaissés par les mairies. A la rive droite, à Saga, à Bassora, par exemple, les populations, après avoir déserté précipitamment leurs maisons, en emportant ce qu'elles pouvaient emporter, se sont retrouvées dans les rues ne sachant où aller pour la plupart. Les écoles, qui habituellement servaient de lieu de refuge en pareille situation, sont déjà toutes occupées ou inondées aussi. Cette situation a mobilisé l'attention des responsables politiques au plus haut niveau.
Le Premier ministre, les ministres, le président de l'Assemblée nationale, les autorités communales, le chef de fil de l'opposition, l'ancien président Mahamane Ousmane, etc., se sont retrouvés, séparément ou en groupe, sur les lieux pour exprimer leurs compassions aux victimes de ces catastrophes qu'on pouvait qualifier simplement de naturelles s'il n'y a pas la responsabilité humaine qui a aggravé les choses. Même le président de la République a dit quelques mots à l'endroit des compatriotes en détresse. Mais les visites et les propos les plus marquants ont été ceux du président de l'Assemblée nationale Hama Amadou. Pour sa sortie dans les eaux, il était accompagné du président du Conseil de ville de Niamey et de trois maires des cinq communes de Niamey, tous du parti Lumana comme lui.
A l'occasion de cette visite, Hama Amadou s'est dit choqué de constater que plusieurs jours encore après les dégâts, aucune aide n'est apportée aux sinistrés. Il n'a pas compris comment ceux qui ont la charge de gérer (c'est-à-dire les organes exécutifs aussi bien de l'Etat que des communes) peuvent faire preuve d'une aussi flagrante et incompréhensible absence d'humanité et il n'a pas pu contenir sa colère. Il a directement interpellé le président du Conseil de ville qui, ce jour, faisait office de son bras droit, et l'a instruit (alors qu'il sait qu'il n'a, légalement, pas ce droit) de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour venir en aide à ces populations en détresse.
Il faut ici noter, entre parenthèses, que ce constat fait par le président de l'Assemblée a aussi été fait par le chef de fil de l'opposition. Sauf que pour ce dernier, l'opinion est tentée de croire qu'il exagère un peu, le rôle d'opposant étant perçu comme celui de peindre en noire tout ce que font ou ne font pas les dirigeants. Après donc l'intervention, pleine d'indignation de Hama Amadou, le président du conseil de ville de Niamey, qui ne voulait et ne pouvait peut-être pas prendre sur lui la responsabilité du manquement de cette valeur d'humanisme dénoncé par son patron, a choisi de faire une brève intervention sur les médias qui les accompagnaient.
Oumarou Dogari a laissé entendre que les structures qui disposent de suffisamment de moyens pour faire face à une telle situation sont sous la coupe de l'exécutif étatique. Et tout comme lui, a-t-il expliqué, les citoyens ont entendu le Premier ministre, puis le président de la République annoncer qu'une importante quantité de vivres et d'autres nécessaires sont débloqués pour venir en aide aux sinistrés. Le problème est que eux, comme les populations, n'ont encore rien vu. Il a tout de même rassurer que le conseil de la ville de Niamey, qu'il dirige, fera tout son possible pour venir au secours de ceux qui en ont besoin.
Sans le faire peut-être exprès, il vient de toucher des doigts l'une des tares les plus décriées du Guri System, celle de parler, parler et encore parler, pour dire qu'on ''a fait'' alors même que la décision de faire n'a pas encore été prise. On ne dispose pas d'éléments pour accuser Hama et ses lieutenants, qui gèrent la ville de Niamey, d'avoir orchestré cette mise en scène pour mettre mal à l'aise leurs partenaires de l'exécutif qui du principal parti de la majorité, le PNDS. Mais on peut prédire que cette indignation parfaitement justifiée ne manquera pas d'avoir des retombées positives pour Hama Amadou et son parti (qui est déjà majoritaire à Niamey) et de renforcer l'impopularité grandissante du président Issoufou Mahamadou et son gouvernement.
Et, ce n'est certainement pas la visite du ministre PNDS de la défense, Monsieur Mahamadou Karidjo, qui est venu comptabiliser les sinistrés ''complètement désorientés'' et exprimer sa désolation, qui va enrayer les dégâts que causera cette campagne de communication du très politique président du MODEN FA-Lumana. Cette sortie de Hama Amadou fait suite, il ne faut pas l'oublier, à seule qui a eu lieu à l'occasion de la clôture de la dernière session de l'Assemblée nationale. A cette occasion, Hama Amadou avait dénoncé ''la duplicité'' des commerçants ''sans cœur dont les convictions religieuses, elles-mêmes sont affectées d'une incurable et définitive hypocrisie'', pour constater qu'actuellement ''le coût de la vie au Niger est sans rapport avec le niveau de revenu auquel on peut prétendre, dans un pays comme le nôtre, constamment sur la brèche''.
Pour trouver une solution à cette situation, le président de l'Assemblée suggère ni plus ni moins au gouvernement de faire entorse aux ''principes de la libéralisation du commerce… en revenant purement et simplement au contrôle des prix en ce qui concerne les produits de première nécessité''. Il estime que le gouvernement n'a aucune excuse de ne pas le faire puisque les commerçants eux-mêmes, véreux qu'ils sont, ''ne s'embarrassent aucunement de respecter la règle d'or du libéralisme en matière d'offre et de demande''. Et s'il le faut, ''le gouvernement devra en discuter, sans faiblesse avec les institutions de Bretton Woods, jusqu'ici gardiennes intransigeantes d'un libéralisme qui tend à ignorer le désespoir économique des plus humbles de la planète''.
Et Hama de prévenir que si le gouvernement ne fait rien, la situation a toutes les chances ''de déboucher à terme sur des émeutes au nom du pain dans notre pays, déjà passablement meurtri par la disette alimentaire''. Des tels propos venant d'un ultra-libéral sans complexe comme Hama Amadou ne peuvent pas passer inaperçus. Demander au gouvernement nigérien de lancer un défi aux Institutions de Bretton Woods et aux commerçants n'est rien d'autre qu'un défi que lui-même Hama lance au président Issoufou avec la certitude qu'il ne le relèvera pas. Parce qu'il sait que notre Zaki national, même s'il a su bien rugir contre la 5ème République (le gouvernement de Hama surtout) et contre Tazartché, n'a pas la tête à porter un béret bolivarien genre Hugo Chavez.
Toujours à l'occasion de son discours, après avoir relevé le faible taux d'exécution budgétaire (12,40%), Hama se lamente ''si l'on doit considérer que dans un pays à l'économie en construction, comme le Niger, ce sont les dépenses publiques qui constituent le principal carburant de l'activité économique et conséquemment de la circulation monétaire, ce faible taux met en lumière la gravité des insuffisances, à la fois, de nos textes et procédures financiers d'une part et de l'autre, de l'apathie intolérable de notre Administration''. Une situation qui, vous vous en doutez, n'est jamais survenue sous la gouvernance de Hama Amadou, pas même sous celle de son élève Gamatié et de son ami Seini Omar, tous piteux tazartchistes qu'ils sont.
Cherchant les causes de cette situation, Hama de se poser des questions sur les ''raisons du comportement de notre système administratif qui n'affiche aucune ambition et aucune motivation pour le développement et le dynamisme de l'économie nationale''. Et de marteler, ''l'appartenance politique, ne saurait suffire comme critère de promotion aux hautes fonctions de l'Etat. Il faut que le rendement et la productivité de chacun, deviennent les normes primordiales de distinctions au sein de notre Administration''. Qui l'aurait imaginé, Hama donnant de leçons de gouvernance aux intellos du PNDS. Il faut quand même dire qu'ils ont prêté le flan. Les propagandistes du Guri System soutenaient, sans rire, que le Niger a un taux de croissance de 12% en 2012.
Evidemment, Hama n'étant pas un aigri comme Seini Omar, ne s'est pas permis de dire qu'ils mentent ou qu'ils n'ont pas dit la vérité. Il a amené le gouvernement lui-même devant l'Assemblée pour avoué qu'il n'est qu'à 12,40% d'exécution du budget de l'année 2012 (dont une grande partie se résume au paiement des salaires) alors qu'on est à seulement quelques mois de la fin de cette année. Si on n'a pas exécuté le budget, cela veut dire qu'on n'a pas investi. Si on n'a pas investi, on ne pensera même pas à la croissance, à moins de constater tout simplement qu'il n'y en a pas eu. Or, se désole Hama, au su des potentialités actuelles du Niger, cette croissance à deux chiffres est ''désormais à portée de l'économie nigérienne''.
Mais malheureusement - il ne l'a pas dit, mais ceux qui l'ont suivi l'ont bien compris - le Niger n'a pas eu des hommes qu'il faut à la place qu'il faut. On attend donc le retour de vacance du président Issoufou pour savoir s'il va relever les défis que lui a lancé Hama, à savoir un bras de fer avec les institutions de Bretton Woods et les commerçants pour le retour au contrôle des prix ; la dépolitisation de l'administration pour une dynamisation des actions de l'Etat en même de booster l'économie et d'engendrer une croissance proportionnelle aux potentialités du pays ; et une concrétisation des promesses faites aux populations nigériennes particulièrement celles qui sont dans le besoin.

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Commentaires
nous avons besoin d un changement de mentalite chez les dirigents et les diriges en meme temps
PLUTOT CONSEILLE A TON TYPE D ALLER ACCOMPLIR SON PELERINAGE A LA MECQUE ENSEMBLE AVEC TANDJA MAMADOU.
POUR REUSSIR UN BON LIBERALISME COMMERCIAL,IL FAUT BANNIR LE SYSTEME DU MONOPOLE ET AINSI DONNER LA POSSIBILITE A QUICONQUE VEUT IMPORTER DE LE FAIRE SANS RESTRICTION.
COMME NOUS VOYAGEONS BEAUCOUP,NOUS APPRENONS DE LA DIASPORA QU IL EST TRES DIFFICILE D IMPORTER CERTAINS ARTICLES AU NIGER TANT QU ON N EST PAS UN TEL OU TEL AUTRE.MONOPOLE A OUTRANCE.
Notes que ce comportement de Hama est digne du Nigérien. As-tu remarqué qu'il n’était pas en cravate pour être encore plus proche de ces populations meurtries.