Lettre ouverte du journal " Le Courrier " à Son Excellence, Monsieur le Président de la République.
- Écrit par La rédaction. (LE COURRIER N° 224 DU 05 SEPTEMBRE 2012)
Objet : Conduite des affaires de l'Etat...
Excellence, La rédaction du journal ''LE COURRIER'' a l'honneur de vous adresser la présente lettre ouverte au nom du combat, tambour battant, mené ensemble lorsqu'il s'était agi de défendre les valeurs et principes démocratiques et républicains gravement menacés par le projet de l'ancien Président de la République. Ce combat avait imposé, à tous, diverses privations. Excellence, La rédaction du journal ''LE COURRIER'' avait conscience que, dans ce combat, les motivations des uns et des autres divergent mais la noblesse de l'objectif et la sincérité de votre engagement politique (coulé dans le moule de la probité, du courage et de l'ouverture envers toutes et tous) commandaient la mobilisation de tous les gens de bien.
Allah avait, donc, béni toutes ces luttes puisqu'au matin du 07 avril 2011, la grandiose cérémonie de prestation de serment offerte à votre honneur et le discours mémorable que vous avez livré laissaient présager qu'une page de l'histoire de notre peuple venait d'être tournée et que des nouveaux horizons s'ouvraient devant les Nigériens. C'était, du moins, le sens du combat du journal ''LE COURRIER'' et de la modeste contribution qu'il avait apportée sans attendre une quelconque rétribution malgré le prix fort payé à travers l'arrestation de son Directeur de Publication qui avait passé 5 jours d'emprisonnement au commissariat central pour, avait-on dit, atteinte à la sûreté de l'Etat puis pour intention de perturber le déroulement normal du référendum controversé du 04 Août 2010.
Il est également compris dans le sens de notre contribution de vous éclairer sur ce qui marche bien dans le pays et sur ce qui ne va pas. En somme, il s'agit de rapporter la vérité loin des louanges trompeuses de la nouvelle courtisanerie qui, pour s'assurer son pain, ne répugne pas à déformer la réalité. Notre plus grande crainte étant de vous éviter la dure expérience de Nicolas Sarkozy. Excellence, Au nombre des contrevérités qui vous sont ressassées, il y a cette prétention à vous peindre le Niger avec des mots enchanteurs alors que tout va mal. Comment pourrait- il en être autrement lorsque l'exécution du budget de l'Etat, au sixième mois de l'année, n'a guère dépassé les 16% ? Les non avertis concluront que toute la marche du pays, au tiers de votre mandat, est à son tiers.
Comment pourrait-il en être autrement lorsque le programme de la Renaissance se réduit à ce que nous dénoncions dans nos jours en plein printemps du Tazartché : les poses de première pierre ? Enfin, comment peut-il en être autrement lorsque les seuls refrains se résument aux promesses ? Certes, l'espoir fait vivre mais il n'est pas la vie ! Excellence, Au tiers de votre parcours, vos partisans éprouvent de plus en plus de peine à faire face à tous les fossoyeurs de la lutte épique du peuple nigérien sous la bannière de la CFDR. En réalité, le régime que vous avez installé le 07 avril 2011 donne plus d'arguments tangibles à vos détracteurs de telle sorte que les défenseurs de la renaissance en viennent à ruminer des niaiseries qui ne convainquent plus les populations.
Quelle promesse d'espoir peut raviver la flamme éteinte dans un oeil affamé, sinistré par les inondations, affaissé par la cherté des prix des hydrocarbures ou éteint par le coût de la vie ? Comment rallumer la fibre patriotique d'un peuple nargué par ses dirigeants qui poussent, de plus en plus, l'outrecuidance à son extrême jusqu'à manquer de tact dans le choix des mots à " jeter " à la face de ce peuple ? Excellence, Il est temps, grand temps de reprendre en main la conduite des affaires de l'Etat. Il est, désormais, impérieux que les électeurs nigériens sentent votre touche personnelle. Celle-là même qui est pétrie dans le moule des valeurs qui nous rappelions tantôt. Lorsqu'on passe le cap d'un tiers de son parcours, le bon sens commande que l'on jette un regard dans le rétroviseur afin d'assurer le présent et l'avenir.
Une fois de plus, le deuxième mandat, c'est aujourd'hui ! Excellence, En priant pour que Dieu vous bénisse et bénisse notre peuple, soyez assuré de notre engagement à ne pas laisser des gens qui profitent de la lutte commune endormir votre vigilance.

Commentaires
Pour vous enduire en erreur on vous a fait croire que c'est la CFDR qui vous a emmené au pouvoir. En réalité, la CFDR a contribué à la restauration de la démocratie et tout le peuple nigérien leur en sera reconnaissant. Nous avons par la suite placé notre confiance en vous pour un mandat de 5 ans quoi qu'il ne faut pas la trahir.
C'est vous en tant que candidat du PNDS qui rendrez compte et non cette pactole de profiteurs
VOUS VOYEZ,c'est pourquoi il est toujours intéressant de ne ps se laisser influencer par l'extérieur pour détruire ton pays.Où est la CDEAO? la France,Aréva?
Monsieur le président, vous seul devant votre destin et celui du Niger:ou prenez le taureau par les cornes en renvoyant tous les indélicats de votre équipe ou vous subissez un printemps du sahel à la fin de votre mandat.
N'écoutez pas ceux qui vous disent que c'est de l'opposition.
L'avenir d u pays ne doit pas être l'objet de luttes partisanes. Le constat est clair, les choses vont de mal en pis dans le pays.
Le Président doit agir, nous voulons du concret et non des concepts creux comme la renaissance, l'initiative 3N! traduisons tout cela sur le terrain, sinon arrêtons de berner la majorité silencieuse,
Merci