Nomination d’une nouvelle direction à la douane Désarroi dans certains milieux de la douane
- Écrit par Yahaya Garba (La Roue de l’Histoire N°629 du 12 Septembre 2012)
Depuis la nomination d’un nouveau Directeur Général et de son adjoint à la douane, on perçoit un fourmillement dans certains milieux de cette régie financière, la plus importante du pays en matière de mobilisation des ressources internes.
Des petits regroupements spontanés se dressent dans certains services de la Douane avec comme sujet principal cette décision du dernier Conseil des Ministres du Mercredi 6 Septembre 2012. On entend ça et là des jérémiades et même des complaintes de la part de certains cadres de douane, tombés des nus après cette annonce. Le SNAD a renoué avec une série de rés longues, en n’en point finir sans que quelque chose n’y fuse. N’eut été la menace de dissolution qui plane sur ce syndicat, on se serait retrouvé déjà avec une déclaration incendiaire de protestation, comme à l’accoutumée.
On sait bien que ce syndicat, se pensant intouchable et puissant s’est singularisé ces derniers temps par des déclarations tonitruantes et maladroites. D’abord par rapport à une enquête de routine sur les comptes bancaires de certains douaniers qui logent des milliards, puis l’affaire de faux dédouanement et tout dernièrement l’affaire de l’arme d’un douanier en disponibilité ayant servi à un crime. Pour revenir à la nomination de M. Mayaki Madi Mahamadou et de son adjoint Abdou Yoba, il faut dire que le Ministre des Finances, Gilles Baillet a faussé les pronostics des différents cartels mafieux qui se battent quotidiennement pour avoir la haute main sur la douane.
Nul n’a pensé à cet ancien colonel converti dans l’enseignement et coupé totalement des milieux d’affaires et sans tutelle politique apparente. Il est inconcevable selon eux que la nomination du Directeur Général de la Douane échappe à ces cercles vicieux, tissés autour de la Douane depuis belles lurettes pour sucer, tels des vampires, sur les recettes mobilisées au nom de l’Etat. En fait, toute cette frénésie et cette agitation ne tiennent qu’à ça. Dorénavant, les anciennes pratiques malsaines entretenues habilement à plusieurs niveaux de responsabilité des services de la Douane auront du mal à se maintenir, à en croire les explications données par le Ministre Gilles Baillet pour justifier cette décision dans sa communication.
Selon lui, ‘’nos services douaniers sont les derniers en matière de mobilisation des ressources internes alors que notre pays est le plus grand importateur des biens et services de l’extérieur’’. Ces contre performances sont tellement criardes ces derniers temps, qu’il est légitime de s’interroger sur le pourquoi de cette situation va-t-il renchérir. Pourtant l’ancien Directeur Général M. Ibro Salifou Dodo qui venait d’être limogé, a été placé à ce poste pour son dynamisme dans la réalisation des bonnes recettes. Il a fait parler de lui au bureau régional de Zinder et a, durant un autre passage qu’il a eu à faire antérieurement au même poste de la Direction Générale des Douane (DGD).
Mais malheureusement il semble qu’il a été atteint selon ses visiteurs par une inertie voire même une impotence dans sa gestion. Toujours est-il que le Ministre Gilles Baillet a voulu agir énergiquement pour remettre les pendules à l’heure. Au cours du même conseil des ministres, il a fait entendre que des mesures hardies seront prises pour la restauration et le maintien durable du monopole fiscal de l’Etat, à travers certainement une refonte de l’ancien système, gangrené et pourri et l’instauration des nouvelles moeurs dans la douane. Sur ce sujet, il a eu le soutien ferme du Président de la République Issoufou Mahamadou qui fait du reste de l’assainissement de la gestion des finances publiques son cheval de bataille.
Ceux qui connaissent l’actuel ministre des finances, attestent que M. Gilles Baillet sera bien à la hauteur de la tâche, au regard de ses qualités d’homme rigoureux et intègre. Qui plus, il maîtrise bien le circuit des finances publiques pour avoir occupé plusieurs services relevant de ce ministère. Selon certains dires, les rés de travail avec ses collaborateurs prennent souvent l’allure des séances de cours de classe, car il a la maquette de son ministère dans la tête. En ce qui concerne le nouveau Directeur Général des Douanes, lui aussi bénéficie des témoignages positifs de la part de ses anciens collaborateurs qui le présentent comme un responsable rigoureux, plein de dynamisme et de professionnalisme dans le travail.
Il s’est forgé une bonne image sur tout le long de sa carrière. Il fut d’abord chef de bureau des douanes de Torodi, avant de faire deux passages remarqués au bureau d’enquêtes douanières et de contrôle, en tant que vérificateur. Il a été nommé par la suite chef de bureau de Gaya pour y rester jusqu’à la retraite. Avant sa dernière nomination à la Direction Générale des Douanes, il était enseignant à l’ENA et Inspecteur d’Etat aux services de la présidence de la République.

Commentaires
Ce n'est point de compétence dont il s'agit ici, mais d'intégrité. Il faut faire la part des choses. Tout le monde sait que nos douaniers sont ripoux...
depuis quand les nifgériens vont commencer à comprendre les jeux politiques? Jules Baye n'a pas limogé ces cadre de douane à causes de leur incompétence mais tout simplement parce que cette équipe n'a pas voulu de l'augumentation à 150% du tarif de dédouanement des certaines catégories de marchadise compte tenu du contexte de la pauvreté absolue que vivent les nigériens. Alors Jule a pensé que ces deux jouent politique donc raison de les débarquer de manière himuliante.
MAIS IL FAUT AUSSI REGARDER DU COTE DE TOUS LES DAAF,DRFM,COMPT ABLES,BILLETEUR S BREF TOUS LES FINANCIERS DE TOUTES LES STRUCTURES QUI FONT DU BLOCAGE ET DU SABOTAGE DANS LE TRAITEMENT DES DOSSIERS.TRAITE MENT QUI DU RESTE DEMEURE SELECTIF ENGENDRANT AINSI DES ARRIERES SUR LA BASE DE MECHANCETE JUSTE POUR EMPECHER CERTAINES PERSONNES DE RENTRER DANS LEURS DROITS A TEMPS.
IL FAUT ASSIGNER A CHAQUE DOSSIER UN DELAI DE TRAITEMENT AU DELA DUQUEL LE RESPONSABLE DU RETARD DOIT PAYER CHER.
EN OUTRE AFIN DE DECOURAGER LES TRAITEMENTS SELECTIFS DES DOSSIERS ON NE DOIT JAMAIS ENGAGER DES DEPENSES RECENTES TANDIS QUE IL Y A DES ANCIENNES DE MEME NATURE QUI SONT TOUJOURS EN SOUFFRANCE.